ATORVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé pelliculé sécable
Interactions médicamenteuses
RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026
Ce RCP ne classe pas ses interactions par niveau de contrainte. La rubrique 4.5 est reproduite telle quelle.
Effet des médicaments co-administrés sur l’atorvastatine
L’atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs d’anions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de l’atorvastatine sont des substrats de l’OATP1B1. L’atorvastatine est également identifiée comme étant un substrat des transporteurs d’efflux de type glycoprotéine P (P-gp) et de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter l’absorption intestinale et la clairance biliaire de l’atorvastatine (voir rubrique 5.2). L’administration concomitante de médicaments inhibiteurs du CYP3A4 ou des transporteurs protéiques peut augmenter les concentrations plasmatiques de l’atorvastatine et entraîner un risque majoré de myopathie. Le risque peut également être majoré en cas d’administration concomitante d’atorvastatine avec d’autres médicaments susceptibles d’induire des myopathies, tels que les fibrates et l’ézétimibe (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Inhibiteurs du CYP3A4
Il a été démontré que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 entraînaient une augmentation marquée des concentrations d'atorvastatine (voir tableau 1 et informations spécifiques ci-dessous). La co-administration d’inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole, certains antiviraux utilisés dans le traitement du VHC [par exemple, elbasvir/grazoprévir] et d’inhibiteurs de protéase du VIH incluant le ritonavir, le lopinavir, l’atazanavir, l’indinavir, le darunavir, etc.) doit être évitée dans la mesure du possible. Dans les cas où la co-administration de ces médicaments avec l’atorvastatine ne peut être évitée, une dose initiale plus faible et une dose maximale plus faible d’atorvastatine doivent être envisagées et une surveillance clinique appropriée du patient est recommandée (voir tableau 1).
Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (par exemple, érythromycine, diltiazem, vérapamil et fluconazole) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques d’atorvastatine (voir tableau 1). Un risque accru de myopathie a été observé lors de l’utilisation d’érythromycine en association avec des statines. Aucune étude d’interaction évaluant les effets de l’amiodarone ou du vérapamil sur l’atorvastatine n’a été réalisée. L’amiodarone et le vérapamil étant l’un et l’autre connus pour inhiber l’activité du CYP3A4, leur association avec l’atorvastatine peut entraîner une augmentation de l’exposition à l’atorvastatine. Par conséquent, une dose maximale plus faible doit être envisagée et une surveillance clinique appropriée du patient est recommandée en cas d’utilisation concomitante avec des inhibiteurs modérés du CYP3A4. Une surveillance clinique appropriée est recommandée après l’instauration du traitement ou après des adaptations posologiques de l’inhibiteur.
Inducteurs du CYP3A4
L’administration concomitante d’atorvastatine et d’inducteurs du cytochrome P450 3A4 (par exemple, éfavirenz, rifampicine, millepertuis) peut entraîner des diminutions variables des concentrations plasmatiques d’atorvastatine. En raison du double mécanisme d’interaction de la rifampicine (induction du cytochrome P450 3A4 et inhibition du transporteur hépatique OATP1B1), la co-administration d’atorvastatine et de rifampicine est recommandée, car l’administration différée de l’atorvastatine après l’administration de la rifampicine a été associée à une diminution significative des concentrations plasmatiques d’atorvastatine. L’effet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires d’atorvastatine n’est toutefois pas connu. Si l’administration concomitante ne peut être évitée, l’efficacité du traitement doit être particulièrement surveillée.
Inhibiteurs des transporteurs
Les inhibiteurs des transporteurs protéiques peuvent augmenter l’exposition systémique à l’atorvastatine. La ciclosporine et le létermovir sont tous deux des inhibiteurs des transporteurs impliqués dans l’élimination de l’atorvastatine, tels que OATP1B1/1B3, P-gp et BCRP, entraînant une exposition systémique accrue à l'atorvastatine (voir tableau 1). L’effet de l’inhibition des transporteurs hépatocytaires sur l’exposition hépatocytaire à l’atorvastatine n’est pas connu. Si l'administration concomitante ne peut être évitée, une diminution de la dose et une surveillance clinique de l'efficacité sont recommandées (voir tableau 1).
L'utilisation d’atorvastatine n'est pas recommandée chez les patients prenant du létermovir co-administré avec de la ciclosporine (voir rubrique 4.4).
Gemfibrozil/fibrates
L’utilisation de fibrates seuls est parfois associée à des événements musculaires, y compris la rhabdomyolyse. Le risque de survenue de ces événements peut augmenter en cas d’utilisation concomitante de fibrates et d’atorvastatine. Si l’administration concomitante ne peut être évitée, la dose d’atorvastatine la plus faible permettant d’atteindre l’objectif thérapeutique doit être utilisée et les patients doivent faire l’objet d’une surveillance appropriée (voir rubrique 4.4).
Ezétimibe
L'utilisation de l'ézétimibe seul est associée à des événements musculaires, y compris la rhabdomyolyse. Le risque de survenue de ces événements peut être majoré en cas d’utilisation concomitante d’ézétimibe et d’atorvastatine. Une surveillance clinique appropriée de ces patients est recommandée.
Colestipol
L’association d’atorvastatine et de colestipol entraîne une diminution des concentrations plasmatiques d’atorvastatine et de ses métabolites actifs (ratio de concentration en atorvastatine : 0,74).
Cependant, les effets hypolipidémiants étaient plus importants lorsque l’atorvastatine et le colestipol étaient co-administrés par rapport à une administration séparée.
Acide fusidique
Le risque de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, peut être accru par l’administration concomitante d’acide fusidique par voie systémique et de statines. Le mécanisme de cette interaction (pharmacodynamique ou pharmacocinétique, ou les deux) n’est pas encore connu. Des cas de rhabdomyolyse (dont des cas d’issue fatale) ont été rapportés chez des patients recevant cette association.
Si un traitement par acide fusidique par voie systémique est nécessaire, le traitement par atorvastatine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique (voir rubrique 4.4).
Colchicine
Bien qu’aucune étude d’interaction entre l’atorvastatine et la colchicine n’ait été menée, des cas de myopathie ont été rapportés lors de la co-administration de l’atorvastatine et la colchicine. La prudence est de mise lors de la prescription d’atorvastatine avec de la colchicine.
Daptomycine
Des cas de myopathie et/ou de rhabdomyolyse ont été rapportés avec des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase (par exemple, atorvastatine) co-administrés avec la daptomycine. Si la co-administration ne peut être évitée, une surveillance clinique appropriée est recommandée (voir rubrique 4.4).
Effet de l’atorvastatine sur des médicaments co-administrés
Digoxine
A l’état d’équilibre, les concentrations plasmatiques de digoxine sont légèrement augmentées en cas d’administration concomitante de doses répétées de digoxine et de 10 mg d’atorvastatine. Les patients traités par digoxine doivent faire l’objet d’une surveillance appropriée.
Contraceptifs oraux
La co-administration d’atorvastatine et d’un contraceptif oral a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de noréthindrone et d’éthinylestradiol.
Warfarine
Au cours d’une étude clinique menée chez des patients recevant un traitement chronique par warfarine, la co-administration de 80 mg/jour d’atorvastatine et de warfarine a induit une légère diminution d’environ 1,7 seconde du taux de prothrombine au cours des 4 premiers jours d’administration, avec un retour à la normale dans les 15 premiers jours du traitement par atorvastatine. Bien que de très rares cas uniquement d’interaction significative avec un anticoagulant aient été rapportés, le taux de prothrombine doit être déterminé avant de débuter le traitement par atorvastatine chez les patients prenant des anticoagulants coumariniques, puis régulièrement en début du traitement afin de s’assurer qu’aucune modification significative du taux de prothrombine ne survient. Dès que le taux de prothrombine est stabilisé, il pourra être surveillé à la fréquence habituellement pratiquée chez les patients sous anticoagulants coumariniques. Si la dose d’atorvastatine est modifiée ou le traitement interrompu, la même procédure doit être répétée. Le traitement par atorvastatine n’a pas été associé à des saignements ou à des modifications du taux de prothrombine chez des patients ne prenant pas d’anticoagulants.
Population pédiatrique
Les études d’interactions médicamenteuses n’ont été réalisées que chez l’adulte. L’ampleur des interactions dans la population pédiatrique n’est pas connue. Les interactions mentionnées ci-dessus chez l’adulte et les avertissements de la rubrique 4.4 doivent être pris en compte pour la population pédiatrique.
Interactions médicamenteuses
Tableau 1 : Effet des médicaments co-administrés sur les paramètres pharmacocinétiques de l’atorvastatine
| Médicament co-administré et schéma posologique | Atorvastatine | ||
|---|---|---|---|
| Dose (mg) | Ratio de l’ASC& | Recommandation clinique# | |
| Glécaprévir 400 mg 1x/jour/ Pibrentasvir 120 mg 1x/jour, 7 jours | 10 mg 1x/jour pendant 7 jours | 8,3 | La co-administration avec des produits contenant du glécaprévir ou du pibrentasvir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). |
| Tipranavir 500 mg 2x/jour/ Ritonavir 200 mg 2x/jour, 8 jours (jours 14 à 21) | 40 mg le Jour 1, 10 mg le Jour 20 | 9,4 | Dans les cas où la co-administration d’atorvastatine est nécessaire, ne pas dépasser 10 mg d’atorvastatine par jour. Une surveillance clinique de ces patients est recommandée. |
| Télaprévir 750 mg toutes les 8 heures, 10 jours | 20 mg, DU | 7,9 | |
| Ciclosporine 5,2 mg/kg/jour, dose stable | 10 mg 1x/jour pendant 28 jours | 8,7 | |
| Lopinavir 400 mg 2x/jour/ Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14 jours | 20 mg 1x/jour pendant 4 jours | 5,9 | Dans les cas où la co-administration d’atorvastatine est nécessaire, une diminution de la dose d’entretien de l’atorvastatine est recommandée. Lorsque les doses d'atorvastatine dépassent 20 mg, une surveillance clinique de ces patients est recommandée. |
| Clarithromycine 500 mg 2x/jour, 9 jours | 80 mg 1x/jour pendant 8 jours | 4,5 | |
| Saquinavir 400 mg 2x/jour/ Ritonavir (300 mg 2x/jour des Jours 5 à 7, augmenté à 400 mg 2x/jour le Jour 8), Jours 4 à 18, 30 min après la prise d’atorvastatine | 40 mg 1x/jour pendant 4 jours | 3,9 | Dans les cas où la co-administration d’atorvastatine est nécessaire, une diminution de la dose d’entretien de l’atorvastatine est recommandée. Lorsque les doses d'atorvastatine dépassent 40 mg, une surveillance clinique de ces patients est recommandée. |
| Darunavir 300 mg 2x/jour/ Ritonavir 100 mg 2x/jour, 9 jours | 10 mg 1x/jour pendant 4 jours | 3,4 | |
| Itraconazole 200 mg 1x/jour, 4 jours | 40 mg DU | 3,3 | |
| Fosamprénavir 700 mg 2x/jour/ Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14 jours | 10 mg 1x/jour pendant 4 jours | 2,5 | |
| Fosamprénavir 1 400 mg 2x/jour, 14 jours | 10 mg 1x/jour pendant 4 jours | 2,3 | |
| Elbasvir 50 mg 1x/jour/ Grazoprévir 200 mg 1x/jour, 13 jours | 10 mg DU | 1,95 | La dose d’atorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg par jour lors de la co-administration avec des produits contenant de l’elbasvir ou du grazoprévir. |
| Létermovir 480 mg 1x/jour, 10 jours | 20 mg DU | 3,29 | La dose d’atorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg par jour lors de la co-administration avec des produits contenant du létermovir. |
| Nelfinavir 1 250 mg 2x/jour, 14 jours | 10 mg 1x/jour pendant 28 jours | 1,74 | Pas de recommandation spécifique. |
| Jus de pamplemousse, 240 mL 1x/jour* | 40 mg, DU | 1,37 | La consommation d’importantes quantités de jus de pamplemousse n’est pas recommandée au cours d’un traitement par atorvastatine. |
| Diltiazem 240 mg 1x/jour, 28 jours | 40 mg, DU | 1,51 | Après l'instauration du traitement par diltiazem ou après des adaptations posologiques, une surveillance clinique appropriée de ces patients est recommandée. |
| Erythromycine 500 mg 4x/jour, 7 jours | 10 mg, DU | 1,33 | Une dose maximale plus faible et une surveillance clinique de ces patients sont recommandées. |
| Amlodipine 10 mg, dose unique | 80 mg, DU | 1,18 | Pas de recommandation spécifique. |
| Cimétidine 300 mg 4x/jour, 2 semaines | 10 mg 1x/jour pendant 2 semaines | 1,00 | Pas de recommandation spécifique. |
| Colestipol 10 g 2x/jour, 24 semaines | 40 mg 1x/jour pendant 8 semaines | 0,74** | Pas de recommandation spécifique. |
| Suspension antiacide d’hydroxydes de magnésium et d’aluminium, 30 mL 4x/jour, 17 jours | 10 mg 1x/jour pendant 15 jours | 0,66 | Pas de recommandation spécifique. |
| Efavirenz 600 mg 1x/jour, 14 jours | 10 mg pendant 3 jours | 0,59 | Pas de recommandation spécifique. |
| Rifampicine 600 mg 1x/jour, 7 jours (prises simultanées) | 40 mg DU | 1,12 | Si la co-administration ne peut être évitée, l'administration simultanée d'atorvastatine et de rifampicine est recommandée, sous surveillance clinique. |
| Rifampicine 600 mg 1x/jour, 5 jours (prises séparées) | 40 mg DU | 0,20 | |
| Gemfibrozil 600 mg 2x/jour, 7 jours | 40 mg DU | 1,35 | Une dose initiale plus faible et une surveillance clinique des patients sont recommandées. |
| Fénofibrate 160 mg 1x/jour, 7 jours | 40 mg DU | 1,03 | Une dose initiale plus faible et une surveillance clinique des patients sont recommandées. |
| Bocéprévir 800 mg 3x/jour, 7 jours | 40 mg DU | 2,3 | Une dose initiale plus faible et une surveillance clinique des patients sont recommandées. La dose d’atorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg par jour pendant la co-administration de bocéprévir. |
& Représente le ratio des traitements (médicament co-administré plus atorvastatine versus atorvastatine en monothérapie).
# Voir rubriques 4.4 et 4.5 pour la pertinence clinique.
* Contient un ou plusieurs composants qui inhibent le CYP3A4 et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par le CYP3A4. La consommation d’un verre de 240 mL de jus de pamplemousse a également entraîné une diminution de 20,4 % de l’ASC du métabolite actif orthohydroxy. De grandes quantités de jus de pamplemousse (plus de 1,2 litre par jour pendant 5 jours) ont multiplié par 2,5 l’ASC de l'atorvastatine et par 1,3 l’ASC des inhibiteurs actifs (atorvastatine et métabolites) de l’HMG-CoA réductase.
** Ratio basé sur un seul échantillon prélevé entre 8 et 16 heures après la prise de la dose.
1x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2x/jour = deux fois par jour ; 3x/jour = trois fois par jour ; 4x/jour = quatre fois par jour.
Tableau 2 : Effet de l’atorvastatine sur les paramètres pharmacocinétiques des médicaments co-administrés
| Schéma posologique de l’atorvastatine | Médicament co-administré | ||
|---|---|---|---|
| Posologie du médicament (mg) | Ratio de l’ASC& | Recommandation clinique | |
| 80 mg 1x/jour pendant 10 jours | Digoxine 0,25 mg 1x/jour, 20 jours | 1,15 | Les patients traités par digoxine doivent faire l'objet d'une surveillance appropriée. |
| 40 mg 1x/jour pendant 22 jours | Contraceptif oral 1x/jour, 2 mois - Noréthindrone 1 mg - Ethinylestradiol 35 μg | 1,28 1,19 | Pas de recommandation spécifique. |
| 80 mg 1x/jour pendant 15 jours | * Phénazone, 600 mg DU | 1,03 | Pas de recommandation spécifique. |
| 10 mg, DU | Tipranavir 500 mg 2x/jour/Ritonavir 200 mg 2x/jour, 7 jours | 1,08 | Pas de recommandation spécifique. |
| 10 mg, 1x/jour pendant 4 jours | Fosamprénavir 1 400 mg 2x/jour, 14 jours | 0,73 | Pas de recommandation spécifique. |
| 10 mg 1x/jour pendant 4 jours | Fosamprénavir 700 mg 2x/jour/Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14 jours | 0,99 | Pas de recommandation spécifique. |
& Représente le ratio des traitements (médicament co-administré plus atorvastatine versus atorvastatine en monothérapie).
* L’administration concomitante de doses répétées d’atorvastatine et de phénazone n’a exercé que peu ou pas d’effet détectable sur la clairance de la phénazone.
1x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2x/jour = deux fois par jour.
Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.
Restrictions
RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM
- Grossesse Contre-indication citée 4.3
- Allaitement Contre-indication citée 4.3
- Insuffisance rénale Précisions au RCP 4.2 · 4.4
- Insuffisance hépatique Contre-indication citée 4.3
- Conduite Précisions au RCP 4.7
Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.
GrossesseContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- pendant la grossesse, l'allaitement et chez les femmes en capacité de procréer et n’utilisant pas de méthodes contraceptives appropriées (voir rubrique 4.6) ;
« Contre-indiqué » dans la rubrique 4.6RCP 4.6
ATORVASTATINE TEVA est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3).
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Femmes en capacité de procréer
Les femmes en capacité de procréer doivent utiliser des mesures contraceptives appropriées au cours du traitement (voir rubrique 4.3).
Grossesse
ATORVASTATINE TEVA est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). La sécurité chez la femme enceinte n’a pas été établie. Aucun essai clinique contrôlé sur l’atorvastatine n’a été mené chez la femme enceinte. De rares cas d’anomalies congénitales suite à l’exposition intra-utérine à des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase ont été rapportés. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Le taux fœtal de mévalonate, précurseur de la biosynthèse du cholestérol, peut être réduit en cas de traitement de la mère par atorvastatine. L’athérosclérose est un processus chronique et l'interruption de médicaments hypolipidémiants pendant la grossesse devrait avoir normalement peu d’effet sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire.
Pour ces raisons, ATORVASTATINE TEVA ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte, qui planifie une grossesse ou qui pense être enceinte. Le traitement par ATORVASTATINE TEVA doit être suspendu pendant la durée de la grossesse ou jusqu'à ce qu'il ait été établi que la femme n'est pas enceinte (voir rubrique 4.3).
AllaitementContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- pendant la grossesse, l'allaitement et chez les femmes en capacité de procréer et n’utilisant pas de méthodes contraceptives appropriées (voir rubrique 4.6) ;
« Contre-indiqué » dans la rubrique 4.6RCP 4.6
L’atorvastatine est contre-indiquée pendant l’allaitement (voir rubrique 4.3).
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Femmes en capacité de procréer
Les femmes en capacité de procréer doivent utiliser des mesures contraceptives appropriées au cours du traitement (voir rubrique 4.3).
Allaitement
On ne sait pas si l’atorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain.
Chez le rat, les concentrations plasmatiques d’atorvastatine et de ses métabolites actifs sont similaires à celles retrouvées dans le lait (voir rubrique 5.3). En raison du risque d’effets indésirables graves, les femmes traitées par ATORVASTATINE TEVA ne doivent pas allaiter (voir rubrique 4.3). L’atorvastatine est contre-indiquée pendant l’allaitement (voir rubrique 4.3).
Insuffisance rénalePrécisions au RCP
PosologieRCP 4.2
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire (voir rubrique 4.4).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
L’atorvastatine, comme les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, peut, dans de rares cas, affecter les muscles squelettiques et provoquer des myalgies, des myosites et des myopathies qui peuvent évoluer vers une rhabdomyolyse pouvant engager le pronostic vital, caractérisée par des taux élevés de créatine phosphokinase (CPK > 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant entraîner une insuffisance rénale.
- Insuffisance rénale ;
Insuffisance hépatiqueContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- présentant une maladie hépatique évolutive ou des élévations persistantes et inexpliquées des transaminases sériques supérieures à 3 fois la limite supérieure de la normale ;
PosologieRCP 4.2
Insuffisance hépatique
ATORVASTATINE TEVA doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2). ATORVASTATINE TEVA est contre-indiqué chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubrique 4.3).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
Insuffisance hépatique
Des tests de la fonction hépatique doivent être effectués avant l’instauration du traitement et régulièrement par la suite. Des tests de la fonction hépatique doivent être réalisés chez les patients présentant des signes ou symptômes évocateurs d’une lésion hépatique. Les patients présentant une augmentation des taux de transaminases doivent faire l’objet d’une surveillance jusqu’à normalisation des valeurs. En cas d’augmentation persistante des transaminases au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), il est recommandé de réduire la dose ou d'interrompre le traitement par ATORVASTATINE TEVA (voir rubrique 4.8).
ATORVASTATINE TEVA doit être utilisé avec prudence chez les patients consommant des quantités importantes d’alcool et/ou présentant des antécédents de maladie hépatique.
- Antécédents d’affection hépatique et/ou en cas de consommation excessive d’alcool ;
ConduitePrécisions au RCP
Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7
ATORVASTATINE TEVA a un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Prescription et délivrance
Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.
Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.
Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre
Remboursement
65 %taux de remboursement Assurance Maladie
Agréé aux collectivités
Contre-indicationsRCP 4.3
ATORVASTATINE TEVA est contre-indiqué chez les patients :
- présentant une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- présentant une maladie hépatique évolutive ou des élévations persistantes et inexpliquées des transaminases sériques supérieures à 3 fois la limite supérieure de la normale ;
- pendant la grossesse, l'allaitement et chez les femmes en capacité de procréer et n’utilisant pas de méthodes contraceptives appropriées (voir rubrique 4.6) ;
- traités par les antiviraux contre l’hépatite C glécaprévir/pibrentasvir.
Composition
Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM
| Substance | Dosage | Référence du dosage | Élément |
|---|---|---|---|
| ATORVASTATINEFraction thérapeutique | 40 mg | un comprimé | comprimé |
| ATORVASTATINE CALCIQUE TRIHYDRATÉE | comprimé |
La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).
Présentations et prix
Fichier des présentations · BDPM
-
30 plaquettes prédécoupées unitaires polyamide aluminium PVC-Aluminium de 1 comprimé
4,20 €prix public · 3,18 € hors honoraires 65 % -
90 plaquettes prédécoupées unitaires polyamide aluminium PVC-Aluminium de 1 comprimé
11,80 €prix public · 9,04 € hors honoraires 65 %
Autres spécialités de même substance
Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques
Classification ATC
Code ATC indiqué dans le RCP de la spécialité (rubrique 5.1)
- CSYSTEME CARDIO-VASCULAIRE
- C10AGENTS MODIFIANT LES LIPIDES
- C10AAGENTS MODIFIANT LES LIPIDES NON ASSOCIES
- C10AAINHIBITEURS DE L'HMG-COA REDUCTASE
- C10AA05ATORVASTATINE
Informations administratives
Fichier des spécialités · BDPM
- Code CIS
- 66938976
- Titulaire de l’AMM
- TEVA (PAYS-BAS)
- Forme pharmaceutique
- comprimé pelliculé sécable
- Voie d’administration
- orale
- Procédure
- Procédure décentralisée
- Autorisation
- Autorisation active · 31/10/2024
- Commercialisation
- Commercialisée
- Surveillance renforcée
- Non
Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.