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Fiche médicament · FranceCIS 65127376 · BDPM 03.11.2026
Forme pharmaceutiquecomprimé pelliculé

DARUNAVIR ARROW 600 mg, comprimé pelliculé

comprimé pelliculé · voie orale · ARROW GENERIQUES

Liste des interactionsRCP · rubrique 4.5 Texte sans niveaux RestrictionsContre-indications, populations, délivrance Grossesse : précisions au rcp (4.6). Allaitement : précisions au rcp (4.6). Insuffisance rénale : contre-indication citée (4.3). Insuffisance hépatique : contre-indication citée (4.3). Conduite : précisions au rcp (4.7). Liste I

Interactions médicamenteuses

RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026

Ce RCP ne classe pas ses interactions par niveau de contrainte. La rubrique 4.5 est reproduite telle quelle.

Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.

Médicaments pouvant être modifiés par le darunavir boosté par le ritonavir

Le darunavir et le ritonavir sont des inhibiteurs du CYP3A, du CYP2D6 et de la P-gp. La co administration de darunavir/ritonavir avec des médicaments métabolisés principalement par le CYP3A et/ou le CYP2D6 ou transportés par la P-gp, peut provoquer une augmentation de l’exposition systémique de ces médicaments, ce qui peut augmenter ou prolonger leur effet thérapeutique ou leurs effets indésirables.

La co-administration de darunavir/ritonavir avec des médicaments ayant des métabolites actifs formés par le CYP3A peut résulter en une concentration plasmatique réduite de ces métabolites actifs, entraînant potentiellement une perte de leur effet thérapeutique (voir le tableau d’interactions ci-dessous).

Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir ne doit pas être associé avec des médicaments dont la clairance est fortement dépendante du CYP3A et pour lesquels une augmentation de l’exposition systémique peut entraîner des effets indésirables graves et/ou pouvant mettre en jeu le pronostic vital (faible marge thérapeutique) (voir rubrique 4.3).

L’effet booster pharmacocinétique global du ritonavir se traduit par une augmentation de l’exposition systémique du darunavir d’environ 14 fois lorsqu’une dose unique de 600 mg de darunavir a été administrée par voie orale en association avec 100 mg de ritonavir deux fois par jour. En conséquence, le darunavir ne doit être administré qu’en association avec une faible dose de ritonavir, en tant que booster pharmacocinétique (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Une étude clinique réalisée avec un mélange de médicaments métabolisés par les cytochromes CYP2C9, CYP2C19 et CYP2D6 a démontré une augmentation de l’activité du CYP2C9 et du CYP2C19 et une inhibition de l’activité du CYP2D6 en présence de darunavir/ritonavir, qui peuvent être dues à la présence de ritonavir à faible dose. La co-administration de darunavir et ritonavir avec des médicaments principalement métabolisés par le CYP2D6 (tels que flécaïnide, propafénone, métoprolol) peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments, ce qui pourrait augmenter ou prolonger leur effet thérapeutique et leurs effets indésirables. La co-administration de darunavir et ritonavir avec des médicaments principalement métabolisés par le CYP2C9 (tels que warfarine) et le CYP2C19 (tels que méthadone) peut entraîner une diminution de l’exposition systémique de ces médicaments, ce qui pourrait diminuer ou raccourcir leur effet thérapeutique.

Bien que l’effet sur le CYP2C8 n’ait été étudié qu’in vitro, la co-administration de darunavir et ritonavir avec des médicaments principalement métabolisés par le CYP2C8 (tels que paclitaxel, rosiglitazone, répaglinide) peut entraîner une diminution de l’exposition systémique de ces médicaments, ce qui pourrait diminuer ou raccourcir leur effet thérapeutique.

Le ritonavir inhibe les transporteurs glycoprotéine P, OATP1B1 et OATP1B3. La co-administration avec les substrats de ces transporteurs peut conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de ces composés (par exemple, le dabigatran étexilate, la digoxine, les statines et le bosentan ; voir le tableau d’interactions ci-après).

Médicaments qui modifient l’exposition du darunavir/ritonavir

Le darunavir et le ritonavir sont métabolisés par le CYP3A. Les médicaments inducteurs du CYP3A sont susceptibles d’augmenter la clairance du darunavir et du ritonavir, entraînant une diminution des concentrations plasmatiques de darunavir et de ritonavir (par exemple, rifampicine, millepertuis, lopinavir). L’administration concomitante de darunavir et de ritonavir avec d’autres médicaments inhibiteurs du CYP3A peut diminuer la clairance du darunavir et du ritonavir entraînant une augmentation des concentrations plasmatiques de darunavir et de ritonavir (par exemple, indinavir, antifongiques azolés tels que clotrimazole). Ces interactions sont décrites dans le tableau d’interactions ci-dessous.

Tableau d’interactions

Les interactions entre darunavir/ritonavir et les médicaments antirétroviraux et non-antirétroviraux sont présentées dans le tableau ci-dessous. Le sens de la flèche reflète l’intervalle de confiance à 90 % du rapport des moyennes géométriques pour chaque paramètre pharmacocinétique, qui est, soit compris dans (↔), soit en dessous (↓) soit au-dessus (↑) des limites 80-125 % ("ND" pour non déterminé).

Certaines des études d’interactions (indiquées par # dans le tableau ci-dessous) ont été réalisées avec des doses de darunavir inférieures à celles recommandées ou avec un schéma posologique différent (voir rubrique 4.2 Posologie). Les effets sur les médicaments co-administrés peuvent par conséquent être sous-estimés et une surveillance clinique de la tolérance peut être indiquée.

INTERACTIONS ET RECOMMANDATIONS POSOLOGIQUES AVEC LES AUTRES MÉDICAMENTS
Exemples de médicaments par classe thérapeutiqueInteraction
Variation de la moyenne géométrique (%)
Recommandations concernant la co-administration
ANTIRÉTROVIRAUX du VIH
Inhibiteurs de l’intégrase (inhibiteur de transfert de brins)
Dolutégravirdolutégravir ASC ↓ 22 %
dolutégravir C24h ↓ 38 %
dolutégravir Cmax ↓ 11 %
darunavir ↔*
* utilisant une comparaison entre les données de l’étude et des données pharmacocinétiques historiques
Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et le dolutégravir peuvent être utilisé sans adaptation posologique.
RaltégravirCertaines études cliniques suggèrent que le raltégravir peut entraîner une faible diminution des concentrations plasmatiques du darunavir.A ce jour, l’effet du raltégravir sur les concentrations plasmatiques du darunavir ne parait pas être cliniquement significatif. Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et avec le raltégravir peut être utilisé sans adaptation posologique.
Inhibiteurs nucléo(s/t)idiques de la transcriptase inverse (INTI)
Didanosine 400 mg une fois par jourdidanosine ASC ↓ 9 %
didanosine Cmin ND
didanosine Cmax ↓ 16 %
darunavir ASC ↔
darunavir Cmin ↔
darunavir Cmax ↔
Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et la didanosine peuvent être utilisés sans ajustement posologique.
La didanosine doit être administrée à jeun, soit 1 heure avant ou 2 heures après la prise de darunavir/ritonavir avec de la nourriture.
Ténofovir disoproxil 245 mg une fois par jour‡ténofovir ASC ↑ 22 %
ténofovir Cmin ↑37 %
ténofovir Cmax ↑ 24 %
#darunavir ASC ↑ 21 %
#darunavir Cmin ↑ 24 %
#darunavir Cmax ↑ 16 %
(↑ ténofovir par effet sur les transporteurs MDR-1 tubulaires rénaux)
La surveillance de la fonction rénale peut être indiquée lorsque le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est associé au ténofovir disoproxil, en particulier chez les patients présentant une maladie systémique ou rénale sous-jacente ou chez les patients prenant des agents néphrotoxiques.
Emtricitabine/ténofovir alafénamideTénofovir alafénamide ↔
Ténofovir ↑
La dose recommandée d’emtricitabine/ténofovir alafénamide est de 200/10 mg une fois par jour en cas de co-administration avec le darunavir avec une faible dose de ritonavir.
Abacavir
Emtricitabine
Lamivudine
Stavudine
Zidovudine
Non étudié. Sur la base des différentes voies d’élimination des autres INTI zidovudine, emtricitabine, stavudine, lamivudine, qui sont principalement excrétés par le rein et l’abacavir pour lesquels le métabolisme n’est pas dépendant du CYP450, aucune interaction n’est attendue entre ces médicaments et du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir.Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir peut être utilisé avec ces INTI sans adaptation posologique.
Inhibiteurs non nucléo(s/t)idiques de la transcriptase inverse (INNTI)
Efavirenz 600 mg une fois par jouréfavirenz ASC ↑ 21 %
éfavirenz Cmin ↑ 17 %
éfavirenz Cmax ↑ 15 %
#darunavir ASC ↓ 13 %
#darunavir Cmin ↓ 31 %
#darunavir Cmax ↓ 15 %
(↑ éfavirenz par inhibition du CYP3A)
(↓ darunavir par induction du CYP3A)
Une surveillance clinique de la toxicité sur le système nerveux central associée à une augmentation de l’exposition à l’éfavirenz peut être recommandée lorsque le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est associé à l’éfavirenz.
L’association d’éfavirenz avec darunavir /ritonavir 800/100 mg une fois par jour peut entraîner une Cmin sub-optimale de darunavir. Si l’éfavirenz est utilisé en association avec darunavir/ritonavir, la posologie de 600/100 mg deux fois par jour de darunavir /ritonavir doit être utilisée (voir rubrique 4.4).
Etravirine 100 mg deux fois par jourétravirine ASC ↓ 37 %
étravirine Cmin ↓ 49 %
étravirine Cmax ↓ 32 %
darunavir ASC ↑ 15 %
darunavir Cmin ↔
darunavir Cmax ↔
Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et avec l’étravirine à la dose de 200 mg deux fois par jour peut être utilisé sans adaptation posologique.
Névirapine 200 mg deux fois par journévirapine ASC ↑ 27 %
névirapine Cmin ↑ 47 %
névirapine Cmax ↑ 18 %
#les concentrations de darunavir étaient conformes aux données historiques.
(↑ névirapine par inhibition du CYP3A)
Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et de la névirapine peut être utilisé sans adaptation posologique.
Rilpivirine 150 mg une fois par jourrilpivirine ASC ↑ 130 %
rilpivirine Cmin ↑ 178 %
rilpivirine Cmax ↑ 79 %
darunavir ASC ↔
darunavir Cmin ↓ 11 %
darunavir Cmax ↔
Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et de la rilpivirine peut être utilisé sans adaptation posologique.
Inhibiteurs de la protéase du VIH (IP) – sans co-administration complémentaire d’une faible dose de ritonavir †
Atazanavir 300 mg une fois par jouratazanavir ASC ↔
atazanavir Cmin ↑ 52 %
atazanavir Cmax ↓ 11 %
#darunavir ASC ↔
#darunavir Cmin ↔
#darunavir Cmax ↔
Atazanavir : comparaison de atazanavir/ritonavir 300/100 mg une fois par jour vs. atazanavir 300 mg une fois par jour en association avec darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour.
Darunavir : comparaison de darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour vs. darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour en association avec atazanavir 300 mg une fois par jour.
Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et de l’atazanavir peut être utilisé sans adaptation posologique.
Indinavir 800 mg deux fois par jourindinavir ASC ↑ 23 %
indinavir Cmin ↑ 125 %
indinavir Cmax ↔
#darunavir ASC ↑ 24 %
#darunavir Cmin ↑ 44 %
#darunavir Cmax ↑ 11 %
Indinavir : comparaison de indinavir/ritonavir 800/100 mg deux fois par jour vs. indinavir/darunavir/ritonavir 800/400/100 mg deux fois par jour.
Darunavir : comparaison de darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour vs. darunavir/ritonavir 400/100 mg en association avec indinavir 800 mg deux fois par jour.
Lorsqu’il est associé à du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir, une adaptation de la dose d’indinavir de 800 mg deux fois par jour à 600 mg deux fois par jour peut être justifiée en cas d’intolérance.
Saquinavir 1 000 mg deux fois par jour#darunavir ASC ↓ 26 %
#darunavir Cmin ↓ 42 %
#darunavir Cmax ↓ 17 %
saquinavir ASC ↓ 6 %
saquinavir Cmin ↓ 18 %
saquinavir Cmax ↓ 6 %
Saquinavir : comparaison de saquinavir/ritonavir 1 000/100 mg deux fois par jour vs. saquinavir/darunavir/ritonavir 1000/400/100 mg deux fois par jour.
Darunavir : comparaison de darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour vs. darunavir/ritonavir 400/100 mg en association avec saquinavir 1 000 mg deux fois par jour.
Il n’est pas recommandé d’associer le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et le saquinavir.
Inhibiteurs de la protéase du VIH (IP) - avec co-administration d’une faible dose de ritonavir †
Lopinavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour
Lopinavir/ritonavir 533/133,3 mg deux fois par jour
lopinavir ASC ↑ 9 %
lopinavir Cmin ↑ 23 %
lopinavir Cmax ↓ 2 %
darunavir ASC ↓ 38 %‡
darunavir Cmin ↓ 51 %‡
darunavir Cmax ↓ 21 %‡
lopinavir ASC ↔
lopinavir Cmin ↑ 13 %
lopinavir Cmax ↑ 11 %
darunavir ASC ↓ 41 %
darunavir Cmin ↓ 55 %
darunavir Cmax ↓ 21 %
‡ basés sur des valeurs de doses non normalisées
En raison d’une diminution de l’exposition (ASC) au darunavir de 40%, des doses appropriées de l’association n’ont pas été établies. En conséquence, l’utilisation concomitante de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et de l’association lopinavir/ritonavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
ANTAGONISTES DU CCR5
Maraviroc 150 mg deux fois par jourmaraviroc ASC ↑ 305 %
maraviroc Cmin ND
maraviroc Cmax ↑ 129 %
Les concentrations de darunavir, ritonavir étaient conformes aux données historiques
La dose de maraviroc doit être de 150 mg deux fois par jour lorsqu’il est co-administré avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir.
ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS ALPHA-1-ADRÉNERGIQUES
AlfuzosineEn théorie, il est attendu que le darunavir augmente les concentrations plasmatiques d’alfuzosine (inhibition du CYP3A).La co-administration de darunavir avec une faible dose de ritonavir et d’alfuzosine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
ANESTHÉSIQUES
AlfentanilNon étudié. Le métabolisme de l’alfentanil dépend du CYP3A et peut par conséquent être inhibé par du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir.L’utilisation concomitante avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir peut nécessiter de diminuer la posologie de l’alfentanil et nécessite une surveillance des risques de dépression respiratoire prolongée ou retardée.
ANTIANGINEUX/ANTIARYTHMIQUES
Disopyramide
Flécaïnide
Lidocaïne (systémique)
Mexilétine
Propafénone
Non étudié. Le darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces antiarythmiques (inhibition du CYP3A et/ou CYP2D6).La prudence est justifiée et une surveillance des concentrations thérapeutiques, si disponibles, est recommandée pour ces antiarythmiques lorsqu’ils sont co-administrés avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir.
Amiodarone
Bépridil
Dronédarone
Ivrabradine
Quinidine
Ranolazine
La co-administration de darunavir associé à une faible dose de ritonavir avec l’amiodarone, le bépridil, le dronédarone, la quinidine et la ranolazine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Digoxine 0,4 mg en dose uniquedigoxine ASC ↑ 61 %
digoxine Cmin ND
digoxine Cmax ↑ 29 %
(↑ digoxine probablement par inhibition de la Pgp)
Étant donné que la digoxine a une faible marge thérapeutique, il est recommandé d’initier le traitement par la dose de digoxine la plus faible possible chez les patients traités par darunavir/ritonavir. La dose de digoxine doit être augmentée avec précaution jusqu’à obtention de l’effet clinique recherché tout en évaluant l’état clinique général du patient.
ANTIBIOTIQUES
Clarithromycine 500 mg deux fois par jourclarithromycine ASC ↑ 57 %
clarithromycine Cmin ↑ 174 %
clarithromycine Cmax ↑ 26 %
#darunavir ASC ↓ 13 %
#darunavir Cmin ↑ 1 %
#darunavir Cmax ↓ 17 %
Les concentrations du 14-OH-clarithromycine n’étaient pas détectables en cas d’association avec darunavir /ritonavir.
(↑ clarithromycine par inhibition du CYP3A et par inhibition possible de la P-gp)
La prudence est nécessaire lorsque la clarithromycine est associée à du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir.
Chez les patients insuffisants rénaux, consulter le Résumé desCaractéristiques du Produit de la clarithromycine pour connaître la dose recommandée.
ANTICOAGULANTS
Apixaban
Rivaroxaban
Dabigatran étexilate
Edoxaban
Non étudié. La co-administration de darunavir boosté avec ces anticoagulants peut augmenter la concentration de l’anticoagulant (inhibition du CYP3A et/ou de la P-gp).
dabigatran étexilate (150 mg) :
darunavir/ritonavir 800/100 mg dose unique :
dabigatran ASC ↑ 72 %
dabigatran Cmax ↑ 64 %
darunavir/ritonavir 800/100 mg une fois par jour :
dabigatran ASC ↑ 18 %
dabigatran Cmax ↑ 22 %
L’utilisation de darunavir boosté avec un anticoagulant oral direct (AOD) qui est métabolisé par le CYP3A4 et transporté par P-gp n’est pas recommandée car elle peut entraîner une augmentation du risque de saignements.
Darunavir/ritonavir :
Une surveillance clinique et une réduction de la dose sont nécessaires lorsqu’un AOD transporté par P-gp mais non métabolisé par le CYP3A4, notamment le dabigatran étexilate et l’edoxaban, est administré conjointement avec darunavir/ritonavir.
Ticagrelor
Clopidogrel
En théorie, la co-administration de darunavir boosté avec le ticagrélor peut augmenter les concentrations du ticagrélor (inhibition du CYP3A4 et/ou de la glycoprotéine P).
Non étudié. Il est attendu que la co-administration de clopidogrel avec du darunavir boosté entraîne une diminution de la concentration plasmatique en métabolites actifs du clopidogrel, ce qui peut réduire l’activité antiplaquettaire du clopidogrel.
L’administration concomitante de darunavir boosté avec du ticagrelor est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
La co-administration de clopidogrel avec du darunavir boosté n’est pas recommandée.
Il est recommandé d’utiliser d’autres antiplaquettaires qui ne sont pas affectés par l’inhibition ou l’induction du CYP (par ex. prasugrel).
WarfarineNon étudié. Les concentrations de warfarine peuvent être modifiées quand elle est co-administrée au darunavir associé à une faible dose de ritonavir.Il est recommandé de surveiller l’INR (international normalised ratio) lorsque la warfarine est associée à du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir.
ANTIÉPILEPTIQUES
Phénobarbital
Phénytoïne
Non étudié. Le phénobarbital et la phénytoïne peuvent entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de darunavir et de son booster pharmacocinétique. (induction des enzymes CYP450).Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir ne doit pas être associé à ces médicaments.
Carbamazépine 200 mg deux fois par jourcarbamazépine ASC ↑ 45 %
carbamazépine Cmin ↑ 54 %
carbamazépine Cmax ↑ 43 %
darunavir ASC ↔
darunavir Cmin ↓ 15 %
darunavir Cmax ↔
Aucune adaptation de la dose de darunavir/ritonavir n’est recommandée. Si l’association de darunavir/ritonavir et de la carbamazépine s’avère nécessaire, la survenue possible d’effets indésirables liés à la carbamazépine doit être surveillée chez les patients. Un suivi des concentrations de carbamazépine doit être réalisé et sa dose doit être modifiée par titration jusqu’à obtention d’une réponse adéquate. Sur la base de ces résultats, une réduction de la dose de carbamazépine de 25 % à 50 % peut être nécessaire en cas d’association à darunavir/ritonavir.
ClonazépamNon étudié. La co-administration de darunavir boosté et du clonazépam peut augmenter les concentrations du clonazépam (inhibition du CYP3A).Une surveillance clinique est recommandée lorsque le darunavir boosté est co-administré avec du clonazépam.
ANTIDÉPRESSEURS
Paroxétine 20 mg une fois par jourparoxétine ASC ↓ 39 %
paroxétine Cmin ↓ 37 %
paroxetine Cmax ↓ 36 %
#darunavir ASC ↔
#darunavir Cmin ↔
#darunavir Cmax ↔
Si des antidépresseurs sont co-administrés avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir, il est recommandé de réaliser un dosage de l’antidépresseur reposant sur l’évaluation clinique de la réponse à l’antidépresseur. De plus, la réponse à l’antidépresseur doit être surveillée chez les patients stabilisés sous antidépresseurs qui initient un traitement par du darunavir associé à une faible dose de ritonavir.
Sertraline 50 mg une fois par joursertraline ASC ↓ 49 %
sertraline Cmin ↓ 49 %
sertraline Cmax ↓ 44 %
#darunavir ASC ↔
#darunavir Cmin ↓ 6 %
#darunavir Cmax ↔
Amitriptyline
Désipramine
Imipramine
Nortriptyline
Trazodone
L’utilisation concomitante de darunavir boosté et de ces antidépresseurs peut augmenter les concentrations de l’antidépresseur. (inhibition du CYP2D6 et/ou du CYP3A).Une surveillance clinique est recommandée lorsque le darunavir associé à une faible dose de ritonavir est co-administré avec ces antidépresseurs et une adaptation posologique de l’antidépresseur peut être nécessaire.
ANTIEMETIQUES
DomperidoneNon étudié.La co-administration de la dompéridone avec du darunavir boosté est contre-indiquée.
ANTIFONGIQUES
VoriconazoleNon étudié. Le ritonavir peut diminuer les concentrations plasmatiques de voriconazole (induction des enzymes CYP450).Le voriconazole ne doit pas être co-administré à du darunavir associé à une faible dose de ritonavir sauf si une évaluation du rapport bénéfice/risque justifie l’utilisation du voriconazole.
Fluconazole
Isavuconazole
Itraconazole
Posaconazole
Non étudié. Le darunavir peut augmenter les concentrations plasmatiques de l’antifongique et le posaconazole, l’isavuconazole, l’itraconazole, ou le fluconazole peuvent augmenter les concentrations du darunavir (inhibition du CYP3A et/ou de la P-gp).La prudence est justifiée et une surveillance clinique est recommandée. Lorsqu’une administration concomitante est nécessaire, la dose journalière d’itraconazole ne doit pas dépasser 200 mg.
ClotrimazoleNon étudié. L’utilisation concomitante de clotrimazole par voie systèmique et de darunavir associé à une faible dose de ritonavir peut augmenter les concentrations plasmatiques du darunavir et/ou du clotrimazole.
darunavir ASC24h ↑ 33% (sur la base d’un modèle pharmacocinétique de population)
MÉDICAMENTS ANTIGOUTTEUX
ColchicineNon étudié. L’utilisation concomitante de la colchicine et du darunavir co- administré avec une faible dose de ritonavir peut augmenter l’exposition à la colchicine (inhibition du CYP3A et/ou de la P-gp).Une réduction de la dose de la colchicine ou une interruption du traitement par la colchicine est recommandée chez les patients avec une fonction rénale ou hépatique normale si un traitement par du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est nécessaire.
Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique ou rénale, la colchicine est contre-indiquée avec du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir (voir rubriques 4.3 et 4.4).
ANTIPALUDIQUES
Artéméther/Luméfantrine 80/480 mg, 6 doses à 0, 8, 24, 36, 48, et 60 heuresartéméther ASC ↓ 16 %
artéméther Cmin ↔
artéméther Cmax ↓ 18 %
dihydroartémisinine ASC ↓ 18 %
dihydroartémisinine Cmin ↔
dihydroartémisinine Cmax ↓ 18 %
luméfantrine ASC ↑ 175 %
luméfantrine Cmin ↑ 126 %
luméfantrine Cmax ↑ 65 %
darunavir ASC ↔
darunavir Cmin ↓ 13 %
darunavir Cmax ↔
Le darunavir et artéméther/luméfantrine peuvent être utilisés en association sans adaptation posologique ; cependant, en raison de l'augmentation de l'exposition à la luméfantrine, l'association doit être utilisée avec prudence.
ANTI-MYCOBACTÉRIENS
Rifampicine
Rifapentine
Non étudié. La rifapentine et la rifampicine sont des puissants inducteurs du CYP3A et il a été montré que la rifapentine et la rifampicine provoquaient d’importantes diminutions des concentrations d’autres inhibiteurs de protéase, ce qui peut entraîner un échec virologique et le développement de résistances (induction de l’enzyme CYP450). Lors d’essais, avec d’autres anti-protéases associées à une faible dose de ritonavir, visant à compenser cette diminution d’exposition par une augmentation de dose, une fréquence élevée de réactions hépatiques a été observée la rifampicine.L’association de la rifapentine et du darunavir avec une faible dose de ritonavir n’est pas recommandée.
L’association de la rifampicine et du darunavir avec une faible dose de ritonavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Rifabutine 150 mg un jour sur deuxrifabutine ASC** ↑ 55 %
rifabutine Cmin** ↑ ND
rifabutine Cmax** ↔
darunavir ASC ↑ 53 %
darunavir Cmin ↑ 68 %
darunavir Cmax ↑ 39 %
** somme des formes actives de la rifabutine (molécule mère + métabolite 25-O-désacétylé).
L’étude d’interaction a montré une exposition systémique quotidienne à la rifabutine comparable entre le traitement par la rifabutine seule à la dose de 300 mg une fois par jour et le traitement par la rifabutine à la dose de 150 mg un jour sur deux associé à darunavir/ritonavir (600 mg/100 mg deux fois par jour) avec une augmentation d’environ 10 fois de l’exposition quotidienne au métabolite actif 25-O-désacétylrifabutine. De plus, l’ASC de la somme des formes actives de la rifabutine (molécule mère + métabolite 25-O-désacétyle) a été multipliée par 1,6, tandis que la Cmax restait comparable.
Aucune donnée sur la comparaison avec la dose de référence de 150 mg une fois par jour n’est disponible.
(La rifabutine est un inducteur et un substrat du CYP3A). Une augmentation de l’exposition systémique au darunavir a été observée lorsque le darunavir co-administré avec 100 mg de ritonavir était co-administré avec 150 mg de rifabutine un jour sur deux.
Une réduction de la dose de rifabutine de 75% par rapport à la dose habituelle de 300 mg/jour (soit rifabutine 150 mg un jour sur deux) et une surveillance accrue des effets indésirables liés à la rifabutine est justifiée chez les patients recevant l’association avec le darunavir co-administré au ritonavir. En cas de problèmes de tolérance, une augmentation supplémentaire de l’espacement des doses de rifabutine et/ou une surveillance des concentrations de rifabutine doivent être envisagées. Les recommandations officielles doivent être prises en compte pour le traitement de la tuberculose chez les patients infectés par le VIH.
Sur la base du profil de tolérance de darunavir/ritonavir, l’augmentation de l’exposition au darunavir en présence de rifabutine ne nécessite pas une adaptation posologique de darunavir/ritonavir.
Sur la base d’une modélisation pharmacocinétique, cette réduction de la dose de 75% s’applique également aux patients recevant la rifabutine à des doses autres que 300 mg/jour.
ANTICANCÉREUX
Dasatinib
Nilotinib
Vinblastine
Vincristine
Evérolimus
Irinotécan
Non étudié. Le darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces anticancéreux. (inhibition du CYP3A)Les concentrations de ces médicaments peuvent être augmentées lors de la co-administration avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir conduisant à un risque accru d’effets indésirables habituellement associés à ces médicaments.
La prudence est nécessaire lorsque l’un de ces anticancéreux est associé à du darunavir avec une faible dose de ritonavir.
L’utilisation concomitante de l’évérolimus ou de l’irinotécan et de darunavir associé à une faible dose de ritonavir n’est pas recommandée.
ANTI-PSYCHOTIQUES/NEUROLEPTIQUES
QuétiapineNon étudié. Le darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces anti-psychotiques (inhibition du CYP3A).L’administration concomitante de darunavir avec une faible dose de ritonavir et de la quétiapine est contre-indiquée car elle peut augmenter la toxicité liée à la quétiapine. Des concentrations élevées de quétiapine peuvent entraîner un coma (voir rubrique 4.3).
Perphénazine
Rispéridone
Thioridazine
Lurasidone
Pimozide
Sertindole
Non étudié. Le darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces antipsychotiques (inhibition du CYP3A, du CYP2D6 et/ou de la P- gp)Une diminution de la posologie peut être nécessaire pour ces médicaments lorsqu’ils sont co-administrés avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir.
L’administration concomitante de darunavir associé à une faible dose de ritonavir et de la lurasidone, du pimozide ou du sertindole est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
β-BLOQUANTS
Carvédilol
Métoprolol
Timolol
Non étudié. Le darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces β– bloquants (inhibition du CYP2D6).Une surveillance clinique est recommandée lors de la co-administration de darunavir et des β– bloquants. Une plus faible posologie du β– bloquant doit être envisagée.
INHIBITEURS DE CANAUX CALCIQUES
Amlodipine
Diltiazem
Félodipine
Nicardipine
Nifédipine
Vérapamil
Non étudié. Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques des inhibiteurs de canaux calciques (inhibition du CYP3A et/ou du CYP2D6).Une surveillance clinique des effets thérapeutiques et secondaires est recommandée lorsque ces médicaments sont co-administrés avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir.
CORTICOSTÉROÏDES
Corticostéroïdes principalement métabolisés par le CYP3A (incluant la bétaméthasone, le budésonide, le fluticasone, le mométasone, la prédnisone et le triamcinolone)Fluticasone : au cours d’une étude clinique conduite chez des sujets sains, au cours de laquelle le ritonavir sous forme de capsules a été administré à la posologie de 100 mg deux fois par jour en association avec 50 μg de propionate de fluticasone par voie nasale (4 fois par jour) pendant sept jours, les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone ont augmenté significativement, alors que les taux de cortisol endogène ont diminué d’environ 86% (avec un intervalle de confiance à 90 % : 82 à 89 %). Des effets plus importants sont attendus lorsque le fluticasone est inhalé. Des effets systémiques liés à la corticothérapie tels qu’un syndrome de Cushing et une inhibition des fonctions surrénaliennes ont été rapportés chez des patients recevant du ritonavir et du fluticasone inhalé ou administré par voie nasale. Les effets d’une exposition systémique élevée du fluticasone sur les taux plasmatiques de ritonavir ne sont pas encore connus.
Autres corticostéroïdes : interaction non étudiée. Les concentrations plasmatiques de ces médicaments peuvent être augmentées lorsqu’ils sont co-administrés avec du darunavir avec une faible dose de ritonavir, ce qui entraîne une réduction des concentrations du cortisol sérique.
L’utilisation concomitante de darunavir avec une faible dose de ritonavir et de corticostéroïdes (toutes voies d’administration) qui sont métabolisés par le CYP3A peut augmenter le risque de développement d’effets systémiques des corticostéroïdes, y compris le syndrome de Cushing et la suppression surrénalienne.
La co-administration avec des corticostéroïdes métabolisés par le CYP3A n’est pas recommandée à moins que les bénéfices potentiels pour le patient soient supérieurs aux risques, auquel cas celui-ci doit être surveillé pour détecter d’éventuels effets systémiques des corticostéroïdes.
D’autres corticostéroïdes, moins dépendants du métabolisme du CYP3A, par exemple la béclométhasone, doivent être envisagés, en particulier pour l’utilisation à long terme.
Dexaméthasone (parvoie systémique)Non étudié. La dexaméthasone peut diminuer l’exposition au darunavir (induction du CYP3A).La dexaméthasone par voie systémique doit être utilisé avec précaution lorsqu’il est associé à du darunavir co-administré avecune faible dose de ritonavir.
ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS DE L’ENDOTHÉLINE
BosentanNon étudié. L’utilisation concomitante du bosentan et du darunavir co- administré avec une faible dose de ritonavir peut augmenter les concentrations plasmatiques du bosentan.
Le bosentan est susceptible de diminuer les concentrations plasmatiques du darunavir et/ou deson booster pharmacocinétique. (induction du CYP3A).
En cas d’administration concomitante avec du darunavir et une faible dose de ritonavir, la tolérance du bosentan doit être surveillée.
ANTIVIRAUX À ACTION DIRECTE SUR LE VIRUS DE L’HÉPATITE C (VHC)
Inhibiteurs de protéase NS3-4A
Elbasvir/grazoprevirLe darunavir avec une faible dose de ritonavir peut augmenter l’exposition au grazoprevir (inhibition du CYP3A et de l’OATP1B).L’utilisation concomitante de darunavir avec une faible dose de ritonavir et d’elbasvir/grazoprevir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Glécaprévir/pibrentasvirEn théorie, le darunavir boosté peut augmenter l’exposition au glécaprévir et au pibrentasvir (inhibition de la P-gp, de la BCRP et/ou de l’OATP1B1/3).Il n’est pas recommandé de co-administrer du darunavir associé à une faible dose de ritonavir avex le glécaprévir/pibrentasvir.
PRODUITS À BASE DE PLANTES
Millepertuis (Hypericum perforatum)Non étudié. Le millepertuis peut diminuer les concentrations plasmatiques de darunavir et de ritonavir (induction du CYP450).Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir ne doit pas être utilisé avec des produits contenant du millepertuis (Hypericum perforatum), (voir rubrique 4.3). Chez un patient prenant déjà du millepertuis, il convient d’arrêter le millepertuis et, si possible, de contrôler la charge virale. L’exposition au darunavir (et également l’exposition au ritonavir) peut augmenter à l’arrêt du millepertuis. L’effet inducteur peut persister pendant au moins 2 semaines après l’arrêt du traitement par le millepertuis.
INHIBITEURS DE L’HMG CO-A RÉDUCTASE
Lovastatine
Simvastatine
Non étudié. Il est attendu que les concentrations plasmatiques de la lovastatine et de la simvastatine soient augmentées de manière importante lorsqu’ils sont co-administrés avec le darunavir associé à une faible dose de ritonavir (inhibition du CYP3A).L’augmentation des concentrations plasmatiques de la lovastatine et de la simvastatine peut provoquer des myopathies, incluant des rhabdomyolyses. L’utilisation concomitante de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir avec la lovastatine et la simvastatine est donc contre- indiquée (voir rubrique 4.3).
Atorvastatine 10 mg une fois par jouratorvastatine ASC ↑ 3-4 fois
atorvastatine Cmin↑ ≈5,5-10 fois
atorvastatine Cmax↑ ≈2 fois
#darunavir/ritonavir
Lorsque l’administration d’atorvastatine et de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est souhaitée, il est recommandé de débuter par une dose d'atorvastatine de 10 mg une fois par jour. Une augmentation progressive de la dose d’atorvastatine peut être envisagée en fonction de la réponseclinique.
Pravastatine 40 mg en dose uniquepravastatine ASC ↑ 81 %¶
pravastatine CminND
pravastatine Cmax↑ 63 %
¶ une augmentation jusqu’à 5 fois a été observée chez un nombre limité de sujets
Lorsque l’association de pravastine et de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est souhaitée, il est recommandé de débuter par la dose de pravastatine la plus faible possible et d’augmenter les doses jusqu’à l’effet clinique recherché tout en surveillant la tolérance.
Rosuvastatine 10 mg une fois par jourrosuvastatine ASC ↑ 48 %║
rosuvastatine Cmax ↑ 144 %║
║ sur la base de données publiées avec darunavir/ritonavir.
Lorsque l’administration de la rosuvastatine et de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est nécessaire, il est recommandé de débuter par la dose de rosuvastatine la plus faible possible et d’augmenter la dose jusqu’à obtention de l’effet clinique recherché tout en surveillant la tolérance.
AUTRES HYPOLIPIDÉMIANTS
LomitapideEn théorie, le darunavir boosté devrait augmenter l’exposition au lomitapide en cas de co-administration.
(inhibition du CYP3A)
La co-administration est contre- indiquée (voir rubrique 4.3)
ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS H₂
Ranitidine 150 mg deux fois par jour#darunavir ASC ↔
#darunavir Cmin ↔
#darunavir Cmax ↔
Le darunavir associé à une faible dose de ritonavir peut être co-administré avec les antagonistes des récepteurs H₂ sans adaptation posologique.
IMMUNOSUPPRESSEURS
Ciclosporine
Sirolimus
Tacrolimus
Evérolimus
Non étudié. L’exposition à ces immunosuppresseurs sera augmentée en cas de co-administration avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir (inhibition du CYP3A).Un suivi des concentrations de l’agent immunosuppresseur doit être réalisé en cas de co-administration.
L’utilisation concomitante de l’évérolimus et de darunavir associé à une faible dose de ritonavir n’est pas recommandée.
AGONISTES BETA INHALÉS
SalmétérolNon étudié. L’utilisation concomitante du salmétérol et du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir peut augmenter les concentrations plasmatiques du salmétérol.L’utilisation concomitante du salmétérol et de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir n’est pas recommandée. Cette association peut entraîner une augmentation du risque d’évènement indésirable cardiovasculaire avec le salmétérol, incluant un allongement du QT, des palpitations et une tachycardie sinusale.
ANALGÉSIQUES OPIOÏDES/TRAITEMENT DE SUBSTITUTION
Méthadone
Dose individuelle allant de 55 mg à 150 mg une fois par jour
R(-) méthadone ASC ↓ 16 %
R(-) méthadone Cmin ↓ 15 %
R(-) méthadone Cmax ↓24 %
Aucune adaptation posologique de la méthadone n’est nécessaire lors de l’initiation de la co-administration avec darunavir/ritonavir.
Cependant, une augmentation de la dose de méthadone peut être nécessaire lors d’une co-administration au long cours en raison de l’induction du métabolisme par le ritonavir. En conséquence, une surveillance clinique est recommandée, puisqu’il peut être nécessaire d’adapter le traitement d’entretien chez certains patients.
Buprénorphine/naloxone 8/2 mg – 16/4 mg une fois par jourbuprénorphine ASC ↓ 11 %
buprénorphine Cmin ↔
buprénorphine Cmax ↓ 8 %
norbuprénorphine ASC ↑ 46 %
norbuprénorphine Cmin ↑ 71 %
norbuprénorphine Cmax ↑ 36 %
naloxone ASC ↔
naloxone Cmin ND
naloxone Cmax ↔
La significativité clinique de l’augmentation des paramètres pharmacocinétiques de la norbuprénorphine n’a pas été établie. Une adaptation de la posologie de la buprénorphine lors de la co-administration avec darunavir/ritonavir n’apparait pas nécessaire mais une surveillance clinique attentive des signes de toxicité aux opioïdes est recommandée.
Fentanyl
Oxycodone
Tramadol
En théorie, le darunavir boosté peut augmenter les concentrations plasmatiques de ces analgésiques.
(inhibition du CYP2D6 et/ou du CYP3A)
Une surveillance clinique est recommandée en cas de co-administration de darunavir boosté et de ces analgésiques.
CONTRACEPTIFS À BASE D’OESTROGÈNES
Drospirénone Éthinylestradiol (3 mg/0,02 mg une fois par jour)Non étudié avec darunavir/ritonavir.Lorsque le darunavir est co-administré avec un produit contenant de la drospirénone, une surveillance clinique est recommandée en raison du risque d’hyperkaliémie.
Ethinylestradiol Noréthistérone 35 µg/1 mg une fois par jouréthinylestradiol ASC ↓ 44 % β
éthinylestradiol Cmin↓ 62 % β
éthinylestradiol Cmax↓ 32 % β
noréthistérone ASC ↓ 14 % β
noréthistérone Cmin↓ 30 % β
noréthistérone Cmax↔
βavec darunavir/ritonavir
Des mesures contraceptives alternatives ou supplémentaires sont recommandées lorsque des contraceptifs à base d’œstrogène sont co-administrés avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir.
Les signes cliniques de déficit en œstrogènes doivent être surveillés chez les patientes recevant des œstrogènes en tant que traitement hormonal substitutif.
ANTAGONISTES OPIOIDES
NaloxegolNon étudié.La co-administration de darunavir boosté et du naloxegol est contre-indiquée.
INHIBITEURS DE LA PHOSPHODIESTÉRASE, TYPE 5 (PDE-5)
Dans le traitement des troubles de l’érection
Avanafil
Sildénafil
Tadalafil
Vardénafil
Au cours d’une étude d’interaction#, il a été observé une exposition systémique au sildénafil comparable après une prise unique de 100 mg de sildénafil administré seul et après une prise unique de 25 mg de sildénafil co-administré avec du darunavir et une faible dose de ritonavir.L’association de l’avanafil et de darunavir avec une faible dose de ritonavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). L’utilisation concomitante des autres inhibiteurs de la PDE5 pour le traitement des troubles de l’érection et de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir doit se faire avec précaution. Si un traitement par sildénafil, vardénafil ou tadalafil est indiqué en co-administration à du darunavir associé à une faible dose de ritonavir, les posologies recommandées sont les suivantes : sildénafil à dose unique ne dépassant pas 25 mg sur 48 heures, vardénafil à dose unique ne dépassant pas 2,5 mg sur 72 heures ou tadalafil à dose unique ne dépassant pas 10 mg sur 72 heures.
Dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire
Sildénafil
Tadalafil
Non étudié. L’utilisation concomitante du sildénafil ou du tadalafil utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire et du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir peut augmenter les concentrations plasmatiques du sildénafil ou du tadalafil (inhibition du CYP3A).Il n’a pas été établi de dose efficace et bien tolérée du sildénafil utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire co-administré avec du darunavir et une faible dose de ritonavir. Le risque d’évènements indésirables associés au sildénafil (incluant troubles visuels, hypotension, érection prolongée et syncope) est plus élevé. C’est pourquoi la co-administration de darunavir avec une faible dose de ritonavir et du sildénafil lorsqu’il est utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
La co-administration du tadalafil utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire avec du darunavir et une faible dose de ritonavir n’est pas recommandée.
INHIBITEURS DE LA POMPE À PROTONS
Oméprazole 20 mg une fois par jour#darunavir ASC ↔
#darunavir Cmin ↔
#darunavir Cmax ↔
Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir peut être co-administré avec les inhibiteurs de la pompe à protons sans adaptation posologique.
SÉDATIFS/HYPNOTIQUES
Buspirone
Clorazépate
Diazépam
Estazolam
Flurazépam
Midazolam (voie parentérale)
Zolpidem
Midazolam (voie orale)
Triazolam
Non étudié. Les sédatifs/hypnotiques sont fortement métabolisés par le CYP3A. La co-administration avec darunavir/ritonavir peut entraîner une forte augmentation des concentrations de ces médicaments.
Si le midazolam par voie parentérale est co-administré avec du darunavir associé à une faible dose de ritonavir, ceci peut entraîner une importante augmentation de la concentration de cette benzodiazépine. Les données sur l’utilisation concomitante du midazolam administré par voie parentérale avec d’autres inhibiteurs de protéase semblent indiquer une possible augmentation, de 3 à 4 fois, des taux plasmatiques du midazolam.
Une surveillance clinique est recommandée lors de la co-administration de darunavir avec des sédatifs/hypnotiques et une réduction de la posologie des sédatifs/hypnotiques doit être envisagée. Si le midazolam par voie parentérale est co-administré avec le darunavir associé à une faible dose de ritonavir, cela doit être réalisé dans une unité de soins intensifs (USI) ou dans une structure similaire afin d'assurer une surveillance clinique étroite et une prise en charge médicale appropriée en cas de dépression respiratoire et/ou de sédation prolongée. Une adaptation de la posologie du midazolam doit être envisagée, particulièrement si plus d’une dose de midazolam est administrée.
Le darunavir associé au ritonavir à faible dose est contre-indiqué avec le triazolam ou le midazolam par voie orale (voir rubrique 4.3).
TRAITEMENT DE L’EJACULATION PRECOCE
DapoxétineNon étudiéLa co-administration de darunavir boosté avec la dapoxétine est contre-indiquée
MEDICAMENTS UROLOGIQUES
Fésotérodine
Solifénacine
Non étudiéUtiliser avec précaution. Surveiller les effets indésirables de la fésotérodine ou de la solifénacine, une réduction de la dose de la féostérodine ou de la solifénacine peut être nécessaire.

# Les études ont été menées avec des doses inférieures aux doses de darunavir recommandées ou avec des schémas posologiques différents (voir rubrique 4.2 Posologie).

† L’efficacité et la sécurité d’emploi de darunavir associé à 100 mg de ritonavir et à d’autres IP du VIH (par exemple, (fos)amprénavir et tipranavir) n’ont pas été établies chez les patients infectés par le VIH. Conformément aux recommandations de traitement en vigueur, une bithérapie par des inhibiteurs de protéase n’est généralement pas recommandée.

‡ L’étude a été menée avec du fumarate de ténofovir disoproxil à 300 mg une fois par jour.

Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.

Restrictions

RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM

Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.

GrossessePrécisions au RCP

Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6

Grossesse

En règle générale, lorsque la décision est prise d'utiliser des médicaments antirétroviraux pour le traitement de l'infection à VIH chez les femmes enceintes et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH au nouveau-né, les données chez l’animal ainsi que l'expérience clinique chez les femmes enceintes doivent être prises en compte.

Il n’existe pas d’études adéquates et bien contrôlées concernant l’issue de la grossesse sous darunavir chez les femmes enceintes. Les études chez l’animal n’ont pas montré d’effets délétères directs sur la gestation, le développement embryonnaire ou fœtal, l’accouchement ou le développement postnatal (voir rubrique 5.3).

DARUNAVIR ARROW co-administré avec une faible dose de ritonavir ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel.

AllaitementPrécisions au RCP

Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6

Allaitement

Le passage éventuel du darunavir dans le lait maternel humain n’est pas connu. Des études menées chez le rat ont montré que le darunavir était excrété dans le lait et à doses élevées (1 000 mg/kg/jour) entraînait une toxicité chez la progéniture.

En raison des effets indésirables possibles chez les nourrissons allaités, les femmes recevant DARUNAVIR ARROW doivent être informées qu’elles ne doivent pas allaiter.

Pour éviter la transmission du VIH au nourrisson, il est recommandé aux femmes vivant avec le VIH de ne pas allaiter.

Insuffisance rénaleContre-indication citée

Contre-indicationsRCP 4.3

  • colchicine lorsqu’elle est utilisée chez des patients atteints d’insuffisances rénale et/ou hépatique (voir rubrique 4.5) ;

PosologieRCP 4.2

Insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Mises en garde et précautionsRCP 4.4

Insuffisance rénale

Aucune précaution particulière ni aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour darunavir/ritonavir chez les patients présentant une insuffisance rénale. Le darunavir et le ritonavir étant fortement liés aux protéines plasmatiques, il est peu probable qu’ils soient éliminés de façon significative lors d’une hémodialyse ou d’une dialyse péritonéale. Par conséquent, aucune précaution particulière ni aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Insuffisance hépatiqueContre-indication citée

Contre-indicationsRCP 4.3

  • Patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh classe C).

PosologieRCP 4.2

Insuffisance hépatique

Le darunavir est métabolisé par voie hépatique. Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (Child-Pugh classe A) ou modérée (Child Pugh classe B), cependant le darunavir doit être utilisé avec prudence chez ces patients. Aucune donnée pharmacocinétique n’est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Une insuffisance hépatique sévère pourrait entraîner une augmentation de l’exposition au darunavir et une aggravation de son profil de tolérance. C’est pourquoi le darunavir ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh classe C) (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).

Mises en garde et précautionsRCP 4.4

L’information disponible sur l’utilisation du darunavir chez les patients âgés de 65 ans ou plus étant limitée, le darunavir doit être utilisé avec précaution chez les patients âgés chez lesquels la diminution de la fonction hépatique, les maladies concomitantes ou les traitements associés sont plus fréquents (voir rubriques 4.2 et 5.2).

La survenue d’une hépatite médicamenteuse (de type hépatite aigüe, hépatite cytolytique) a été rapportée avec du darunavir. Au cours du programme de développement clinique de darunavir/ritonavir (N = 3 063), une hépatite a été rapportée chez 0,5 % des patients recevant un traitement par une association d’antirétroviraux incluant darunavir/ritonavir. Les patients ayant des troubles pré-existants de la fonction hépatique, y compris une hépatite chronique B ou C active présentent un risque plus élevé d'anomalies de la fonction hépatique incluant des effets indésirables hépatiques sévères et pouvant être fatals. En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral de l'hépatite B ou C, veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit de ces médicaments.

Des examens de laboratoire appropriés doivent être réalisés avant l’initiation du traitement par darunavir/ritonavir et les patients doivent être surveillés pendant le traitement. Une surveillance accrue des taux sériques d’ASAT/ALAT doit être prévue, particulièrement au cours des premiers mois de traitement par darunavir/ritonavir, chez les patients présentant une hépatite chronique sous- jacente, une cirrhose, ou chez les patients ayant une élévation des transaminases pré existante avant le traitement.

En cas d’apparition ou d’aggravation des troubles de la fonction hépatique (incluant une élévation cliniquement significative des enzymes hépatiques et/ou des symptômes tels que fatigue, anorexie, nausées, ictère, urines foncées, sensibilité hépatique, hépatomégalie) chez les patients recevant darunavir/ritonavir, l'interruption ou l'arrêt du traitement devront être rapidement envisagés.

Insuffisance hépatique

La sécurité d’emploi et l’efficacité du darunavir n’ont pas été établies chez les patients présentant des troubles hépatiques sous-jacents sévères. Le darunavir est par conséquent contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. En raison d’une augmentation des concentrations plasmatiques de darunavir libre, le darunavir doit être utilisé avec prudence chez ces patients ayant une insuffisance hépatique légère ou modérée (voir rubriques 4.2, 4.3 et 5.2).

ConduitePrécisions au RCP

Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7

DARUNAVIR ARROW co-administré avec le ritonavir n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, des cas de vertiges ont été rapportés chez certains patients recevant un traitement par le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir. Ceci doit être pris en compte pour l’évaluation de l’aptitude d’un patient à conduire des véhicules ou à utiliser des machines (voir rubrique 4.8).

Prescription et délivrance

Liste I

Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.

Conditions de prescription et de délivrance

  • prescription initiale hospitalière annuelle
  • renouvellement non restreint

Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre

Remboursement

100 %taux de remboursement Assurance Maladie

Agréé aux collectivités

Prix par présentation ↓

Contre-indicationsRCP 4.3
  • Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
  • Patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh classe C).
  • Co-administration d’inducteurs puissants du CYP3A tels que la rifampicine et le darunavir associé au ritonavir à faible dose (voir rubrique 4.5).
  • Co-administration avec l’association lopinavir/ritonavir (voir rubrique 4.5).
  • Co-administration avec les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) (voir rubrique 4.5).
  • Co-administration de darunavir associé à une faible dose de ritonavir avec des substances actives dont la clairance est fortement dépendante du CYP3A et pour lesquelles une augmentation des concentrations plasmatiques peut entraîner des effets indésirables graves et/ou pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Ces substances actives incluent, par exemple :
  • alfuzosine ;
  • amiodarone, bépridil, dronédarone, ivabradine, quinidine, ranolazine ;
  • astémizole, terfénadine ;
  • colchicine lorsqu’elle est utilisée chez des patients atteints d’insuffisances rénale et/ou hépatique (voir rubrique 4.5) ;
  • les dérivés de l’ergot de seigle (par exemple, dihydroergotamine, ergométrine, ergotamine, méthylergonovine) ;
  • elbasvir/grazoprevir ;
  • cisapride ;
  • dapoxétine ;
  • dompéridone ;
  • naloxegol ;
  • lurasidone, pimozide, quétiapine, sertindole (voir rubrique 4.5) ;
  • triazolam, midazolam administré par voie orale (pour les précautions d’emploi concernant le midazolam administré par voie parentérale, voir rubrique 4.5) ;
  • sildénafil - lorsqu’il est utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire, avanafil ;
  • simvastatine, lovastatine et lomitapide (voir rubrique 4.5) ;
  • ticagrélor (voir rubrique 4.5).

Composition

Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM

SubstanceDosageRéférence du dosageÉlément
DARUNAVIRFraction thérapeutique600 mgun comprimécomprimé
DARUNAVIR PROPYLÈNE GLYCOLATEcomprimé

La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).

Présentations et prix

Fichier des présentations · BDPM

  • plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 60 comprimé(s)

    CIP13 3400930184578Déclaration de commercialisationAgréé collectivités

    250,87 €prix public · 249,85 € hors honoraires 100 %

Autres spécialités de même substance

Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques

Classification ATC

Correspondance du fichier MITM de la BDPM du 13/10/2026

  1. JANTI-INFECTIEUX (USAGE SYSTEMIQUE)
  2. J05ANTIVIRAUX A USAGE SYSTEMIQUE
  3. J05AANTIVIRAUX A ACTION DIRECTE
  4. J05AEINHIBITEURS DE PROTEASE
  5. J05AE10DARUNAVIR
Voir les 31 spécialités de la classe J05AE10

Informations administratives

Fichier des spécialités · BDPM

Code CIS
65127376
Titulaire de l’AMM
ARROW GENERIQUES
Forme pharmaceutique
comprimé pelliculé
Voie d’administration
orale
Procédure
Procédure décentralisée
Autorisation
Autorisation active · 25/07/2019
Commercialisation
Commercialisée
Surveillance renforcée
Non

Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.

Sources et périmètre du catalogue

Les médicaments référencés sont ceux de la base publique française. Les correspondances ATC proviennent du fichier des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur : elles couvrent 12 583 spécialités sur 15 845. L’absence d’un médicament dans une classe ne signifie pas qu’il n’existe pas ou qu’il n’est pas disponible.

Interactions, restrictions et contre-indications : texte des rubriques 4.2 à 4.7 du résumé des caractéristiques du produit (RCP) publié dans la base de données publique des médicaments, mise à jour du 03/11/2026, consultée le 04/11/2026. Le texte est repris sans modification ; seuls son découpage par niveau de contrainte et le repérage des passages sont automatiques. Conditions de prescription et de délivrance, prix, remboursement et informations de sécurité : fichiers téléchargeables de la BDPM (Licence ouverte). Le RCP, la notice et les informations de sécurité peuvent évoluer entre deux mises à jour : la fiche officielle fait référence.

Catalogue consulté le 04/11/2026. Les libellés de la nomenclature CNAM ne couvrent pas tous les codes récents. Les informations et la disponibilité peuvent évoluer : consultez le RCP et la notice officiels avant toute décision. La présence dans une même classe ATC ne constitue pas une règle de substitution.

Outil d’aide à la décision destiné aux professionnels de santé. Ne se substitue pas au jugement clinique. Medicalcul est un service indépendant, sans caution de l’ANSM, de la HAS ou de l’Assurance Maladie.