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Fiche médicament · FranceCIS 63146673 · BDPM 03.11.2026
Forme pharmaceutiquecomprimé pelliculé

EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN 200 mg/245 mg, comprimé pelliculé

comprimé pelliculé · voie orale · BIOGARAN

Liste des interactionsRCP · rubrique 4.5 Texte sans niveaux RestrictionsContre-indications, populations, délivrance Grossesse : précisions au rcp (4.6). Allaitement : « déconseillé » au rcp (4.6). Insuffisance rénale : précisions au rcp (4.2 · 4.4). Insuffisance hépatique : précisions au rcp (4.2 · 4.4). Conduite : précisions au rcp (4.7). Liste I

Interactions médicamenteuses

RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026

Ce RCP ne classe pas ses interactions par niveau de contrainte. La rubrique 4.5 est reproduite telle quelle.

Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.

Etant donné que EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN contient de l’emtricitabine et du ténofovir disoproxil, toutes les interactions qui ont été identifiées avec ces agents de façon individuelle peuvent se produire avec EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN. Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.

Lors de l’administration concomitante de ces deux molécules, les paramètres pharmacocinétiques de l’emtricitabine et du ténofovir disoproxil à l’état d’équilibre n’ont pas été modifiés par rapport à ceux obtenus avec les agents utilisés séparément.

Des études in vitro et des études d’interactions pharmacocinétiques ont montré que le potentiel d’interactions médiées par le CYP450 impliquant l’emtricitabine ou le ténofovir disoproxil et d’autres médicaments est faible.

Utilisation concomitante non recommandée

EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN ne doit pas être co-administré avec d’autres médicaments contenant de l’emtricitabine, du ténofovir disoproxil, du ténofovir alafénamide ou d’autres analogues de la cytidine tels que la lamivudine (voir rubrique 4.4). EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN ne doit pas être co-administré avec l’adéfovir dipivoxil.

Didanosine : La co-administration de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN avec la didanosine n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4 et tableau 2).

Médicaments éliminés par voie rénale : L’emtricitabine et le ténofovir étant principalement éliminés par les reins, la co-administration de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN avec des médicaments diminuant la fonction rénale ou entrant en compétition pour la sécrétion tubulaire active (le cidofovir, par ex.) peut accroître la concentration sérique de l’emtricitabine, du ténofovir et/ou des médicaments co-administrés.

L’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN doit être évitée en cas d’utilisation concomitante ou récente d’un médicament néphrotoxique. Il peut s’agir par exemple, mais pas exclusivement, d’aminosides, d’amphotéricine B, de foscarnet, de ganciclovir, de pentamidine, de vancomycine, de cidofovir ou d’interleukine-2 (voir rubrique 4.4).

Autres interactions

Les interactions entre EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN ou ses composants individuels et d’autres médicaments sont listées dans le tableau 2 ci-dessous (« ↑ » représente une augmentation, « ↓ » une diminution, « ↔ » l’absence de changement, « b.i.d. » signifie deux fois par jour et « q.d. » une fois par jour). S’ils sont disponibles, les intervalles de confiance à 90 % sont indiqués entre parenthèses.

Tableau 2 : Interactions entre Emtricitabine, Ténofovir disoproxil ou ses composants individuels et d’autres médicaments

Médicament par classes thérapeutiquesEffets sur les concentrations de médicament
Pourcentage moyen de variation de l’ASC, la Cmax, la Cmin avec intervalles de confiance à 90 % si disponibles (mécanisme)
Recommandation concernant la co-administration avec EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN (emtricitabine 200 mg, ténofovir disoproxil 245 mg)
ANTI-INFECTIEUX
Antirétroviraux
Inhibiteurs de protéase
Atazanavir/Ritonavir/Ténofovir disoproxil (300 mg q.d./100 mg q.d./245 mg q.d.)Atazanavir :
ASC : ↓ 25 % (↓ 42 à ↓ 3)
Cmax : ↓ 28 % (↓ 50 à ↑ 5)
Cmin : ↓ 26 % (↓ 46 à ↑ 10)
Ténofovir :
ASC : ↑ 37 %
Cmax : ↑ 34 %
Cmin : ↑ 29 %
Aucune adaptation de la posologie n’est recommandée. L’exposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables du ténofovir, dont les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4).
Atazanavir/Ritonavir/EmtricitabineInteraction non étudiée.
Darunavir/Ritonavir/Ténofovir disoproxil (300 mg q.d./100 mg q.d./245 mg q.d.)Darunavir :
ASC : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 22 %
Cmin : ↑ 37%
Aucune adaptation de la posologie n’est recommandée. L’exposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables du ténofovir, dont les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4).
Darunavir/Ritonavir/EmtricitabineInteraction non étudiée.
Lopinavir/Ritonavir/Ténofovir disoproxil (400 mg b.i.d./100 mg b.i.d./245 mg q.d.)Lopinavir/Ritonavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 32 % (↑ 25 à ↑ 38)
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 51 % (↑ 37 à ↑ 66)
Aucune adaptation de la posologie n’est recommandée. L’exposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables du ténofovir, dont les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4).
Lopinavir/Ritonavir/EmtricitabineInteraction non étudiée.
INTI
Didanosine/Ténofovir disoproxilLa co-administration du ténofovir disoproxil avec la didanosine a entraîné une augmentation de 40 à 60 % de l’exposition systémique de la didanosine.La co-administration de l’association emtricitabine et de ténofovir disoproxil avec la didanosine n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).
Une exposition systémique accrue à la didanosine peut augmenter le risque d’effets indésirables liés à la didanosine. Dans de rares cas, des pancréatites et des acidoses lactiques, parfois fatales, ont été rapportées. La co-administration du ténofovir disoproxil avec la didanosine à une dose de 400 mg par jour a été associée à une baisse significative du taux de CD4, pouvant être due à une interaction intracellulaire ayant pour effet d’augmenter les taux de didanosine phosphorylée (c’est-à-dire active). Dans plusieurs associations testées pour le traitement de l’infection par le VIH-1, la co-administration d’un plus faible dosage de didanosine (250 mg) avec le ténofovir disoproxil a été associée à des taux élevés d’échec virologique.
Didanosine/EmtricitabineInteraction non étudiée.
Lamivudine/Ténofovir disoproxilLamivudine :
ASC : ↓ 3 % (↓ 8 % à ↑ 15)
Cmax : ↓ 24 % (↓ 44 à ↓ 12)
Cmin : NC
Ténofovir :
ASC : ↓ 4 % (↓ 15 à ↑ 8)
Cmax : ↑ 102 % (↓ 96 à ↑ 108)
Cmin : NC
La lamivudine et l’association d’emtricitabine et de ténofovir disoproxil ne doivent pas être co-administrées (voir rubrique 4.4).
Efavirenz/Ténofovir disoproxilEfavirenz :
ASC : ↓ 4 % (↓ 7 à ↓ 1)
Cmax : ↓ 4 % (↓ 9 à ↑ 2)
Cmin : NC
Ténofovir :
ASC : ↓ 1 % (↓ 8 à ↑ 6)
Cmax : ↑ 7 % (↓ 6 à ↑ 22)
Cmin : NC
Aucune adaptation de la posologie de l’éfavirenz n’est nécessaire.
ANTI-INFECTIEUX
Agents antiviraux contre le virus de l’hépatite B (VHB)
Adéfovir dipivoxil/Ténofovir disoproxilAdéfovir dipivoxil :
ASC : ↓ 11 % (↓ 14 à ↓ 7)
Cmax : ↓ 7 % (↓ 13 à ↓ 0)
Cmin : NC
Ténofovir :
ASC : ↓ 2 % (↓ 5 à ↑ 0)
Cmax : ↓ 1 % (↓ 7 à ↑ 6)
Cmin : NC
L’adéfovir dipivoxil et l’association d’emtricitabine et de ténofovir disoproxil ne doivent pas être co-administrés (voir rubrique 4.4).
Agents antiviraux contre le virus de l’hépatite C (VHC)
Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Atazanavir/Ritonavir (300 mg q.d./100 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/245 mg q.d.)¹Lédipasvir :
ASC : ↑ 96 % (↑ 74 à ↑ 121)
Cmax : ↑ 68 % (↑ 54 à ↑ 84)
Cmin : ↑ 118 % (↑ 91 à ↑ 150)
Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 42 % (↑ 34 à ↑ 49)
Atazanavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 63 % (↑ 45 à ↑ 84)
Ritonavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 45 % (↑ 27 à ↑ 64)
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↔
Cmax : ↑ 47 % (↑ 37 à ↑ 58)
Cmin : ↑ 47 % (↑ 38 à ↑ 57)
L’augmentation des concentrations plasmatiques de ténofovir résultant de la co-administration de ténofovir disoproxil, de lédipasvir/sofosbuvir et d’atazanavir/ritonavir peut augmenter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La sécurité d’emploi du ténofovir disoproxil utilisé avec lédipasvir/ sofosbuvir et un potentialisateur pharmacocinétique (p. ex., ritonavir ou cobicistat) n’a pas été établie.
Cette association doit être utilisée avec précaution, en assurant une surveillance fréquente de la fonction rénale, lorsqu’il n’existe aucune autre alternative thérapeutique (voir rubrique 4.4).
Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Darunavir/Ritonavir (800 mg q.d./100 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/245 mg q.d.)¹Lédipasvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Sofosbuvir :
ASC : ↓ 27 % (↓ 35 à ↓ 18)
Cmax : ↓ 37 % (↓ 48 à ↓ 25)
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Darunavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ritonavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 48 % (↑ 34 à ↑ 63)
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 50 % (↑ 42 à ↑ 59)
Cmax : ↑ 64 % (↑ 54 à ↑ 74)
Cmin : ↑ 59 % (↑ 49 à ↑ 70)
L’augmentation des concentrations plasmatiques de ténofovir résultant de la co-administration de ténofovir disoproxil, de lédipasvir/sofosbuvir et de darunavir/ritonavir peut augmenter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La sécurité d’emploi du ténofovir disoproxil utilisé avec lédipasvir/ sofosbuvir et un potentialisateur pharmacocinétique (p. ex., ritonavir ou cobicistat) n’a pas été établie.
Cette association doit être utilisée avec précaution, en assurant une surveillance fréquente de la fonction rénale, lorsqu’il n’existe aucune autre alternative thérapeutique (voir rubrique 4.4).
Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Efavirenz/Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (600 mg/200 mg/245 mg q.d.)Lédipasvir :
ASC : ↓ 34 % (↓ 41 à ↓ 25)
Cmax : ↓ 34 % (↓ 41 à ↑ 25)
Cmin : ↓ 34 % (↓ 43 à ↑ 24)
Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Efavirenz :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 98 % (↑ 77 à ↑ 123)
Cmax : ↑ 79 % (↑ 56 à ↑ 104)
Cmin : ↑ 163 % (↑ 137 à ↑ 197)
Aucune adaptation de la posologie n’est recommandée. L’exposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4).
Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Emtricitabine/Rilpivirine/Ténofovir disoproxil (200 mg/25 mg/245 mg q.d.)Lédipasvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Rilpivirine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 40 % (↑ 31 à ↑ 50)
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 91 % (↑ 74 à ↑ 110)
Aucune adaptation de la posologie n’est recommandée. L’exposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4).
Lédipasvir/Sofosbuvir (90 mg/400 mg q.d.) + Dolutégravir (50 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Lédipasvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Dolutégravir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 65 % (↑ 59 à ↑ 71)
Cmax : ↑ 61 % (↑ 51 à ↑ 72)
Cmin : ↑ 115 % (↑ 105 à ↑ 126)
Aucune adaptation de la posologie n’est recommandée. L’exposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4).
Sofosbuvir/Velpatasvir (400 mg/100 mg q.d.) + Atazanavir/Ritonavir (300 mg q.d./100 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 42 % (↑ 37 à ↑ 49)
Velpatasvir :
ASC : ↑ 142 % (↑ 123 à ↑ 164)
Cmax : ↑ 55 % (↑ 41 à ↑ 71)
Cmin : ↑ 301 % (↑ 257 à ↑ 350)
Atazanavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 39 % (↑ 20 à ↑ 61)
Ritonavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↑ 29 % (↑ 15 à ↑ 44)
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↔
Cmax : ↑ 55 % (↑ 43 à ↑ 68)
Cmin : ↑ 39 % (↑ 31 à ↑ 48)
L’augmentation des concentrations plasmatiques de ténofovir résultant de la co-administration de ténofovir disoproxil, de sofosbuvir/ velpatasvir et d’atazanavir/ ritonavir peut augmenter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La sécurité d’emploi du ténofovir disoproxil utilisé avec sofosbuvir/velpatasvir et un potentialisateur pharmacocinétique (p. ex., ritonavir ou cobicistat) n’a pas été établie.
Cette association doit être utilisée avec précaution, en assurant une surveillance fréquente de la fonction rénale (voir rubrique 4.4).
Sofosbuvir/Velpatasvir (400 mg/100 mg q.d.) + Darunavir/Ritonavir (800 mg q.d./100 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↓ 28 % (↓ 34 à ↓ 20)
Cmax : ↓ 38 % (↓ 46 à ↓ 29)
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Velpatasvir :
ASC : ↔
Cmax : ↓ 24 % (↓ 35 à ↓ 11)
Cmin : ↔
Darunavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ritonavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 39 % (↑ 33 à ↑ 44)
Cmax : ↑ 55 % (↑ 45 à ↑ 66)
Cmin : ↑ 52 % (↑ 45 à ↑ 59)
L’augmentation des concentrations plasmatiques de ténofovir résultant de la co-administration de ténofovir disoproxil, de sofosbuvir/velpatasvir et de darunavir/ritonavir peut augmenter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La sécurité d’emploi de ténofovir disoproxil utilisé avec sofosbuvir/velpatasvir et un potentialisateur pharmacocinétique (p. ex., ritonavir ou cobicistat) n’a pas été établie.
Cette association doit être utilisée avec précaution, en assurant une surveillance fréquente de la fonction rénale (voir rubrique 4.4).
Sofosbuvir/Velpatasvir (400 mg/100 mg q.d.) + Lopinavir/Ritonavir (800 mg/200 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↓ 29 % (↓ 36 à ↓ 22)
Cmax : ↓ 41 % (↓ 51 à ↓ 29)
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Velpatasvir :
ASC : ↔
Cmax : ↓ 30 % (↓ 41 à ↓ 17)
Cmin : ↑ 63 % (↑ 43 à ↑ 85)
Lopinavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ritonavir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↔
Cmax : ↑ 42 % (↑ 27 à ↑ 57)
Cmin : ↔
L’augmentation des concentrations plasmatiques de ténofovir résultant de la co-administration de ténofovir disoproxil, de sofosbuvir/velpatasvir et de lopinavir/ritonavir peut augmenter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La sécurité d’emploi du ténofovir disoproxil utilisé avec sofosbuvir/velpatasvir et un potentialisateur pharmacocinétique (p. ex., ritonavir ou cobicistat) n’a pas été établie.
Cette association doit être utilisée avec précaution, en assurant une surveillance fréquente de la fonction rénale (voir rubrique 4.4).
Sofosbuvir/Velpatasvir (400 mg/100 mg q.d.) + Raltégravir (400 mg b.i.d) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Velpatasvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Raltégravir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↓ 21 % (↓ 58 à ↑ 48)
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 40 % (↑ 34 à ↑ 45)
Cmax : ↑ 46 % (↑ 39 à ↑ 54)
Cmin : ↑ 70 % (↑ 61 à ↑ 79)
Aucune adaptation de la posologie n’est recommandée. L’exposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4).
Sofosbuvir/Velpatasvir (400 mg/100 mg q.d.) + Efavirenz/Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (600 mg/200 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↑ 38 % (↑ 14 à ↑ 67)
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Velpatasvir :
ASC : ↓ 53 % (↓ 61 à ↓ 43)
Cmax : ↓ 47 % (↓ 57 à ↓ 36)
Cmin : ↓ 57 % (↓ 64 à ↓ 48)
Efavirenz :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 81 % (↑ 68 à ↑ 94)
Cmax : ↑ 77 % (↑ 53 à ↑ 104)
Cmin : ↑ 121 % (↑ 100 à ↑ 143)
L’administration concomitante de sofosbuvir/velpatasvir et d’éfavirenz pourrait diminuer la concentration plasmatique de velpatasvir. La co-administration de sofosbuvir/velpatasvir avec des associations contenant de l’éfavirenz n’est pas recommandée.
Sofosbuvir/Velpatasvir (400 mg/100 mg q.d.) + Emtricitabine/Rilpivirine/Ténofovir disoproxil (200 mg/25 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Velpatasvir :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Rilpivirine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 40 % (↑ 34 à ↑ 46)
Cmax : ↑ 44 % (↑ 33 à ↑ 55)
Cmin : ↑ 84 % (↑ 76 à ↑ 92)
Aucune adaptation de la posologie n’est recommandée. L’exposition accrue au ténofovir pourrait potentialiser les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La fonction rénale doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.4).
Sofosbuvir/Velpatasvir/Voxilaprévir (400 mg/100 mg/100mg + 100 mg q.d.)³ + Darunavir (800 mg q.d.) + Ritonavir (100 mg q.d.) + Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (200 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↓ 30 %
Cmin : NA
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : NA
Velpatasvir
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Voxilaprévir
ASC : ↑ 143 %
Cmax : ↑ 72 %
Cmin : ↑ 300 %
Darunavir
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↓ 34 %
Ritonavir
ASC : ↑ 45 %
Cmax : ↑ 60 %
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↑ 39 %
Cmax : ↑ 48 %
Cmin : ↑ 47 %
L’augmentation des concentrations plasmatiques de ténofovir résultant de la co-administration de ténofovir disoproxil, de sofosbuvir/velpatasvir/voxila prévir et de darunavir/ritonavir peut augmenter les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil, y compris les troubles rénaux. La sécurité d’emploi du ténofovir disoproxil utilisé avec sofosbuvir/velpatasvir/voxila prévir et un potentialisateur pharmacocinétique (p. ex., ritonavir ou cobicistat) n’a pas été établie.
Cette association doit être utilisée avec précaution, en assurant une surveillance fréquente de la fonction rénale (voir rubrique 4.4).
Sofosbuvir (400 mg q.d.) + Efavirenz/Emtricitabine/Ténofovir disoproxil (600 mg/200 mg/245 mg q.d.)Sofosbuvir :
ASC : ↔
Cmax : ↓ 19 % (↓ 40 à ↑ 10)
GS-331007² :
ASC : ↔
Cmax : ↓ 23 % (↓ 30 à ↑ 16)
Efavirenz :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Emtricitabine :
ASC : ↔
Cmax : ↔
Cmin : ↔
Ténofovir :
ASC : ↔
Cmax : ↑ 25 % (↑ 8 à ↑ 45)
Cmin : ↔
Aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire.
Ribavirine/Ténofovir disoproxilRibavirine :
ASC : ↑ 26 % (↑ 20 à ↑ 32)
Cmax : ↓ 5 % (↓ 11 à ↑ 1)
Cmin : NC
Aucune adaptation de la posologie de la ribavirine n’est nécessaire.
Agents antiviraux contre le virus de l’herpès
Famciclovir/EmtricitabineFamciclovir :
ASC : ↓ 9 % (↓ 16 à ↓ 1)
Cmax : ↓ 7 % (↓ 22 à ↑ 11)
Cmin : NC
Emtricitabine :
ASC : ↓ 7 % (↓ 13 à ↓ 1)
Cmax : ↓ 11 % (↓ 20 à ↑ 1)
Cmin : NC
Aucune adaptation de la posologie du famciclovir n’est nécessaire.
Antimycobactériens
Rifampicine/Ténofovir disoproxilTénofovir :
ASC : ↓ 12 % (↓ 16 à ↓ 8)
Cmax : ↓ 16 % (↓ 22 à ↓ 10)
Cmin : ↓ 15 % (↓ 12 à ↓ 9)
Aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire.
CONTRACEPTIFS ORAUX
Norgestimate/Ethinylestradiol/Ténofovir disoproxilNorgestimate :
ASC : ↓ 4 % (↓ 32 à ↑ 34)
Cmax : ↓ 5 % (↓ 27 à ↑ 24)
Cmin : NC
Éthinylestradiol :
ASC : ↓ 4 % (↓ 9 à ↑ 0)
Cmax : ↓ 6 % (↓ 13 à ↑ 0)
Cmin : ↓ 2 % (↓ 9 à ↑ 6)
Aucune adaptation de la posologie du norgestimate/éthinylestradiol n’est nécessaire.
IMMUNOSUPPRESSEURS
Tacrolimus/Ténofovir disoproxil/EmtricitabineTacrolimus :
ASC : ↑ 4 % (↓ 3 à ↑ 11)
Cmax : ↑ 3 % (↓ 3 à ↑ 9)
Cmin : NC
Emtricitabine :
ASC : ↓ 5 % (↓ 9 à ↓ 1)
Cmax : ↓ 11 % (↓ 17 à ↓ 5)
Cmin : NC
Ténofovir :
ASC : ↑ 6 % (↓ 1 à ↑ 13)
Cmax : ↑13 % (↑ 1 à ↑ 27)
Cmin : NC
Aucune adaptation de la posologie du tacrolimus n’est nécessaire.
ANTALGIQUES OPIOÏDES
Méthadone/Ténofovir disoproxilMéthadone :
ASC : ↑ 5 % (↓ 2 à ↑ 13)
Cmax : ↑ 5 % (↓ 3 à ↑ 14)
Cmin : NC
Aucune adaptation de la posologie de la méthadone n’est nécessaire.

NC = non calculée.

NA = non applicable.

¹ Données obtenues après co-administration avec lédipasvir/sofosbuvir. Une administration espacée (12 heures d’intervalle) a donné des résultats similaires.

² Principal métabolite circulant du sofosbuvir.

³ Etude menée avec 100 mg de voxilaprévir supplémentaires afin d’obtenir des expositions au voxilaprévir attendues chez les patients infectés par le VHC.

Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.

Restrictions

RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM

Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.

GrossessePrécisions au RCP

Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6

Grossesse

Un grand nombre de données chez la femme enceinte (plus de 1000 grossesses) n'a mis en évidence aucune malformation ni effet toxique pour le fœtus ou le nouveau-né associé à l’emtricitabine et au ténofovir disoproxil. Les études effectuées chez l’animal sur l’emtricitabine et le ténofovir disoproxil n’ont pas mis en évidence de toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Par conséquent, la prescription de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN peut être envisagée pendant la grossesse si nécessaire.

Dans la littérature, il a été montré que l’exposition au ténofovir disoproxil pendant le troisième trimestre de la grossesse réduisait le risque de transmission du VHB de la mère au nourrisson si le ténofovir disoproxil était administré aux mères, en plus de l’immunoglobuline de l’hépatite B et du vaccin contre l’hépatite B chez les nourrissons.

Dans trois études cliniques contrôlées, un total de 327 femmes enceintes présentant une infection chronique au VHB ont reçu du ténofovir disoproxil (245 mg) une fois par jour à partir des semaines 28 à 32 de gestation jusqu’à 1 à 2 mois postpartum ; les femmes et leurs nourrissons ont été suivis jusqu’à 12 mois après l’accouchement. Aucun signal de sécurité n’est ressorti de ces données.

Allaitement« Déconseillé » au RCP

« Déconseillé » dans la rubrique 4.6RCP 4.6

Afin d’éviter la transmission du virus au nourrisson, il est déconseillé aux femmes vivant avec le VIH d’allaiter leur nourrisson.

Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6

Allaitement

Il a été montré que l’emtricitabine et le ténofovir sont excrétés dans le lait maternel. Il n’existe pas de données suffisantes sur les effets de l’emtricitabine et du ténofovir chez les nouveau-nés/nourrissons. Par conséquent, EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.

Afin d’éviter la transmission du virus au nourrisson, il est déconseillé aux femmes vivant avec le VIH d’allaiter leur nourrisson.

Insuffisance rénalePrécisions au RCP

PosologieRCP 4.2

Insuffisance rénale

L’emtricitabine et le ténofovir sont éliminés par excrétion rénale et l’exposition à l’emtricitabine et au ténofovir augmente chez les sujets insuffisants rénaux (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Adultes insuffisants rénaux

Chez les sujets présentant une clairance de la créatinine (ClCr) < 80 ml/min, EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN devra être utilisé uniquement s’il est jugé que les bénéfices potentiels dépassent les risques potentiels. Voir tableau 1.

Tableau 1: Recommandations de posologie chez les adultes insuffisants rénaux

Traitement de l’infection par le VIH-1Prophylaxie pré-exposition
Insuffisance rénale légère (ClCr de 50 à 80 ml/min)Des données limitées issues d’études cliniques sont en faveur d’une administration une fois par jour (voir rubrique 4.4).Des données limitées issues d’études cliniques sont en faveur d’une administration une fois par jour chez les personnes non infectées par le VIH-1 ayant une ClCr de 60 à 80 ml/min.
Utilisation non recommandée chez les personnes non infectées par le VIH-1 ayant une ClCr < 60 ml/min car elle n’a pas été étudiée dans cette population (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale modérée (ClCr de 30 à 49 ml/min)Administration recommandée toutes les 48 heures en se fondant sur une modélisation des données pharmacocinétiques obtenues pour l’emtricitabine et le ténofovir disoproxil après administration d’une dose unique chez des sujets non infectés par le VIH présentant différents degrés d’insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).Utilisation non recommandée dans cette population.
Insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 ml/min) et patients hémodialysésNon recommandé car les réductions de doses nécessaires ne peuvent être obtenues avec l’association fixe.Utilisation non recommandée dans cette population.

Patients pédiatriques insuffisants rénaux

Utilisation non recommandée chez les sujets âgés de moins de 18 ans et insuffisants rénaux (voir rubrique 4.4).

Mises en garde et précautionsRCP 4.4

Effets sur la fonction rénale et effets osseux chez les adultes

Effets sur la fonction rénale

L’emtricitabine et le ténofovir sont principalement éliminés par le rein à la fois par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire active. Des cas d’atteinte rénale, d’insuffisance rénale, d’augmentation du taux de créatinine, d’hypophosphatémie et de tubulopathie proximale (y compris syndrome de Fanconi) ont été rapportés avec le ténofovir disoproxil (voir rubrique 4.8).

Surveillance de la fonction rénale

Il est recommandé de calculer la clairance de la créatinine chez tous les sujets avant l’initiation du traitement par EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN dans l’infection au VIH-1 ou dans la prophylaxie pré-exposition.

Chez les sujets ne présentant pas de facteurs de risque rénaux, il est recommandé de surveiller la fonction rénale (clairance de la créatinine et phosphate sérique) après deux à quatre semaines d’utilisation, après trois mois d’utilisation et tous les trois à six mois par la suite.

Chez les sujets présentant un risque d’insuffisance rénale, une surveillance plus fréquente de la fonction rénale est nécessaire.

Voir également « Co-administration d’autres médicaments » ci-dessous.

Prise en charge de la fonction rénale chez les patients infectés par le VIH-1

Si le taux de phosphate sérique est < 1,5 mg/dl (0,48 mmol/l) ou si la clairance de la créatinine est diminuée au-dessous de 50 ml/min chez tout patient recevant EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN, l’évaluation de la fonction rénale doit être répétée dans la semaine, y compris la glycémie, la kaliémie et la glycosurie (voir rubrique 4.8, tubulopathie proximale). L’interruption du traitement par EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN doit être envisagée chez les patients présentant une clairance de la créatinine inférieure à 50 ml/min ou un taux de phosphate sérique inférieur à 1,0 mg/dl (0,32 mmol/l). L’interruption du traitement par EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN doit aussi être envisagée en cas de dégradation progressive de la fonction rénale si aucune autre cause n’a été identifiée.

La tolérance rénale de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN n’a été étudiée que de façon très limitée chez les patients infectés par le VIH-1 présentant une insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 80 ml/min). Il est recommandé d'adapter l’intervalle entre les administrations chez les patients infectés par le VIH-1 présentant une clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min (voir rubrique 4.2).

Les données limitées issues des études cliniques indiquent que le prolongement de l’intervalle entre les administrations n’est pas optimal et pourrait aboutir à une toxicité accrue et, éventuellement, à une réponse inadéquate au traitement. Par ailleurs, lors d’une petite étude clinique, chez un sous-groupe de patients présentant une clairance de la créatinine de 50 à 60 ml/min et ayant reçu du ténofovir disoproxil en association avec l’emtricitabine toutes les 24 heures, une augmentation d’un facteur 2 à 4 de l’exposition au ténofovir et une détérioration de la fonction rénale ont été observées (voir rubrique 5.2). Par conséquent, une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque est nécessaire lorsque EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN est utilisé chez des patients présentant une clairance de la créatinine < 60 ml/min et leur fonction rénale doit être étroitement surveillée. Par ailleurs, la réponse clinique au traitement doit être étroitement surveillée chez les patients recevant EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN avec un intervalle prolongé entre les administrations. L’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN n’est pas recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) et chez les patients qui nécessitent une hémodialyse car les réductions de dose d’emtricitabine et de ténofovir nécessaires chez ces patients ne peuvent être obtenues avec l’association fixe (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Prise en charge de la fonction rénale en prophylaxie pré-exposition

EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN n’a pas été étudié chez les sujets non infectés par le VIH-1 ayant une clairance de la créatinine < 60 ml/min, par conséquent son utilisation n’est pas recommandée dans cette population. Si le taux de phosphate sérique est < 1,5 mg/dl (0,48 mmol/l) ou si la clairance de la créatinine est diminuée au-dessous de 60 ml/min chez tout patient recevant EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN en prophylaxie pré-exposition, l’évaluation de la fonction rénale doit être répétée dans la semaine, y compris la glycémie, la kaliémie et la glycosurie (voir rubrique 4.8, tubulopathie proximale). L’interruption du traitement par EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN doit être envisagée chez les sujets présentant une clairance de la créatinine inférieure à 60 ml/min ou un taux de phosphate sérique inférieur à 1,0 mg/dl (0,32 mmol/l). L’interruption du traitement par EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN doit aussi être envisagée en cas de dégradation progressive de la fonction rénale si aucune autre cause n’a été identifiée.

Effets sur la fonction rénale et effets osseux dans la population pédiatrique

Il existe des incertitudes quant aux effets sur la fonction rénale et aux effets osseux à long terme du ténofovir disoproxil pendant le traitement de l’infection par le VIH-1 dans la population pédiatrique et aux effets à long terme sur la fonction rénale et sur les effets osseux de l’association emtricitabine et ténofovir disoproxil lorsqu’il est utilisé en prophylaxie pré-exposition chez les adolescents non infectés (voir rubrique 5.1). De plus, le caractère réversible de la toxicité rénale après l’arrêt du ténofovir disoproxil pour le traitement de l’infection par le VIH-1 ou après l’arrêt de EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN en prophylaxie pré-exposition ne peut être totalement établi.

Une approche multidisciplinaire est recommandée afin d’évaluer le rapport bénéfice/risque de l’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN pour le traitement de l’infection par le VIH-1 ou en prophylaxie pré-exposition, pour décider de la surveillance appropriée pendant le traitement (notamment la décision d’arrêter le traitement) et de considérer la nécessité d’une supplémentation au cas par cas.

Lors de l’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN en prophylaxie pré-exposition, les sujets doivent être réévalués à chaque visite afin d’établir s’ils présentent toujours un risque élevé d’infection par le VIH-1. Le risque d’infection par le VIH-1 doit être examiné au regard des potentiels effets à long terme sur la fonction rénale et sur les effets osseux de l’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN.

Effets sur la fonction rénale

Des effets indésirables rénaux en lien avec une tubulopathie rénale proximale ont été observés chez les patients pédiatriques infectés par le VIH-1 âgés de 2 à 12 ans dans l’étude clinique GS-US-104-0352 (voir rubriques 4.8 et 5.1).

Surveillance de la fonction rénale

La fonction rénale (clairance de la créatinine et phosphate sérique) doit être évaluée avant l’initiation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN pour le traitement de l’infection par le VIH-1 ou en prophylaxie pré-exposition, et doit être surveillée pendant l’utilisation comme chez les adultes (voir ci-dessus).

Prise en charge de la fonction rénale

Si le taux de phosphate sérique s’avère être < 3,0 mg/dl (0,96 mmol/l) chez tout patient recevant EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN, la fonction rénale doit être réévaluée dans la semaine, y compris la glycémie, la kaliémie et la glycosurie (voir rubrique 4.8, tubulopathie proximale). La détection ou la suspicion d’anomalies rénales doit imposer une consultation avec un néphrologue afin d’envisager une interruption de l’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN. L’interruption de l’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN doit aussi être envisagée en cas de dégradation progressive de la fonction rénale si aucune autre cause n’a été identifiée.

Insuffisance rénale

L’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN n’est pas recommandée chez les sujets âgés de moins de 18 ans présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2). EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN ne doit pas être initié chez les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale et il doit être arrêté chez ceux qui développent une insuffisance rénale au cours de l’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN.

L’utilisation de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN doit être évitée en cas d’utilisation concomitante ou récente d’un médicament néphrotoxique (voir rubrique 4.5). S’il est impossible d’éviter l’utilisation concomitante avec des agents néphrotoxiques, la fonction rénale doit alors être surveillée chaque semaine.

Des cas d’insuffisance rénale aiguë faisant suite à l’instauration d’un traitement par anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à forte dose ou associant plusieurs AINS ont été rapportés chez des patients infectés par le VIH-1 traités par le ténofovir disoproxil et présentant des facteurs de risque d’insuffisance rénale. Si EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN est administré avec un AINS, il convient d’effectuer une surveillance adéquate de la fonction rénale.

Un risque plus élevé d’insuffisance rénale a été rapporté chez des patients infectés par le VIH-1 recevant le ténofovir disoproxil en association avec un inhibiteur de protéase potentialisé par le ritonavir ou le cobicistat. Une surveillance étroite de la fonction rénale est nécessaire chez ces patients (voir rubrique 4.5). Chez les patients infectés par le VIH-1 présentant des facteurs de risque rénaux, la co-administration de ténofovir disoproxil avec un inhibiteur de protéase potentialisé doit être soigneusement évaluée.

EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN n’a pas été étudié chez les sujets âgés de plus de 65 ans. Les sujets âgés de plus de 65 ans sont plus susceptibles de présenter une réduction de la fonction rénale. L’administration de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN à des patients âgés devra donc se faire avec une prudence particulière.

Insuffisance hépatiquePrécisions au RCP

PosologieRCP 4.2

Insuffisance hépatique

Aucune adaptation de la dose n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Mises en garde et précautionsRCP 4.4

L’arrêt du traitement par EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN chez les patients infectés par le VHB peut être associé à une exacerbation aiguë sévère de l’hépatite. Les patients infectés par le VHB arrêtant le traitement par EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN doivent être étroitement surveillés sur le plan clinique et biologique pendant plusieurs mois au moins après l’arrêt du traitement. Si nécessaire, une reprise du traitement contre l’hépatite B pourra s’imposer. Chez les patients atteints d’une maladie hépatique avancée ou de cirrhose, l’arrêt du traitement n’est pas recommandé car l’exacerbation post-traitement de l’hépatite pourrait entraîner une décompensation hépatique.

Maladie hépatique

La tolérance et l’efficacité de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN n’ont pas été établies chez les patients présentant des troubles sous-jacents significatifs de la fonction hépatique. La pharmacocinétique du ténofovir a été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique et aucune adaptation de la dose n’est apparue nécessaire. La pharmacocinétique de l’emtricitabine n’a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique. En raison du faible métabolisme hépatique et de l’élimination rénale de l’emtricitabine, il est peu probable qu’une adaptation de la dose de EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL BIOGARAN soit nécessaire chez les patients insuffisants hépatiques (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Les patients infectés par le VIH-1 ayant des troubles pré-existants de la fonction hépatique (y compris une hépatite chronique active) ont, au cours d’un traitement par association d’antirétroviraux, une fréquence plus élevée d’anomalies de la fonction hépatique et doivent faire l’objet d’une surveillance appropriée. Chez ces patients, en cas d’aggravation confirmée de l’atteinte hépatique, l’interruption ou l’arrêt du traitement devra être envisagé.

ConduitePrécisions au RCP

Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7

Les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. Les sujets doivent toutefois être informés que des vertiges ont été rapportés au cours de traitements par l’emtricitabine ou le ténofovir disoproxil.

Prescription et délivrance

Liste I

Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.

Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.

Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre

Remboursement

100 %taux de remboursement Assurance Maladie

Agréé aux collectivités

Prix par présentation ↓

Contre-indicationsRCP 4.3

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Utilisation en prophylaxie pré-exposition chez les sujets séropositifs au VIH-1 ou de statut virologique VIH-1 inconnu.

Composition

Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM

SubstanceDosageRéférence du dosageÉlément
TÉNOFOVIR DISOPROXILFraction thérapeutique245 mgun comprimécomprimé
SUCCINATE DE TÉNOFOVIR DISOPROXIL300,6 mgun comprimécomprimé
EMTRICITABINE200 mgun comprimécomprimé

La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).

Présentations et prix

Fichier des présentations · BDPM

  • 1 flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 30 comprimé(s) avec fermeture de sécurité enfant

    CIP13 3400930069417Déclaration d'arrêt de commercialisationNon agréé collectivités

    152,48 €prix public · 151,46 € hors honoraires 100 %
  • 3 flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 30 comprimé(s) avec fermeture de sécurité enfant

    CIP13 3400930328699Déclaration de commercialisationAgréé collectivités

    453,05 €prix public · 452,03 € hors honoraires 100 %
  • plaquette(s) aluminium OPA : polyamide orienté PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)

    CIP13 3400930333679Déclaration de commercialisationAgréé collectivités

    152,48 €prix public · 151,46 € hors honoraires 100 %

Autres spécialités de même substance

Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques

Classification ATC

Correspondance du fichier MITM de la BDPM du 13/10/2026

  1. JANTI-INFECTIEUX (USAGE SYSTEMIQUE)
  2. J05ANTIVIRAUX A USAGE SYSTEMIQUE
  3. J05AANTIVIRAUX A ACTION DIRECTE
  4. J05ARANTIVIRAUX POUR LE TRAITEMENT DES INFECTIONS HIV EN ASSOCIATION
  5. J05AR03TENOFOVIR DISOPROXIL ET EMTRICITABINE
Voir les 12 spécialités de la classe J05AR03

Informations administratives

Fichier des spécialités · BDPM

Code CIS
63146673
Titulaire de l’AMM
BIOGARAN
Forme pharmaceutique
comprimé pelliculé
Voie d’administration
orale
Procédure
Procédure nationale
Autorisation
Autorisation active · 23/12/2016
Commercialisation
Commercialisée
Surveillance renforcée
Non

Informations de sécurité

Informations importantes publiées par l’ANSM · BDPM

Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.

Sources et périmètre du catalogue

Les médicaments référencés sont ceux de la base publique française. Les correspondances ATC proviennent du fichier des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur : elles couvrent 12 583 spécialités sur 15 845. L’absence d’un médicament dans une classe ne signifie pas qu’il n’existe pas ou qu’il n’est pas disponible.

Interactions, restrictions et contre-indications : texte des rubriques 4.2 à 4.7 du résumé des caractéristiques du produit (RCP) publié dans la base de données publique des médicaments, mise à jour du 03/11/2026, consultée le 04/11/2026. Le texte est repris sans modification ; seuls son découpage par niveau de contrainte et le repérage des passages sont automatiques. Conditions de prescription et de délivrance, prix, remboursement et informations de sécurité : fichiers téléchargeables de la BDPM (Licence ouverte). Le RCP, la notice et les informations de sécurité peuvent évoluer entre deux mises à jour : la fiche officielle fait référence.

Catalogue consulté le 04/11/2026. Les libellés de la nomenclature CNAM ne couvrent pas tous les codes récents. Les informations et la disponibilité peuvent évoluer : consultez le RCP et la notice officiels avant toute décision. La présence dans une même classe ATC ne constitue pas une règle de substitution.

Outil d’aide à la décision destiné aux professionnels de santé. Ne se substitue pas au jugement clinique. Medicalcul est un service indépendant, sans caution de l’ANSM, de la HAS ou de l’Assurance Maladie.