GLIBENCLAMIDE ARROW 2,5 mg, comprimé sécable
Interactions médicamenteuses
RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026
Associations contre-indiquées 2
-
1) Le produit suivant est susceptible de majorer l’effet hypoglycémiant
-
Miconazole (voie générale, gel buccal)
Augmentation de l’effet hypoglycémiant avec survenue possible de manifestations hypoglycémiques, voire de coma.
Associations déconseillées 5
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1) Les produits suivants sont susceptibles de majorer l’effet hypoglycémiant
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Phénylbutazone
Pour toutes les formes de phénylbutazone, y compris locales : augmentation de l’effet hypoglycémiant des sulfonylurées par diminution de leur métabolisme hépatique.
Utiliser de préférence un autre anti-inflammatoire moins interactif, sinon prévenir le patient et renforcer l’auto-surveillance glycémique : adapter éventuellement la posologie pendant le traitement par l’anti-inflammatoire et après son arrêt.
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Alcool
Effet antabuse (chaleur, rougeurs, vomissement, tachycardie).
Augmentation de la réaction hypoglycémique (inhibition de réactions de compensation), pouvant faciliter la survenue de coma hypoglycémique.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l’alcool.
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2) Le produit suivant risque d’entraîner une augmentation de la glycémie :
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Danazol : effet diabétogène du danazol
Si l'association ne peut être évitée, prévenir le patient et renforcer l'auto-surveillance glycémique et urinaire. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par le danazol et après son arrêt.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi 13
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1) Les produits suivants sont susceptibles de majorer l’effet hypoglycémiant
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Bêtabloquants (sauf esmolol)
Tous les bêtabloquants peuvent masquer certains symptômes de l’hypoglycémie : les palpitations et la tachycardie. La plupart des bêtabloquants non cardio-sélectifs augmentent l’incidence et la sévérité de l’hypoglycémie.
Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l’auto-surveillance glycémique.
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Fluconazole
Augmentation du temps de demi-vie du sulfonylurée avec survenue possible de manifestations hypoglycémiques.
Prévenir le patient, renforcer l’auto-surveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfonylurée pendant le traitement par le fluconazole.
-
Inhibiteurs de l’enzyme de conversion
L’utilisation des inhibiteurs de l’enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l’effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par les sulfonylurées.
La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle.
Une hypothèse avancée serait une amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en insuline.
Renforcer l’auto-surveillance glycémique.
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Clarithromycine, érythromycine
Risque d’hypoglycémie par augmentation de l’absorption et des concentrations plasmatiques de l’antidiabétique.
Prévenir le patient, renforcer l’auto-surveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfonylurée pendant le traitement par la clarithromycine (ou l’érythromycine).
-
2) Les produits suivants risquent d’entraîner une augmentation de la glycémie :
-
Chlorpromazine (neuroleptiques) : à fortes posologies (> 100 mg par jour de chlorpromazine), élévation de la glycémie (diminution de la libération d'insuline).
Prévenir le patient et renforcer l'auto-surveillance glycémique. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par le neuroleptique et après son arrêt.
-
Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)
(Voies générale et locale : intra-articulaire, cutanée et lavement rectal) et tétracosactide : Elévation de la glycémie avec parfois acidocétose (diminution de la tolérance aux glucides par les corticoïdes).
Prévenir le patient et renforcer l'auto-surveillance glycémique, surtout en début de traitement. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt. -
Bêta-2 mimétiques (ritodrine, salbutamol, terbutaline) : (voie I.V.)
Elévation de la glycémie par les bêta-2 stimulants.
Renforcer la surveillance sanguine et urinaire. Passer éventuellement à l'insuline.
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3) Autres interactions :
-
Bosentan
Risque de moindre efficacité du glibenclamide par diminution de ses concentrations plasmatiques, en raison de l’effet inducteur du bosentan. Par ailleurs, des cas d’hépatotoxicité ont été rapportés lors de l’association.
Surveillance de la glycémie, adaptation du traitement si besoin, et surveillance des constantes biologiques hépatiques.
-
Analogues de la somatostatine
Risque d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie : diminution ou augmentation des besoins en sulfonylurées, par exemple diminution de la sécrétion de glucagon endogène.
Renforcer l’auto-surveillance glycémique et adapter si besoin la posologie du sulfonylurée pendant le traitement par l’octréotide ou la lanréotide.
-
Colesevelam
L’administration concomitante de colesevelam et de glibenclamide a entraîné une diminution de l’AUC0-inf et de la Cmax du glibenclamide de 32 % et de 47 %, respectivement.
Aucune interaction n’a été observée lorsque le colesevelam était administré quatre heures après le glibenclamide.
En conséquence, le glibenclamide doit être pris au moins 4 heures avant le colesevelam.
Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.
Niveaux de contrainte : définitions
- Contre-indication
- Caractère absolu : l’association ne doit pas être réalisée.
- Association déconseillée
- À éviter le plus souvent, sauf après examen approfondi du rapport bénéfice/risque ; impose une surveillance étroite.
- Précaution d’emploi
- Association possible en respectant les recommandations du RCP (adaptation posologique, surveillance clinique, biologique, ECG…).
- À prendre en compte
- Risque d’interaction, le plus souvent une addition d’effets indésirables, sans recommandation pratique : l’opportunité de l’association est à évaluer.
Résumé des définitions publiées par l’ANSM (mode d’utilisation du Thésaurus des interactions médicamenteuses — nouvelle fenêtre). Le classement affiché est celui du RCP de cette spécialité.
Restrictions
RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM
- Grossesse Précisions au RCP 4.6
- Allaitement Contre-indication citée 4.3
- Insuffisance rénale Contre-indication citée 4.3
- Insuffisance hépatique Aucun passage repéré
- Conduite Précisions au RCP 4.7
Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.
GrossessePrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Grossesse
Risque lié au diabète
Le diabète (gestationnel ou permanent), lorsqu’il n’est pas équilibré, est à l’origine d’une augmentation des malformations congénitales et de la mortalité périnatale. En période péri-conceptionnelle, un équilibre aussi bon que possible du diabète doit être réalisé, afin de réduire le risque malformatif.
Risque lié au glibenclamide
Les sulfonylurées sont tératogènes chez l’animal à doses élevées.
En clinique, il n’existe pas actuellement de données pertinentes ou en nombre suffisant pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique du glibenclamide lorsqu’il est administré pendant la grossesse.
Conduite à tenir
La rééquilibration du diabète permet de normaliser le déroulement de la grossesse dans cette catégorie de patientes.
Elle fait appel impérativement à l’insuline, quel que soit le type de diabète I ou II, gestationnel ou permanent.
Dans ce dernier cas, il est recommandé d’effectuer le relais d’un traitement oral par l’insuline dès l’instant où une grossesse est envisagée ou en cas de découverte fortuite d’une grossesse exposée à ce médicament : dans ce cas, ceci ne constitue pas l’argument systématique pour conseiller une interruption de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
Une surveillance néonatale de la glycémie est recommandée.
AllaitementContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- d’allaitement.
« Contre-indiqué » dans la rubrique 4.6RCP 4.6
En l’absence de données concernant le passage dans le lait maternel et compte tenu du risque d’hypoglycémie néonatale, l’allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Allaitement
En l’absence de données concernant le passage dans le lait maternel et compte tenu du risque d’hypoglycémie néonatale, l’allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.
Insuffisance rénaleContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- d’insuffisance rénale ou hépatique sévère ;
PosologieRCP 4.2
Chez le patient dénutri ou présentant une altération marquée de l’état général, ou dont la ration calorique est irrégulière et chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique, le traitement doit être instauré à la dose la plus faible et les paliers posologiques doivent être scrupuleusement respectés, de façon à éviter les réactions hypoglycémiques (voir rubrique 4.4).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
- insuffisance rénale et hépatique : la pharmacocinétique et/ou pharmacodynamie du glibenclamide peut être modifiée chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique. En cas de survenue d'une hypoglycémie chez ces patients, celle-ci risquant d'être grave et prolongée, une prise en charge appropriée doit être instituée ;
ConduitePrécisions au RCP
Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7
Les patients devront être sensibilisés sur les symptômes d’hypoglycémie et devront être prudents en cas de conduite et d’utilisation de machines.
Prescription et délivrance
Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.
Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.
Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre
Remboursement
65 %taux de remboursement Assurance Maladie
Agréé aux collectivités
Contre-indicationsRCP 4.3
Ce médicament est contre-indiqué en cas :
- d’hypersensibilité au glibenclamide, à d’autres sulfonylurées ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- de diabète insulino-dépendant, en particulier diabète juvénile, diabète acido-cétosique, pré-coma diabétique ;
- d’insuffisance rénale ou hépatique sévère ;
- de porphyries ;
- de traitement par miconazole (voir rubrique 4.5) ;
- d’allaitement.
Composition
Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM
| Substance | Dosage | Référence du dosage | Élément |
|---|---|---|---|
| GLIBENCLAMIDE | 2,5 mg | un comprimé | comprimé |
La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).
Présentations et prix
Fichier des présentations · BDPM
-
plaquette(s) PVC-Aluminium de 60 comprimé(s)
3,53 €prix public · 2,51 € hors honoraires 65 %
Autres spécialités de même substance
Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques
Classification ATC
Correspondance du fichier MITM de la BDPM du 13/10/2026
- ASYSTEME DIGESTIF ET METABOLISME
- A10MEDICAMENTS DU DIABETE
- A10BMEDICAMENTS HYPOGLYCEMIANTS, INSULINES EXCLUSES
- A10BBSULFAMIDES, DERIVES DE L'UREE
- A10BB01GLIBENCLAMIDE
Informations administratives
Fichier des spécialités · BDPM
- Code CIS
- 64922382
- Titulaire de l’AMM
- ARROW GENERIQUES
- Forme pharmaceutique
- comprimé sécable
- Voie d’administration
- orale
- Procédure
- Procédure nationale
- Autorisation
- Autorisation active · 12/11/2008
- Commercialisation
- Commercialisée
- Surveillance renforcée
- Non
Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.