LUDIOMIL 25 mg, comprimé pelliculé
Interactions médicamenteuses
RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026
Médicaments abaissant le seuil épileptogène
L’utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, les fluoroquinolones, le bupropion, le tramadol.
Médicaments atropiniques
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc.
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
Médicaments à l'origine d'une hypotension orthostatique
Outre les antihypertenseurs, de nombreux médicaments peuvent entraîner une hypotension orthostatique. C'est le cas notamment des dérivés nitrés, des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, des alphabloquants à visée urologique, des antidépresseurs imipraminiques et des neuroleptiques phénothiaziniques, des agonistes dopaminergiques et de la lévodopa. Leur utilisation conjointe risque donc de majorer la fréquence et l'intensité de cet effet indésirable.
Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H 1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Associations déconseillées 5
-
(Voir rubrique 4.4)
-
Clonidine et guanfacine
Décrit pour la désipramine et l’imipramine : inhibition de l’effet antihypertenseur de la clonidine ou de la guanfacine (antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques).
-
Sympathomimétiques alpha et bêta (voie IM et IV) (adrénaline, dopamine, noradrénaline, norépinéphrine)
Hypertension paroxystique avec possibilité de troubles du rythme (inhibition de l’entrée du sympathomimétique dans la fibre sympathique).
-
Alcool (boisson ou excipient)
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines. Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
-
Oxybate de sodium
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Associations faisant l’objet de précautions d’emploi 2
-
Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (citalopram, dapoxétine, escitalopram fluvoxamine, fluoxétine, paroxétine, sertraline)
Augmentation des concentrations plasmatiques de la maprotiline avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables.
Surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique.
-
Adrénaline (voie bucco-dentaire ou sous-cutanée)
Troubles du rythme ventriculaires graves par augmentation de l’excitabilité cardiaque.
Limiter l’apport, par exemple, moins de 0,1 mg d’adrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en une heure, chez l’adulte.
Associations à prendre en compte 5
-
Médicaments abaissant la pression artérielle
Majoration du risque d’hypotension, notamment orthostatique.
-
Bêta bloquant dans l’insuffisance cardiaque
Effet vasodilatateur et risque d’hypotension, notamment orthostatique (effet additif).
-
Dapoxetine
Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncope.
-
Orlistat
Risque d'échec thérapeutique en cas de traitement concomitant par Orlistat.
-
Baclofène
Risque d’augmentation de l’hypotonie musculaire.
Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.
Niveaux de contrainte : définitions
- Contre-indication
- Caractère absolu : l’association ne doit pas être réalisée.
- Association déconseillée
- À éviter le plus souvent, sauf après examen approfondi du rapport bénéfice/risque ; impose une surveillance étroite.
- Précaution d’emploi
- Association possible en respectant les recommandations du RCP (adaptation posologique, surveillance clinique, biologique, ECG…).
- À prendre en compte
- Risque d’interaction, le plus souvent une addition d’effets indésirables, sans recommandation pratique : l’opportunité de l’association est à évaluer.
Résumé des définitions publiées par l’ANSM (mode d’utilisation du Thésaurus des interactions médicamenteuses — nouvelle fenêtre). Le classement affiché est celui du RCP de cette spécialité.
Restrictions
RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM
- Grossesse Précisions au RCP 4.6
- Allaitement Précisions au RCP 4.6
- Insuffisance rénale Précisions au RCP 4.2
- Insuffisance hépatique Contre-indication citée 4.3
- Conduite Précisions au RCP 4.7
Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.
GrossessePrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Grossesse
Le maintien d’un bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse et si possible en monothérapie.
A ce jour, les résultats des données semblent exclure un risque malformatif particulier des antidépresseurs imipraminiques, mais pour la maprotiline, les données sont limitées. Chez les nouveau-nés de mères traitées en fin de grossesse par un antidépresseur imipraminique, des signes d’imprégnation (notamment atropiniques) et/ou de sevrage ont parfois été décrits :
· troubles neurologiques dans la première semaine de vie (hypotonie, hyperexcitabilité, trémulations, voire exceptionnellement convulsions)
· troubles respiratoires (polypnée, accès de cyanose, voire exceptionnellement détresse respiratoire)
· troubles digestifs (difficulté de mise en route de l’alimentation, retard à l’émission du méconium et distension abdominale).
Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont le plus souvent de courte durée et peu sévères.
Compte-tenu des données disponibles, l’utilisation de la maprotiline est envisageable quel que soit le terme de la grossesse. La surveillance du nouveau-né tiendra compte des effets précédemment décrits.
AllaitementPrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Allaitement
La maprotiline est excrétée dans le lait. La dose estimée reçue par l’enfant et les effets chez le nouveau-né allaité ne sont pas connus. En conséquence, le traitement est à éviter pendant l’allaitement.
Insuffisance rénalePrécisions au RCP
PosologieRCP 4.2
Insuffisance rénale
Ludiomil doit être administré avec précaution chez les patients souffrant d’insuffisance rénale légère à modérée mais ne doit pas être administré chez les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère.
Insuffisance hépatiqueContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
· insuffisance hépatique ou rénale sévère,
PosologieRCP 4.2
Insuffisance hépatique et rénale
Il convient de diminuer la posologie (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
Ludiomil doit être administré avec précaution chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique légère à modérée mais ne doit pas être administré chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère.
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
· dans les insuffisances hépatiques et rénales, en raison du risque de surdosage (voir rubrique 5.2).
ConduitePrécisions au RCP
Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7
Les patients prenant Ludiomil doivent être avertis qu’une vision floue, des étourdissements, une somnolence et d’autres symptômes du système nerveux central (voir rubrique 4.8) peuvent survenir, auxquels cas les patients ne doivent pas conduire de véhicule ni utiliser de machines ou entreprendre d’autres activités potentiellement dangereuses. Les patients doivent également être avertis que la consommation d’alcool ou d’autres médicaments est susceptible de renforcer ces effets.
Prescription et délivrance
Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.
Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.
Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre
Remboursement
65 %taux de remboursement Assurance Maladie
Agréé aux collectivités
Contre-indicationsRCP 4.3
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE prescrit dans les cas suivants :
· hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients listés dans la section 6.1,
· Possibilité de sensibilité croisée aux antidépresseurs tricycliques,
· trouble convulsif ou seuil épileptogène bas (par ex. en cas d’atteinte cérébrale d’étiologies diverses, d’alcoolisme),
· insuffisance hépatique ou rénale sévère,
· risque connu de glaucome par fermeture de l’angle,
· risque de rétention urinaire lié à des troubles urétro-prostatiques,
· infarctus du myocarde récent, troubles de la conduction cardiaque y compris syndrome du QT long congénital,
· intoxication aigüe à l’alcool, aux hypnotiques ou aux psychotropes.
Composition
Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM
| Substance | Dosage | Référence du dosage | Élément |
|---|---|---|---|
| CHLORHYDRATE DE MAPROTILINE | 25 mg | un comprimé | comprimé |
La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).
Présentations et prix
Fichier des présentations · BDPM
-
plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 50 comprimé(s)
5,46 €prix public · 4,44 € hors honoraires 65 %
Autres spécialités de même substance
Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques
Classification ATC
Correspondance du fichier MITM de la BDPM du 13/10/2026
- NSYSTEME NERVEUX
- N06PSYCHOANALEPTIQUES
- N06AANTIDEPRESSEURS
- N06AAINHIBITEURS NON SELECTIFS DE LA RECAPTURE DE LA MONOAMINE
- N06AA21MAPROTILINE
Informations administratives
Fichier des spécialités · BDPM
- Code CIS
- 63912862
- Titulaire de l’AMM
- AMDIPHARM
- Forme pharmaceutique
- comprimé pelliculé
- Voie d’administration
- orale
- Procédure
- Procédure nationale
- Autorisation
- Autorisation active · 16/08/1994
- Commercialisation
- Commercialisée
- Surveillance renforcée
- Non
Informations de sécurité
Informations importantes publiées par l’ANSM · BDPM
- Rappel de lots de Ludiomil (maprotiline) et remplacement de cet antidépresseur — nouvelle fenêtreDu 29/07/2025 au 29/07/2027
Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.