METRONIDAZOLE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable
Interactions médicamenteuses
RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026
Ce RCP ne classe pas ses interactions par niveau de contrainte. La rubrique 4.5 est reproduite telle quelle.
Interactions avec d’autres médicaments
Amiodarone
Des allongements de l’intervalle QT et des torsades de pointes ont été rapportés en cas d’administration concomitante de métronidazole et d’amiodarone. Il convient de surveiller l’intervalle QT sur l’ECG en cas d’utilisation concomitante d’amiodarone et de métronidazole. Il convient également de recommander aux patients traités en ambulatoire de consulter un médecin s’ils présentent des symptômes qui pourraient indiquer la présence de torsades de pointes, tels que des vertiges, des palpitations ou des syncopes.
Barbituriques
Le phénobarbital est susceptible d’augmenter le métabolisme hépatique du métronidazole, réduisant sa demi-vie plasmatique à 3 heures.
Busulfan
L’administration concomitante de métronidazole et de busulfan est susceptible d’entraîner une augmentation significative des concentrations plasmatiques du busulfan. Le mécanisme de cette interaction n’a pas été décrit. En raison du risque de toxicité sévère et de mortalité associé à des taux plasmatiques élevés de busulfan, l’utilisation concomitante de ce dernier et de métronidazole doit être évitée.
Carbamazépine
Le métronidazole est susceptible d’inhiber le métabolisme de la carbamazépine et donc d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de cette dernière.
Cimétidine
Lorsqu’elle est administrée de manière concomitante, la cimétidine est susceptible de réduire l’élimination du métronidazole dans des cas isolés et de conduire ainsi à une augmentation des concentrations sériques du métronidazole.
Contraceptifs
Dans des cas exceptionnels, certains antibiotiques peuvent réduire l’effet des contraceptifs oraux en interférant avec l’hydrolyse bactérienne des conjugués stéroïdiens dans l’intestin, réduisant ainsi la réabsorption des stéroïdes non conjugués. Par conséquent, les taux plasmatiques du stéroïde actif diminuent. Cette interaction inhabituelle peut survenir chez les femmes présentant une excrétion importante de conjugués stéroïdiens par la bile. Des cas d’échec de la contraception orale ont été signalés avec différents antibiotiques (p. ex. ampicilline, amoxicilline, tétracyclines et métronidazole).
Dérivés de la coumarine
Le traitement concomitant par métronidazole peut potentialiser l’effet anticoagulant de ces dérivés et augmenter le risque de saignements en réduisant leur dégradation hépatique. Une adaptation de la posologie de l’anticoagulant peut être nécessaire.
Ciclosporine
Dans le cadre d’un traitement simultané par ciclosporine et métronidazole, il existe un risque d’augmentation des concentrations sériques de la ciclosporine. Une surveillance fréquente de la ciclosporine et de la créatinine est nécessaire.
Disulfirame
L’administration simultanée de disulfirame peut entraîner des états confusionnels, voire des réactions psychotiques. L’association de ces deux agents doit donc être évitée.
Fluoro-uracile
Le métronidazole inhibe le métabolisme du fluoro-uracile lorsque celui-ci est administré de manière concomitante, ce qui entraîne une augmentation de la concentration sérique du fluoro-uracile.
Lithium
Il convient de faire preuve de prudence lorsque le métronidazole est administré avec des sels de lithium. En effet, des augmentations des concentrations sériques du lithium ont été observées dans le cadre du traitement par métronidazole. Le traitement par lithium doit être progressivement diminué ou suspendu avant l’administration de métronidazole. Les concentrations sériques en lithium, en créatinine et en électrolytes doivent être surveillées chez les patients traités par lithium qui prennent du métronidazole.
Mycophénolate mofétil
Les substances à l’origine d’une altération de la flore intestinale (dont les antibiotiques) sont susceptibles de réduire la biodisponibilité orale des produits contenant de l’acide mycophénolique. Il est recommandé de mettre en place une surveillance clinique et biologique étroite visant à détecter tout signe d’une diminution de l’effet immunosuppresseur de l’acide mycophénolique au cours de tout traitement concomitant par des agents anti-infectieux.
Phénytoïne
Le métronidazole inhibe le métabolisme de la phénytoïne lorsque celle-ci est administrée de manière concomitante, ce qui entraîne une augmentation de la concentration sérique de la phénytoïne. En outre, l’efficacité du métronidazole est réduite en cas d’administration concomitante de phénytoïne.
Tacrolimus
L’administration concomitante de métronidazole et de tacrolimus est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations sanguines du tacrolimus. Le mécanisme suspecté est l’inhibition du métabolisme hépatique du tacrolimus via le CYP 3A4. Les taux sanguins de tacrolimus et la fonction rénale doivent être vérifiés fréquemment et la posologie adaptée en conséquence, en particulier après l’instauration ou l’arrêt d’un traitement par métronidazole chez des patients dont le protocole de traitement par tacrolimus est stabilisé.
Autres formes d’interactions
Alcool
La consommation de boissons alcoolisées doit être évitée pendant le traitement par métronidazole en raison du risque de survenue d’effets indésirables tels que des vertiges et des nausées (effet de type disulfirame).
Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.
Restrictions
RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM
- Grossesse Contre-indication citée 4.3
- Allaitement Précisions au RCP 4.6
- Insuffisance rénale Précisions au RCP 4.2
- Insuffisance hépatique Précisions au RCP 4.2 · 4.4
- Conduite Précisions au RCP 4.7
Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.
GrossesseContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- Premier trimestre de la grossesse.
« Contre-indiqué » dans la rubrique 4.6RCP 4.6
L’utilisation du métronidazole est contre-indiquée au premier trimestre de la grossesse.
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Contraception chez l’homme et la femme
Voir rubrique 4.5 « Contraceptifs »
Grossesse
L’innocuité de l’utilisation du métronidazole pendant la grossesse n’a pas été démontrée de manière certaine. Les données concernant l’utilisation en début de grossesse en particulier sont contradictoires. Certaines études ont mis en évidence une augmentation du taux de malformations. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène du métronidazole (voir rubrique 5.3).
L’utilisation du métronidazole est contre-indiquée au premier trimestre de la grossesse. Aux deuxième et troisième trimestres, ce médicament ne doit être utilisé que si les bénéfices potentiels de son utilisation pour la mère sont supérieurs aux risques d’effets délétères sur le fœtus.
AllaitementPrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Contraception chez l’homme et la femme
Voir rubrique 4.5 « Contraceptifs »
Allaitement
Le métronidazole est excrété dans le lait maternel à des concentrations proches des concentrations plasmatiques. Ce médicament ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement. Cependant, si le traitement s’avère nécessaire, l’allaitement doit être interrompu.
Insuffisance rénalePrécisions au RCP
PosologieRCP 4.2
Utilisation chez les insuffisants rénaux
Les données disponibles pour cette population sont limitées. Elles n’indiquent pas la nécessité d’une réduction de la dose (voir rubrique 5.2).
Chez les patients hémodialysés, la dose conventionnelle de métronidazole doit être prise après l’hémodialyse les jours de dialyse afin de compenser l’élimination du métronidazole pendant la procédure.
Chez les patients bénéficiant d’une dialyse péritonéale intermittente ou d’une dialyse péritonéale continue ambulatoire, aucune adaptation posologique n’est nécessaire.
Insuffisance hépatiquePrécisions au RCP
PosologieRCP 4.2
Utilisation chez les insuffisants hépatiques
Étant donné que la demi-vie dans le sérum est prolongée et la clairance plasmatique retardée en cas d’insuffisance hépatique sévère, les patients atteints d’une hépatopathie sévère nécessiteront des doses plus faibles (voir rubrique 5.2).
Chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère, la dose totale quotidienne de métronidazole doit être réduite à un tiers, et la quantité de médicament ainsi calculée doit être administrée en une seule prise par jour (voir rubrique 4.4).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
Une surveillance clinique et biologique régulière (incluant un hémogramme) est recommandée dans les cas suivants : traitement prolongé ou à fortes doses, antécédents de dyscrasie sanguine, infection sévère et insuffisance hépatique sévère.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ou une altération de l’hématopoïèse (par exemple granulocytopénie), le métronidazole ne doit être utilisé que si les bénéfices attendus sont clairement supérieurs aux risques potentiels.
- Le métronidazole est principalement métabolisé par oxydation hépatique. Une altération substantielle de la clairance du métronidazole peut survenir en cas d’insuffisance hépatique avancée. Une accumulation significative peut se produire chez les patients souffrant d’encéphalopathie hépatique et les concentrations plasmatiques élevées de métronidazole qui en résultent peuvent contribuer aux symptômes de l’encéphalopathie. Le métronidazole doit par conséquent être utilisé avec prudence chez les patients souffrant d’encéphalopathie hépatique (voir rubrique 4.2).
Des cas d’hépatotoxicité sévère/d’insuffisance hépatique aiguë, incluant des cas dont l’issue a été fatale avec une apparition très précoce après l’instauration du traitement, ont été signalés chez des patients atteints du syndrome de Cockayne en cas d’utilisation de produits contenant du métronidazole destinés à une utilisation systémique. Dans cette population, le métronidazole ne doit pas être utilisé sauf si le bénéfice est considéré comme supérieur au risque et s’il n’existe aucune autre option thérapeutique. Des tests de la fonction hépatique doivent être réalisés juste avant le début du traitement, pendant toute la durée et après la fin de celui-ci jusqu’à ce que la fonction hépatique se situe dans les limites de la normale ou que les valeurs initiales soient atteintes. Si les résultats des tests de la fonction hépatique présentent une augmentation marquée au cours du traitement, la prise du médicament devra être arrêtée. Il convient de recommander aux patients atteints du syndrome de Cockayne de signaler immédiatement à leur médecin tout symptôme de lésion hépatique possible et, le cas échéant, d’arrêter de prendre le métronidazole (voir rubrique 4.8).
ConduitePrécisions au RCP
Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7
Les patients doivent être avertis du risque d’apparition d’une somnolence, de vertiges, d’une désorientation, d’hallucinations, de convulsions ou de troubles visuels passagers. Il est recommandé aux patients de ne pas conduire de véhicules et de ne pas utiliser de machines s’ils présentent ces symptômes.
Prescription et délivrance
Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.
Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.
Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre
Remboursement
65 %taux de remboursement Assurance Maladie
Agréé aux collectivités
Contre-indicationsRCP 4.3
- Hypersensibilité à la substance active (métronidazole), à d’autres nitro-5-imidazolés ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- Premier trimestre de la grossesse.
Composition
Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM
| Substance | Dosage | Référence du dosage | Élément |
|---|---|---|---|
| MÉTRONIDAZOLE | 500 mg | un comprimé | comprimé |
La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).
Présentations et prix
Fichier des présentations · BDPM
-
plaquette(s) PVC aluminium de 4 comprimé(s)
2,80 €prix public · 1,78 € hors honoraires 65 % -
plaquette(s) PVC aluminium de 14 comprimé(s)
3,92 €prix public · 2,90 € hors honoraires 65 %
Autres spécialités de même substance
Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques
Classification ATC
Correspondance du fichier MITM de la BDPM du 13/10/2026
- PANTIPARASITAIRES, INSECTICIDES ET REPULSIFS
- P01ANTIPROTOZOAIRES
- P01AMEDICAMENTS CONTRE L'AMIBIASE ET AUTRES PROTOZOOSES
- P01ABDERIVES DU NITROIMIDAZOLE
- P01AB01METRONIDAZOLE
Informations administratives
Fichier des spécialités · BDPM
- Code CIS
- 60416081
- Titulaire de l’AMM
- ARROW GENERIQUES
- Forme pharmaceutique
- comprimé pelliculé
- Voie d’administration
- orale
- Procédure
- Procédure décentralisée
- Autorisation
- Autorisation active · 23/08/2019
- Commercialisation
- Commercialisée
- Surveillance renforcée
- Non
Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.