NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé
Interactions médicamenteuses
RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026
Ce RCP ne classe pas ses interactions par niveau de contrainte. La rubrique 4.5 est reproduite telle quelle.
Interactions
Remarque : les informations de prescription des médicaments concomitants doivent être consultées afin d’identifier les interactions potentielles.
Influence des autres médicaments sur NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé
Les interactions entre les contraceptifs oraux et des médicaments inducteurs d’enzymes peuvent entraîner des métrorragies et/ou un échec de la contraception.
Métabolisme hépatique : des interactions peuvent se produire avec les substances inductrices des enzymes du CYP450, entraînant une réduction des concentrations des hormones sexuelles et une diminution de l’efficacité des contraceptifs oraux combinés, y compris de NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé. Les substances concernées sont essentiellement les anticonvulsivants (par exemple, carbamazépine, topiramate, phénytoïne, phénobarbital, primidone, oxcarbazépine, felbamate), les anti-infectieux (par exemple, rifampicine, rifabutine, griséofulvine), le millepertuis, le bosentan et les inhibiteurs de la protéase du VIH ou du virus de l’hépatite C (VHC) (par exemple, ritonavir, bocéprévir, télaprévir) et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (par exemple, éfavirenz).
Une induction enzymatique peut se produire au bout de quelques jours de traitement. L’induction enzymatique maximale est généralement observée en l’espace de quelques semaines. Après l’arrêt du médicament, l’induction enzymatique peut persister pendant 28 jours environ.
Une méthode contraceptive mécanique doit également être utilisée pendant l’utilisation concomitante d’un inducteur enzymatique et jusqu’à 28 jours après l’arrêt de ce traitement. En cas de traitement à long terme par des inducteurs des enzymes hépatiques, une autre méthode de contraception doit être envisagée.
Si l’administration du médicament concomitant se poursuit au-delà de la fin des comprimés actifs de la plaquette en cours, la plaquette suivante doit être entamée directement, sans prendre les comprimés placebo habituels entre les deux.
La co– administration d’inhibiteurs puissants (par exemple, kétoconazole, itraconazole, clarithromycine) ou modérés (par exemple, fluconazole, diltiazem, érythromycine) du CYP3A4 peut entraîner une augmentation des concentrations sériques des œstrogènes ou des progestatifs.
Aucune étude d’interaction médicamenteuse n’a été réalisée avec NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé, mais deux études utilisant respectivement la rifampicine et le kétoconazole ont été menées avec l’association nomégestrol acétate / estradiol plus fortement dosée (nomégestrol acétate 3,75 mg + estradiol 1,5 mg) chez des femmes ménopausées. La co-administration de rifampicine diminue l’ASC0-∞ du nomégestrol acétate de 95 % et augmente l’ASC0-tlast de l’estradiol de 25 %. La co-administration de kétoconazole (200 mg en dose unique) ne modifie pas le métabolisme de l’estradiol malgré l’observation d’élévations du pic de concentration (85 %) et de l’ASC0-∞ (115 %) du nomégestrol acétate, non significatives d’un point de vue clinique. Des conclusions semblables devraient être observées chez les femmes en âge de procréer.
Influence de NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé sur les autres médicaments
Les contraceptifs contenant de l’éthinylestradiol peuvent réduire les concentrations de la lamotrigine d’environ 50 %. Il convient d’y prêter attention, en particulier lors de l’introduction d’un contraceptif combiné, y compris à base d’estradiol, chez une femme bien stabilisée sous lamotrigine.
Autres interactions
Agents antiviraux à action directe (AAD) et médicaments contenant de l'éthinylestradiol tels que les CHC
Au cours des essais cliniques sur le traitement de l’infection par le VHC par l’association médicamenteuse ombitasvir/paritaprévir/ritonavir et dasabuvir avec ou sans ribavirine, les élévations du taux d’ALAT au-delà de 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN) étaient significativement plus fréquentes chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l’éthinylestradiol, tels que des COC. De plus, chez les patientes traitées par glécaprévir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir, des élévations d'ALAT ont été observées chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l'éthinylestradiol, tels que les CHC.
Agents antiviraux à action directe (AAD) et médicaments contenant des œstrogènes autres que l'éthinylestradiol, tels que l'estradiol.
Chez les femmes utilisant des médicaments contenant des œstrogènes autres que l’éthinylestradiol, comme l’estradiol, et ombitasvir/paritaprevir/ritonavir et dasabuvir avec ou sans ribavirine la fréquence des élévations du taux d’ALAT était similaire à celle observée chez les femmes n’utilisant aucun œstrogène ; cependant, étant donné le nombre limité de femmes prenant ces autres œstrogènes, il convient d’être prudent en cas de co-administration avec l’association médicamenteuse suivante : ombitasvir/paritaprévir/ritonavir et dasabuvir avec ou sans ribavirine, glécaprévir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir/ voxilaprevir (voir rubrique 4.4).
Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.
Restrictions
RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM
- Grossesse Précisions au RCP 4.6
- Allaitement Précisions au RCP 4.6
- Insuffisance rénale Précisions au RCP 4.2
- Insuffisance hépatique Contre-indication citée 4.3
- Conduite Précisions au RCP 4.7
Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.
GrossessePrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Grossesse
L’utilisation de NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé n’est pas indiquée pendant la grossesse.
Si une grossesse survient sous NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé, la prise doit être interrompue. La majorité des études épidémiologiques n’a pas révélé d’augmentation du risque d’anomalies congénitales lorsque les mères avaient utilisé des COC contenant de l’éthinylestradiol avant la grossesse, ni d’effet tératogène lorsque des COC contenant de l’éthinylestradiol avaient été pris par erreur en début de grossesse.
Les données cliniques sur l’utilisation du produit au cours d’un nombre limité de grossesses n’ont apparemment révélé aucun effet délétère de NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé sur le fœtus ou le nouveau-né.
Dans des études effectuées sur l’animal, une toxicité pour la reproduction a été observée avec l’association nomégestrol acétate / estradiol (voir rubrique 5.3 « Données de sécurité préclinique »).
L’augmentation du risque de TEV pendant la période post-partum doit être prise en compte lors de la reprise du traitement par NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé (voir rubriques 4.2 et 4.4).
AllaitementPrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Allaitement
Les stéroïdes contraceptifs et/ou leurs métabolites pourraient être excrétés en petites quantités dans le lait mais rien ne permet d’établir que ceci aurait des effets délétères sur la santé du nourrisson.
Les COC peuvent avoir des effets sur l’allaitement dans la mesure où ils pourraient réduire la quantité de lait maternel et en modifier la composition. L’utilisation de COC n’est donc pas recommandée chez la mère allaitante jusqu’au sevrage complet de l’enfant et une méthode de contraception alternative doit être proposée aux femmes qui souhaitent allaiter.
Insuffisance rénalePrécisions au RCP
PosologieRCP 4.2
Insuffisance rénale
Bien qu’aucune donnée concernant les patientes en insuffisance rénale ne soit disponible, il est peu probable que cette affection ait une incidence sur l’élimination du nomégestrol acétate et de l’estradiol.
Insuffisance hépatiqueContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- Présence ou antécédents d’affection hépatique sévère, si le bilan hépatique n’est pas revenu à la normale.
PosologieRCP 4.2
Insuffisance hépatique
Aucune étude clinique n’a été réalisée chez les patientes présentant une insuffisance hépatique. Le métabolisme des hormones stéroïdiennes pouvant être altéré chez les patientes atteintes d’une maladie grave du foie, l’utilisation de NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé n’est pas indiquée chez ces femmes tant que les valeurs des paramètres de la fonction hépatique ne sont pas revenues à la normale (voir rubrique 4.3).
ConduitePrécisions au RCP
Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7
NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé n’a aucun effet ou qu’un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Prescription et délivrance
Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.
Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.
Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre
Remboursement
Aucun taux de remboursement indiqué pour les présentations de cette spécialité.
Non agréé aux collectivités
Contre-indicationsRCP 4.3
Les CHC ne doivent pas être utilisés dans les situations suivantes. Si l’une de ces affections apparaît pour la première fois au cours du traitement par NOMEGESTROL ACETATE/ESTRADIOL VIATRIS 2,5 mg/1,5 mg, comprimé pelliculé, la prise du médicament doit être interrompue immédiatement :
- Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
- Thrombo-embolie veineuse – présence de TEV (patiente traitée par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex., thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP]).
- Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle qu’une résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris mutation Leiden du facteur V), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S.
- Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4).
- Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
- Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
- Thrombo-embolie artérielle – présence ou antécédents de TEA (p. ex., infarctus du myocarde) ou de prodromes (p. ex., angine de poitrine).
- Affection cérébrovasculaire – présence ou antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p. ex. accident ischémique transitoire [AIT]).
- Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle qu’une
- hyperhomocystéinémie ou la présence d’anticorps anti-phospholipides (anticorps anticardiolipine, anticoagulant lupique).
- Antécédents migraineux avec symptômes neurologiques focaux.
- Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou d’un facteur de risque grave tel que :
- § diabète avec symptômes vasculaires ;
- § hypertension artérielle sévère ;
- § dyslipoprotéinémie sévère.
- Présence ou antécédents de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie sévère.
- Présence ou antécédents d’affection hépatique sévère, si le bilan hépatique n’est pas revenu à la normale.
- Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes).
- Tumeurs malignes hormono-dépendantes (par exemple : des organes génitaux ou des seins) connues ou suspectées.
- Existence ou antécédents de méningiomes
- Saignements vaginaux d’étiologie inconnue.
- Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique6.1.
Composition
Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM
| Substance | Dosage | Référence du dosage | Élément |
|---|---|---|---|
| ESTRADIOLFraction thérapeutique | 1,5 mg | un comprimé | comprimé blanc |
| ACÉTATE DE NOMÉGESTROL | 2,5 mg | un comprimé | comprimé blanc |
| ESTRADIOL HÉMIHYDRATÉ | comprimé blanc |
La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).
Présentations et prix
Fichier des présentations · BDPM
-
3 plaquettes PVC PVDC aluminium de 24 comprimés blancs et de 4 comprimés placebo vert
Prix non renseigné
Autres spécialités de même substance
Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques
Classification ATC
Code ATC indiqué dans le RCP de la spécialité (rubrique 5.1)
- GSYSTEME GENITO-URINAIRE ET HORMONES SEXUELLES
- G03HORMONES SEXUELLES ET MODULATEURS DE LA FONCTION GENITALE
- G03ACONTRACEPTIFS HORMONAUX A USAGE SYSTEMIQUE
- G03AAPROGESTATIFS ET ESTROGENES EN ASSOCIATION FIXE
- G03AA14Libellé non disponible
Informations administratives
Fichier des spécialités · BDPM
- Code CIS
- 63609655
- Titulaire de l’AMM
- EXELTIS SANTE
- Forme pharmaceutique
- comprimé pelliculé et comprimé pelliculé
- Voie d’administration
- orale
- Procédure
- Procédure décentralisée
- Autorisation
- Autorisation active · 11/08/2022
- Commercialisation
- Commercialisée
- Surveillance renforcée
- Non
Informations de sécurité
Informations importantes publiées par l’ANSM · BDPM
- Retour d'information sur le PRAC de juillet 2022 (4 - 7 juillet) — nouvelle fenêtreDu 13/07/2022 au 13/07/2027
- Médicaments à base de nomégestrol et de chlormadinone (dont Lutényl/Luteran et génériques) : l'ANSM a exprimé sa réserve lors du vote des conclusions du PRAC sur la réévaluation de leur bénéfice/risque — nouvelle fenêtreDu 08/07/2022 au 31/12/2026
- Lutényl/Lutéran et risque de méningiome — nouvelle fenêtreDu 11/03/2021 au 11/03/2027
Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.