ROSUVASTATINE SANDOZ 20 mg, comprimé pelliculé
Interactions médicamenteuses
RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026
Ce RCP ne classe pas ses interactions par niveau de contrainte. La rubrique 4.5 est reproduite telle quelle.
Effet de l’administration concomitante de médicaments sur la rosuvastatine
Inhibiteurs des transporteurs protéiques : la rosuvastatine est un substrat pour certains transporteurs protéiques, dont le transporteur hépatocytaire d'influx OATP1B1 et le transporteur d’efflux BCRP.
L’administration concomitante de rosuvastatine avec des médicaments inhibiteurs de ces transporteurs protéiques peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de rosuvastatine et un risque accru de myopathie (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5 tableau 1).
Ciclosporine : lors de l’administration concomitante de rosuvastatine et de ciclosporine, les valeurs de l’ASC de la rosuvastatine sont en moyenne 7 fois plus élevées que celles observées chez le volontaire sain (voir tableau 1). La rosuvastatine est contre-indiquée chez les patients recevant de la ciclosporine de façon concomitante (voir rubrique 4.3).
L’administration concomitante de ciclosporine et de rosuvastatine ne modifie pas les concentrations plasmatiques de ciclosporine.
Inhibiteurs de protéases : bien que le mécanisme exact d’interaction n’ait pas été élucidé, une utilisation concomitante d’inhibiteurs de protéases peut augmenter fortement l’exposition à la rosuvastatine (voir tableau 1). Par exemple, au cours d’une étude de pharmacocinétique conduite chez des volontaires sains, l’administration concomitante de rosuvastatine 10 mg avec une association de deux inhibiteurs de protéases (300 mg d’atazanavir / 100 mg de ritonavir) a entraîné une augmentation de l’ASC et de la Cmax de la rosuvastatine, respectivement d’environ 3 et 7 fois leur valeur. L’utilisation concomitante de rosuvastatine et de certaines associations d’inhibiteurs de protéases peut être envisagée après un examen attentif des ajustements de la posologie de ROSUVASTATINE SANDOZ basés sur l’augmentation attendue de l’exposition à la rosuvastatine (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5 tableau 1).
Gemfibrozil et autres hypolipémiants : l’association de la rosuvastatine et du gemfibrozil augmente la concentration maximale (Cmax) et l’ASC (multipliées par deux) de la rosuvastatine (voir rubrique 4.4).
Sur la base de données d’études d’interactions spécifiques, aucune interaction pharmacocinétique significative avec le fénofibrate n’est attendue ; cependant une interaction pharmacodynamique peut survenir. Le gemfibrozil, le fénofibrate, les autres fibrates et la niacine (acide nicotinique) à des doses hypolipémiantes (doses ≥ à 1 g/jour), administrés en association avec certains inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, augmentent le risque de myopathie, probablement parce qu’ils sont eux-mêmes à l’origine de myopathie lorsqu’ils sont administrés seuls. La dose de 40 mg est contre-indiquée lors de l’association aux fibrates (voir rubriques 4.3 et 4.4). Ces patients doivent aussi débuter leur traitement avec la dose de 5 mg.
Ezétimibe : l’utilisation concomitante de 10 mg de rosuvastatine et de 10 mg d’ézétimibe entraîne une augmentation de l’ASC de la rosuvastatine de 1,2 fois sa valeur chez les patients présentant une hypercholestérolémie (voir tableau 1). Une interaction pharmacodynamique, au regard des effets indésirables, entre la rosuvastatine et l’ézétimibe ne peut pas être exclue (voir rubrique 4.4).
Antiacides : la prise concomitante de rosuvastatine et d’un antiacide contenant un hydroxyde d’aluminium et de magnésium entraîne une diminution de la concentration plasmatique de rosuvastatine d’environ 50 %. Cet effet diminue si l’antiacide est administré 2 heures après la rosuvastatine. La signification clinique de cette interaction n’a pas été étudiée.
Érythromycine : l’utilisation concomitante de rosuvastatine et d’érythromycine entraîne une diminution de 20 % de l’ASC et une diminution de 30 % de la concentration maximale (Cmax) de rosuvastatine. Cette interaction peut être due à une augmentation de la motilité intestinale induite par l’érythromycine.
Enzymes du cytochrome P450 : les résultats des études in vitro et in vivo montrent que la rosuvastatine n’est ni un inhibiteur ni un inducteur des isoenzymes du cytochrome P450. De plus, la rosuvastatine est un substrat mineur pour ces isoenzymes. Par conséquent, aucune interaction résultant du métabolisme via le cytochrome P450 n’est attendue. Aucune interaction cliniquement significative n’a été observée entre la rosuvastatine et le fluconazole (inhibiteur du CYP2C9 et CYP3A4) ou le kétoconazole (inhibiteur du CYP2A6 et CYP3A4).
Ticagrélor : le ticagrélor inhibe le transporteur BCRP, provoquant une augmentation de 2,6 fois de l’ASC de la rosuvastatine, ce qui peut entraîner un risque accru de myopathie. Il convient de prendre en compte les avantages de la prévention des événements indésirables cardiovasculaires majeurs par l'utilisation de la rosuvastatine et les risques liés à l'augmentation des concentrations plasmatiques de rosuvastatine.
Interactions nécessitant des ajustements de la posologie de rosuvastatine (voir tableau 1) : lorsqu’il est nécessaire d’administrer de façon concomitante la rosuvastatine avec d’autres médicaments connus pour augmenter l’exposition à la rosuvastatine, la posologie de la rosuvastatine doit être ajustée.
Commencer avec une dose de rosuvastatine 5 mg une fois par jour si l’augmentation attendue de l’exposition (ASC) est d’approximativement 2 fois sa valeur ou plus. La dose maximale journalière de la rosuvastatine doit être ajustée afin que l’exposition attendue à la rosuvastatine ne soit pas supérieure à celle d’une dose journalière de 40 mg de rosuvastatine sans interaction médicamenteuse, comme par exemple une dose de rosuvastatine 20 mg avec du gemfibrozil (augmentation de l’exposition de 1,9 fois), et une dose de rosuvastatine 10 mg avec l’association ritonavir/atazanavir (augmentation de l’exposition de 3,1 fois).
S’il est observé que le médicament augmente l’ASC de la rosuvastatine de moins de 2 fois, il n’est pas nécessaire de diminuer la dose initiale mais il faut être prudent si la dose de rosuvastatine est augmentée au-delà de 20 mg.
Tableau 1. Effet de l’administration concomitante de médicaments sur l’exposition à la rosuvastatine (ASC ; par ordre décroissant de surface) à partir des essais cliniques publiés
| Multiplication par deux ou plus de l’ASC de la rosuvastatine | ||
|---|---|---|
| Schéma posologique du médicament administré en association | Schéma posologique de la rosuvastatine | Modification de l’ASC de la rosuvastatine* |
| Sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (400 mg - 100 mg - 100 mg) + Voxilaprévir (100 mg) 1 fois par jour, 15 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 7,4 fois |
| Ciclosporine 75 mg 2 fois/jour jusqu’à 200 mg 2 fois/jour, 6 mois | 10 mg 1 fois/jour, 10 jours | ↑ 7,1 fois |
| Darolutamide 600 mg 2 fois/jour, 5 jours | 5 mg, dose unique | ↑ 5,2 fois |
| Régorafénib 160 mg, 1 fois/jour, 14 jours | 5 mg, dose unique | ↑ 3,8 fois |
| Atazanavir 300 mg / Ritonavir 100 mg 1 fois/jour, 8 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 3,1 fois |
| Roxadustat 200 mg, 1 jour sur 2 | 10 mg, dose unique | ↑ 2,9 fois |
| Velpatasvir 100 mg 1 fois/jour | 10 mg, dose unique | ↑ 2,7 fois |
| Momélotinib 200 mg 1 fois/jour, 6 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 2,7 fois |
| Ticagrélor 90 mg 2 fois/jour, 2 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 2,6 fois |
| Ombitasvir 25 mg / Paritaprévir 150 mg / Ritonavir 100 mg 1 fois/jour / Dasabuvir 400 mg 2 fois/jour, 14 jours | 5 mg, dose unique | ↑ 2,6 fois |
| Tériflunomide, léflunomide | Non disponible | ↑ 2,5 fois |
| Vadadustat 600 mg 1 fois/jour, 8 jours | 20 mg, dose unique | ↑ 2,5 fois |
| Grazoprévir 200 mg / Elbasvir 50 mg 1 fois/jour, 11 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 2,3 fois |
| Glécaprévir 400 mg / Pibrentasvir 120 mg 1 fois/jour, 7 jours | 5 mg, 1 fois/jour, 7 jours | ↑ 2,2 fois |
| Lopinavir 400 mg / Ritonavir 100 mg 2 fois/jour, 17 jours | 20 mg 1 fois/jour, 7 jours | ↑ 2,1 fois |
| Capmatinib 400 mg 2 fois par jour | 10 mg, dose unique | ↑ 2,1 fois |
| Clopidogrel 300 mg dose de charge, suivi de 75 mg à 24h | 20 mg, dose unique | ↑ 2 fois |
| Fostamatinib 100 mg 2 fois par jour | 20 mg, dose unique | ↑ 2,0 fois |
| Febuxostat 120 mg 1 fois par jour | 10 mg, dose unique | ↑ 1,9 fois |
| Gemfibrozil 600 mg 2 fois/jour, 7 jours | 80 mg, dose unique | ↑ 1,9 fois |
| Tafamidis 61 mg, 2 fois/jour pendant 2 jours puis 1 fois/jour pendant 7 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 2,0 fois |
| Augmentation de moins de 2 fois de l’ASC de la rosuvastatine | ||
| Schéma posologique du médicament administré en association | Schéma posologique de la rosuvastatine | Modification de l’ASC de la rosuvastatine |
| Eltrombopag 75 mg 1 fois/jour, 5 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 1,6 fois |
| Darunavir 600 mg / Ritonavir 100 mg 2 fois/jour, 7 jours | 10 mg 1 fois/jour, 7 jours | ↑ 1,5 fois |
| Tipranavir 500 mg / Ritonavir 200 mg 2 fois/jour, 11 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 1,4 fois |
| Dronédarone 400 mg 2 fois/jour | Non disponible | ↑ 1,4 fois |
| Itraconazole 200 mg 1 fois/jour, 5 jours | 10 mg, dose unique | ↑ 1,4 fois** |
| Ezétimibe 10 mg 1 fois/jour, 14 jours | 10 mg 1 fois/jour, 14 jours | ↑ 1,2 fois** |
| Diminution de l’ASC de la rosuvastatine | ||
| Schéma posologique du médicament administré en association | Schéma posologique de la rosuvastatine | Modification de l’ASC de la rosuvastatine* |
| Erythromycine 500 mg 4 fois/jour, 7 jours | 80 mg, dose unique | ↓ 20 % |
| Baicaline 50 mg 3 fois/jour, 14 jours | 20 mg, dose unique | ↓ 47 % |
| *Les résultats présentés en multiples de (ou x-fois) représentent le rapport entre l'administration concomitante des deux produits et la rosuvastatine seule. Les résultats présentés en % représentent la différence relative en % par rapport à la rosuvastatine seule. Une augmentation est indiquée par « ↑ », une diminution par « ↓ ». **Plusieurs études d’interaction ont été effectuées à différentes doses de rosuvastatine, le tableau met en évidence le rapport le plus significatif. ASC = Aire sous la courbe |
Les médicaments/combinaisons suivants n’ont pas eu d’effet cliniquement significatif sur le ratio de l’ASC de la rosuvastatine lors de la co-administration :
Aleglitazar 0,3 mg, 7 jours ; Fénofibrate 67 mg 3 fois/jour, 7 jours ; Fluconazole 200 mg 1 fois/jour, dose unique, 11 jours ; Fosamprénavir 700 mg / Ritonavir 100 mg 2 fois/jour, 8 jours ; Kétoconazole 200 mg 2 fois/jour, 7 jours ; Rifampicine 450 mg 1 fois/jour, dose unique, 7 jours ; Silymarine 140 mg 3 fois/jour, 5 jours.
Effet de la rosuvastatine sur les médicaments co-administrés
Antivitamine K : comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, l’initiation du traitement ou l’augmentation de la posologie de la rosuvastatine chez les patients traités de façon concomitante par AVK (par exemple la warfarine ou un autre anticoagulant coumarinique) peut entraîner une augmentation de l’INR. L’arrêt de la rosuvastatine ou la baisse de sa posologie peut entraîner une diminution de l’INR. Dans ces conditions, une surveillance de l’INR est recommandée.
Contraception orale/traitement hormonal substitutif (THS) : l’utilisation concomitante de rosuvastatine et d’une contraception orale entraîne une augmentation de l’ASC de l’éthinylestradiol et du norgestrel (respectivement de 26 % et 34 %). Ces augmentations de taux plasmatiques doivent être prises en compte lors du choix de la dose du contraceptif oral.
Il n’existe pas de données pharmacocinétiques disponibles pour des sujets traités simultanément par rosuvastatine et un THS, par conséquent, un effet similaire ne peut être exclu. Cette association a été cependant largement utilisée chez des femmes au cours des essais cliniques et a été bien tolérée.
Autres médicaments
Digoxine : sur la base de données d’études d’interactions spécifiques, aucune interaction cliniquement significative avec la digoxine n’est attendue.
Acide fusidique : les études d’interactions entre la rosuvastatine et l’acide fusidique n’ont pas été conduites. Le risque de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, peut être augmenté par l’administration concomitante d’acide fusidique sous forme systémique et de statines. Le mécanisme de cette interaction (qu’il soit pharmacodynamique, pharmacocinétique, ou les deux) est encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (y compris quelques décès) ont été rapportés chez des patients recevant cette association. Si l’administration systémique d’acide fusidique s’avère nécessaire, le traitement par rosuvastatine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique. Voir aussi rubrique 4.4.
Population pédiatrique
Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte. L’étendue des interactions dans la population pédiatrique n’est pas connue.
Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.
Restrictions
RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM
- Grossesse Contre-indication citée 4.3
- Allaitement Contre-indication citée 4.3
- Insuffisance rénale Contre-indication citée 4.3
- Insuffisance hépatique Contre-indication citée 4.3
- Conduite Précisions au RCP 4.7
Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.
GrossesseContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- au cours de la grossesse, de l’allaitement et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de moyens contraceptifs appropriés.
« Contre-indiqué » dans la rubrique 4.6RCP 4.6
La rosuvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement.
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
La rosuvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement.
Les femmes en âge de procréer doivent prendre des mesures de contraception adéquates.
Grossesse
Le cholestérol et ses dérivés étant essentiels au développement du fœtus, le risque potentiel de l’inhibition de l’HMG-CoA réductase prime sur le bénéfice attendu d’un traitement par statine lors d’une grossesse. Les études sur l’animal mettent en évidence une toxicité limitée sur la reproduction (voir rubrique 5.3). En cas de découverte d’une grossesse pendant le traitement, celui-ci doit être interrompu immédiatement.
AllaitementContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- au cours de la grossesse, de l’allaitement et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de moyens contraceptifs appropriés.
« Contre-indiqué » dans la rubrique 4.6RCP 4.6
La rosuvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement.
ROSUVASTATINE SANDOZ est contre-indiqué pendant l’allaitement.
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
La rosuvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement.
Les femmes en âge de procréer doivent prendre des mesures de contraception adéquates.
Allaitement
Des données limitées provenant de rapports publiés indiquent que la rosuvastatine est présente dans le lait maternel. Chez le rat, la rosuvastatine est excrétée dans le lait. En raison du mécanisme d’action de ROSUVASTATINE SANDOZ, il existe un risque potentiel d’effets indésirables chez le nourrisson. ROSUVASTATINE SANDOZ est contre-indiqué pendant l’allaitement.
Insuffisance rénaleContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min),
- insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 mL/min),
PosologieRCP 4.2
Posologie chez l’insuffisant rénal
En cas d’insuffisance rénale légère à modérée, aucun ajustement posologique n’est nécessaire. Une dose initiale de 5 mg est recommandée chez les patients avec une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 mL/min). La dose de 40 mg est contre-indiquée chez les patients avec une insuffisance rénale modérée. En cas d’insuffisance rénale sévère, tous les dosages de la rosuvastatine sont contre-indiqués (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Chez les patients avec un score de Child-Pugh ≤ 7, aucune augmentation de l’exposition systémique à la rosuvastatine n’a été observée. Chez les patients avec un score de Child-Pugh de 8 ou 9, une augmentation de l’exposition systémique à la rosuvastatine a été observée (voir rubrique 5.2). Chez ces patients une évaluation de la fonction rénale sera réalisée (voir rubrique 4.4).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
- insuffisance rénale,
La rosuvastatine ne doit pas être utilisée en cas de survenue de symptômes graves, aigus suggérant une myopathie ou prédisposant à l’apparition d’une insuffisance rénale secondaire à une rhabdomyolyse (ex. infection aiguë sévère, hypotension, intervention chirurgicale majeure, traumatisme, troubles métaboliques, électrolytiques ou endocriniens sévères ou épilepsie non contrôlée).
Insuffisance hépatiqueContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- chez les patients présentant une affection hépatique évolutive y compris des élévations inexpliquées et prolongées des transaminases sériques et toute augmentation des transaminases sériques au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN),
PosologieRCP 4.2
Posologie chez l’insuffisant hépatique
Chez les patients avec un score de Child-Pugh ≤ 7, aucune augmentation de l’exposition systémique à la rosuvastatine n’a été observée. Chez les patients avec un score de Child-Pugh de 8 ou 9, une augmentation de l’exposition systémique à la rosuvastatine a été observée (voir rubrique 5.2). Chez ces patients une évaluation de la fonction rénale sera réalisée (voir rubrique 4.4).
Chez les patients avec un score de Child-Pugh > 9, aucune donnée n’est disponible. La rosuvastatine est contre-indiquée chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubrique 4.3).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
Comme les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, la rosuvastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients consommant d’importantes quantités d’alcool et/ou présentant des antécédents de maladie hépatique.
ConduitePrécisions au RCP
Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7
Aucune étude n'a été réalisée pour déterminer l'effet de la rosuvastatine sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, sur la base des propriétés pharmacodynamiques de la rosuvastatine, aucun effet n'est attendu. Lors de la conduite de véhicules ou de l’utilisation de machines, la survenue possible de vertiges doit être prise en compte.
Prescription et délivrance
Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.
Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.
Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre
Remboursement
65 %taux de remboursement Assurance Maladie
Agréé aux collectivités
Contre-indicationsRCP 4.3
La rosuvastatine est contre-indiquée :
- chez les patients présentant une hypersensibilité à la rosuvastatine ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
- chez les patients présentant une affection hépatique évolutive y compris des élévations inexpliquées et prolongées des transaminases sériques et toute augmentation des transaminases sériques au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN),
- chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min),
- chez les patients atteints de myopathie,
- chez les patients recevant un traitement concomitant par sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir rubrique 4.5),
- chez les patients recevant de la ciclosporine de façon concomitante,
- au cours de la grossesse, de l’allaitement et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de moyens contraceptifs appropriés.
La dose de 40 mg est contre-indiquée chez les patients présentant des facteurs prédisposant de myopathie/rhabdomyolyse. Ces facteurs incluent :
- insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 mL/min),
- hypothyroïdie,
- antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires héréditaires,
- antécédents personnels d’atteinte musculaire avec un autre inhibiteur de l'HMG-CoA réductase ou un fibrate,
- consommation excessive d'alcool,
- situations favorisant une élévation des taux plasmatiques de rosuvastatine,
- patients asiatiques,
- association aux fibrates.
(voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.2).
Composition
Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM
| Substance | Dosage | Référence du dosage | Élément |
|---|---|---|---|
| ROSUVASTATINE CALCIQUE | comprimé | ||
| ROSUVASTATINEFraction thérapeutique | 20 mg | un comprimé | comprimé |
La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).
Présentations et prix
Fichier des présentations · BDPM
-
plaquette(s) OPA : polyamide orienté aluminium PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)
5,43 €prix public · 4,41 € hors honoraires 65 % -
plaquette(s) OPA : polyamide orienté aluminium PVC-Aluminium de 90 comprimé(s)
15,73 €prix public · 12,97 € hors honoraires 65 %
Autres spécialités de même substance
Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques
Classification ATC
Correspondance du fichier MITM de la BDPM du 13/10/2026
- CSYSTEME CARDIO-VASCULAIRE
- C10AGENTS MODIFIANT LES LIPIDES
- C10AAGENTS MODIFIANT LES LIPIDES NON ASSOCIES
- C10AAINHIBITEURS DE L'HMG-COA REDUCTASE
- C10AA07ROSUVASTATINE
Informations administratives
Fichier des spécialités · BDPM
- Code CIS
- 64033397
- Titulaire de l’AMM
- SANDOZ
- Forme pharmaceutique
- comprimé pelliculé
- Voie d’administration
- orale
- Procédure
- Procédure décentralisée
- Autorisation
- Autorisation active · 11/07/2016
- Commercialisation
- Commercialisée
- Surveillance renforcée
- Non
Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.