DARUNAVIR REDDY PHARMA 400 mg, comprimé pelliculé
Interactions médicamenteuses
RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026
Ce RCP ne classe pas ses interactions par niveau de contrainte. La rubrique 4.5 est reproduite telle quelle.
Le profil d’interaction du darunavir peut varier selon le booster pharmacocinétique associé (ritonavir ou cobicistat). Les recommandations concernant l’utilisation concomitante du darunavir et d’autres médicaments peuvent alors être différentes selon que le darunavir est boosté par le ritonavir ou le cobicistat (voir rubriques 4.3 et 4.4). La prudence est également nécessaire en début de traitement en cas de changement de booster pharmacocinétique du ritonavir au cobicistat (voir rubrique 4.4).
Médicaments qui modifient l’exposition du darunavir (ritonavir en tant que booster)
Le darunavir et le ritonavir sont métabolisés par le CYP3A. Les médicaments inducteurs de l’activité du CYP3A sont susceptibles d’augmenter la clairance du darunavir et du ritonavir, entraînant une diminution des concentrations plasmatiques du darunavir et du ritonavir et conduisant, pour le darunavir, à une perte d’effet thérapeutique et à un risque de développement de résistance (voir rubriques 4.3 et 4.4). Les inducteurs du CYP3A contre-indiqués sont la rifampicine, le millepertuis et le lopinavir.
La co-administration du darunavir et du ritonavir avec d’autres médicaments inhibiteurs du CYP3A peut diminuer la clairance du darunavir et du ritonavir et par conséquent entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques du darunavir et du ritonavir. La co-administration avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, l’indinavir, les antifongiques azolés tels que le clotrimazole) n’est pas recommandée et la prudence est nécessaire. Ces interactions sont décrites dans le tableau d’interactions ci-après.
Médicaments qui modifient l’exposition du darunavir (cobicistat en tant que booster)
Le darunavir et le cobicistat sont métabolisés par le CYP3A, et leur co-administration avec des inducteurs du CYP3A peut, par conséquent, entraîner une exposition plasmatique suboptimale au darunavir.
Le darunavir boosté par le cobicistat est plus sensible à l’induction du CYP3A par rapport au darunavir boosté par le ritonavir : la co-administration de darunavir/cobicistat avec des médicaments qui sont des inducteurs puissants du CYP3A (par exemple, le millepertuis, la rifampicine, la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne) est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). La co-administration de darunavir/cobicistat avec des inducteurs faibles à modérés du CYP3A (par exemple, l’éfavirenz, l’étravirine, la névirapine, le bocéprévir, la fluticasone et le bosentan) n’est pas recommandée (voir le tableau des interactions ci-après).
Pour la co-administration avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4, les mêmes recommandations s’appliquent indépendamment du fait que darunavir soit boosté par le ritonavir ou le cobicistat (voir rubrique ci-dessus).
Médicaments qui peuvent être affectés par le darunavir boosté par le ritonavir
Le darunavir et le ritonavir sont des inhibiteurs du CYP3A, du CYP2D6 et de la P-gp. La co-administration de darunavir/ ritonavir avec des médicaments métabolisés principalement par le CYP3A et/ou le CYP2D6 ou transportés par la P-gp peut provoquer une augmentation de l’exposition systémique à ces médicaments, ce qui peut augmenter ou prolonger leur effet thérapeutique ou leurs effets indésirables.
Le darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir ne doit pas être associé avec des médicaments dont la clairance est fortement dépendante du CYP3A et pour lesquels une augmentation de l’exposition systémique peut entraîner des événements indésirables graves et/ou pouvant mettre en jeu le pronostic vital (faible marge thérapeutique) (voir rubrique 4.3).
La co-administration de darunavir boosté avec des médicaments ayant des métabolites actifs formés par le CYP3A peut résulter en une concentration plasmatique réduite de ces métabolites actifs, entraînant potentiellement une perte de leur effet thérapeutique (voir le tableau d’interactions ci-dessous).
L’effet booster pharmacocinétique global du ritonavir se traduit par une augmentation de l’exposition systémique du darunavir d’environ 14 fois lorsqu’une dose unique de 600 mg de darunavir a été administrée par voie orale en association avec 100 mg de ritonavir deux fois par jour. En conséquence, le darunavir ne doit être administré qu’en association avec un booster pharmacocinétique (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Une étude clinique réalisée avec un mélange de médicaments métabolisés par les cytochromes CYP2C9, CYP2C19 et CYP2D6 a démontré une augmentation de l’activité du CYP2C9 et du CYP2C19 et une inhibition de l’activité du CYP2D6 en présence de darunavir/ritonavir, qui peuvent être dues à la présence de ritonavir à faible dose. La co-administration de darunavir et ritonavir avec des médicaments principalement métabolisés par le CYP2D6 (tels que flécaïnide, propafénone, métoprolol) peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments, ce qui pourrait augmenter ou prolonger leur effet thérapeutique et leurs effets indésirables. La co-administration de darunavir et ritonavir avec des médicaments principalement métabolisés par le CYP2C9 (tels que warfarine) et le CYP2C19 (tels que méthadone) peut entraîner une diminution de l’exposition systémique de ces médicaments, ce qui pourrait diminuer ou raccourcir leur effet thérapeutique.
Bien que l’effet sur le CYP2C8 n’ait été étudié qu’in vitro, la co-administration de darunavir et ritonavir avec des médicaments principalement métabolisés par le CYP2C8 (tels que paclitaxel, rosiglitazone, répaglinide) peut entraîner une diminution de l’exposition systémique de ces médicaments, ce qui pourrait diminuer ou raccourcir leur effet thérapeutique.
Le ritonavir inhibe les transporteurs glycoprotéine P, OATP1B1 et OATP1B3. La co-administration avec les substrats de ces transporteurs peut conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de ces composés (par exemple, le dabigatran étexilate, la digoxine, les statines et le bosentan ; voir le tableau d’interactions ci-après).
Médicaments qui peuvent être affectés par le darunavir boosté par le cobicistat
Les recommandations concernant le darunavir boosté par le ritonavir sont également valables pour le darunavir boosté par le cobicistat en ce qui concerne les substrats du CYP3A4, du CYP2D6, de la glycoprotéine P, de l’OATP1B1 et de l’OATP1B3 (voir les contre-indications et les recommandations présentées dans la rubrique ci-dessus).
Contrairement au ritonavir, le cobicistat n’est pas un inducteur des CYP1A2, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19 ou UGT1A1. Pour plus d’informations sur le cobicistat, consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit du cobicistat.
Tableau d’interactions
Les études d’interactions n’ont été réalisées que chez l’adulte.
Plusieurs études d’interactions (indiquées par # dans le tableau ci-après) ont été réalisées avec des doses de darunavir inférieures à celles recommandées ou avec un schéma posologique différent (voir rubrique 4.2 Posologie). Les effets sur les médicaments co-administrés peuvent par conséquent être sous-estimés et une surveillance clinique de la tolérance peut être indiquée.
Le profil d’interaction du darunavir peut varier selon le booster pharmacocinétique associé (ritonavir ou cobicistat). Les recommandations concernant l’utilisation concomitante du darunavir et d’autres médicaments peuvent être différentes selon qu’il est boosté par le ritonavir ou le cobicistat. Aucune étude d’interactions présentée dans le tableau n’a été réalisée avec le darunavir boosté par le cobicistat.
Les mêmes recommandations s’appliquent, sauf indication contraire. Pour plus d’informations sur le cobicistat, consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit du cobicistat.
Les interactions entre darunavir/ritonavir et les médicaments antirétroviraux et non-antirétroviraux sont présentées dans le tableau ci-dessous. Le sens de la flèche reflète l’intervalle de confiance à 90% du rapport des moyennes géométriques pour chaque paramètre pharmacocinétique, qui est, soit compris dans (↔), soit en dessous (↓) soit au-dessus (↑) des limites 80-125% ("ND" pour non déterminé).
Dans le tableau ci-dessous, le booster pharmacocinétique est spécifié lorsque les recommandations diffèrent. Lorsque la recommandation est la même pour darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir ou avec du cobicistat, le terme « darunavir boosté » est utilisé.
La liste ci-dessous d’exemples d’interactions médicamenteuses n’est pas exhaustive et par conséquent il est nécessaire de consulter l’information produit de chaque médicament co-administré avec le darunavir pour obtenir des informations sur la voir métabolique, les modalités d’interaction, les risques potentiels, et les mesures spécifiques à prendre en cas de co-administration.
| INTERACTIONS ET RECOMMANDATIONS POSOLOGIQUES AVEC LES AUTRES MÉDICAMENTS | ||
|---|---|---|
| Médicaments par classe thérapeutique | Interaction Variation de la moyenne géométrique (%) | Recommandations concernant la co-administration |
| ANTIRÉTROVIRAUX du VIH | ||
| Inhibiteurs de l’intégrase (inhibiteur de transfert de brins) | ||
| Dolutégravir | dolutégravir ASC ↓ 22% dolutégravir C24h ↓ 38% dolutégravir Cmax ↓ 11% darunavir ↔* * utilisant une comparaison entre les données de l’étude et des données pharmacocinétiques historiques | darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et le dolutégravir peuvent être utilisé sans adaptation posologique. |
| Raltégravir | Certaines études cliniques suggèrent que le raltégravir peut entraîner une faible diminution des concentrations plasmatiques du darunavir. | A ce jour, l’effet du raltégravir sur les concentrations plasmatiques du darunavir ne parait pas être cliniquement significatif. darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et avec le raltégravir peut être utilisé sans adaptation posologique. |
| Inhibiteurs nucléo(s/t)idiques de la transcriptase inverse (INTI) | ||
| Didanosine 400 mg une fois par jour | didanosine ASC ↓ 9% didanosine Cmin ND didanosine Cmax ↓ 16% darunavir ASC ↔ darunavir Cmin ↔ darunavir Cmax ↔ | darunavir boosté et la didanosine peuvent être utilisés sans adaptation posologique. La didanosine doit être administrée à jeun, soit 1 heure avant ou 2 heures après la prise de darunavir boosté avec de la nourriture. |
| Ténofovir disoproxil 245 mg une fois par jour | ténofovir ASC ↑ 22% ténofovir Cmin ↑ 37% ténofovir Cmax ↑ 24% # darunavir ASC ↑ 21% # darunavir Cmin ↑ 24% # darunavir Cmax ↑ 16% (↑ ténofovir par effet sur les transporteurs MDR-1 tubulaires rénaux) | La surveillance de la fonction rénale peut être indiquée lorsque darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est associé au ténofovir disoproxil, en particulier chez les patients présentant une maladie systémique ou rénale sous-jacente ou chez les patients prenant des agents néphrotoxiques. darunavir co-administré avec le cobicistat diminue la clairance de la créatinine. Se reporter à la rubrique 4.4 si la clairance de la créatinine est utilisée pour l’adaptation posologique du ténofovir disoproxil. |
| Emtricitabine/ténofovir alafénamide | Ténofovir alafénamide ↔ Ténofovir ↑ | La dose recommandée d’emtricitabine/ténofovir alafénamide est de 200/10 mg une fois par jour en cas de co-administration avec darunavir avec une faible dose de ritonavir |
| Abacavir Emtricitabine Lamivudine Stavudine Zidovudine | Non étudié. Sur la base des différentes voies d’élimination des autres INTI zidovudine, emtricitabine, stavudine, lamivudine, qui sont principalement excrétés par le rein et l’abacavir pour lesquels le métabolisme n’est pas dépendant du CYP450, aucune interaction n’est attendue entre ces médicaments et darunavir boosté. | darunavir boosté peut être utilisé avec ces INTI sans adaptation posologique. darunavir co-administré avec le cobicistat diminue la clairance de la créatinine. Se reporter à la rubrique 4.4 si la clairance de la créatinine est utilisée pour l’adaptation posologique de l’emtricitabine ou de la lamivudine. |
| Inhibiteurs non nucléo(s/t)idiques de la transcriptase inverse (INNTI) | ||
| Efavirenz 600 mg une fois par jour | éfavirenz ASC ↑ 21% éfavirenz Cmin ↑ 17% éfavirenz Cmax ↑ 15% # darunavir ASC ↓ 13% # darunavir Cmin ↓ 31% # darunavir Cmax ↓ 15% (↑ éfavirenz par inhibition du CYP3A) (↓ darunavir par induction du CYP3A) | Une surveillance clinique de la toxicité sur le système nerveux central associée à une augmentation de l’exposition à l’éfavirenz peut être recommandée lorsque darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est associé à l’éfavirenz. L’association d’éfavirenz avec darunavir /ritonavir 800/100 mg une fois par jour peut entraîner une Cmin sub-optimale de darunavir. Si l’éfavirenz est utilisé en association avec darunavir /ritonavir, la posologie de 600/100 mg deux fois par jour de darunavir /ritonavir doit être utilisée (voir rubrique 4.4). La co-administration avec darunavir associé au cobicistat n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
| Etravirine 100 mg deux fois par jour | étravirine ASC ↓ 37% étravirine Cmin ↓ 49% étravirine Cmax ↓ 32% darunavir ASC ↑ 15% darunavir Cmin ↔ darunavir Cmax ↔ | darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et avec l’étravirine à la dose de 200 mg deux fois par jour peut être utilisé sans adaptation posologique. La co-administration avec darunavir associé au cobicistat n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
| Névirapine 200 mg deux fois par jour | névirapine ASC ↑ 27% névirapine Cmin ↑ 47% névirapine Cmax ↑ 18% # les concentrations de darunavir étaient conformes aux données historiques. (↑ névirapine par inhibition du CYP3A) | darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et de la névirapine peut être utilisé sans adaptation posologique. La co-administration avec darunavir associé au cobicistat n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
| Rilpivirine 150 mg une fois par jour | rilpivirine ASC ↑ 130% rilpivirine Cmin ↑ 178% rilpivirine Cmax ↑ 79% darunavir ASC ↔ darunavir Cmin ↓ 11% darunavir Cmax ↔ | darunavir boosté et la rilpivirine peuvent être utilisés sans adaptation posologique. |
| Inhibiteurs de la protéase du VIH (IP) – sans co-administration complémentaire d’une faible dose de ritonavir | ||
| Atazanavir 300 mg une fois par jour | atazanavir ASC ↔ atazanavir Cmin ↑ 52% atazanavir Cmax ↓ 11% # darunavir ASC ↔ # darunavir Cmin ↔ # darunavir Cmax ↔ Atazanavir: comparaison de atazanavir/ritonavir 300/100 mg une fois par jour vs. atazanavir 300 mg une fois par jour en association avec darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour. Darunavir: comparaison de darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour vs. darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour en association avec atazanavir 300 mg une fois par jour. | darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et de l’atazanavir peut être utilisé sans adaptation posologique. darunavir co-administré avec le cobicistat ne doit pas être utilisé en association avec un autre agent antirétroviral qui nécessite une potentialisation pharmacocinétique par co-administration avec un inhibiteur du CYP3A4 (voir rubrique 4.5). |
| Indinavir 800 mg deux fois par jour | ndinavir ASC ↑ 23% indinavir Cmin ↑ 125% indinavir Cmax ↔ # darunavir ASC ↑ 24% # darunavir Cmin ↑ 44% # darunavir Cmax ↑ 11% Indinavir: comparaison de indinavir/ritonavir 800/100 mg deux fois par jour vs. indinavir/darunavir/ritonavir 800/400/100 mg deux fois par jour. Darunavir: comparaison de darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour vs. darunavir/ritonavir 400/100 mg en association avec indinavir 800 mg deux fois par jour. | Lorsqu’il est associé au darunavir coadministré avec une faible dose de ritonavir, une adaptation de la dose d’indinavir de 800 mg deux fois par jour à 600 mg deux fois par jour peut être justifiée en cas d’intolérance. darunavir co-administré avec le cobicistat ne doit pas être utilisé en association avec un autre agent antirétroviral qui nécessite une potentialisation pharmacocinétique par co-administration avec un inhibiteur du CYP3A4 (voir rubrique 4.5). |
| Saquinavir 1 000 mg deux fois par jour | # darunavir ASC ↓ 26% # darunavir Cmin ↓ 42% # darunavir Cmax ↓ 17% saquinavir ASC ↓ 6% saquinavir Cmin ↓ 18% saquinavir Cmax ↓ 6% Saquinavir: comparaison de saquinavir/ritonavir 1 000/100 mg deux fois par jour vs. saquinavir/darunavir/ritonavir 1 000/400/100 mg deux fois par jour Darunavir: comparaison de darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour vs. darunavir/ritonavir 400/100 mg en association avec saquinavir 1 000 mg deux fois par jour. | Il n’est pas recommandé d’associer darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir et le saquinavir. darunavir co-administré avec le cobicistat ne doit pas être utilisé en association avec un autre agent antirétroviral qui nécessite une potentialisation pharmacocinétique par co-administration avec un inhibiteur du CYP3A4 (voir rubrique 4.5). |
| Inhibiteurs de la protéase du VIH (IP) - avec co-administration d’une faible dose de ritonavir | ||
| Lopinavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour Lopinavir/ritonavir 533/133.3 mg deux fois par jour | lopinavir ASC ↑ 9% lopinavir Cmin ↑ 23% lopinavir Cmax ↓ 2% darunavir ASC ↓ 38% darunavir Cmin ↓ 51% darunavir Cmax ↓ 21% lopinavir ASC ↔ lopinavir Cmin ↑ 13% lopinavir Cmax ↑ 11% darunavir ASC ↓ 41% darunavir Cmin ↓ 55% darunavir Cmax ↓ 21% basés sur des valeurs de doses non normalisées | En raison d’une diminution de l’exposition (ASC) au darunavir de 40%, des doses appropriées de l’association n’ont pas été établies. En conséquence, l’utilisation concomitante de darunavir coadministré avec une faible dose de ritonavir et de l’association lopinavir/ritonavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). |
| ANTAGONISTES DU CCR5 | ||
| Maraviroc 150 mg deux fois par jour | maraviroc ASC ↑ 305% maraviroc Cmin ND maraviroc Cmax ↑ 129% les concentrations de darunavir, ritonavir étaient conformes aux données historiques | La dose de maraviroc doit être de 150 mg deux fois par jour lorsqu’il est co-administré avec darunavir associé à une faible dose de ritonavir. |
| ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS ALPHA a1 ADRÉNERGIQUES | ||
| Alfuzosine | En théorie, il est attendu que darunavir augmente les concentrations plasmatiques d’alfuzosine (inhibition du CYP3A). | La co-administration de darunavir avec une faible dose de ritonavir et d’alfuzosine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). |
| ANESTHÉSIQUES | ||
| Alfentanil | Non étudié. Le métabolisme de l’alfentanil dépend du CYP3A et peut par conséquent être inhibé par darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir. | L’utilisation concomitante avec darunavir associé à une faible dose de ritonavir peut nécessiter de diminuer la posologie de l’alfentanil et nécessite une surveillance des risques de dépression respiratoire prolongée ou retardée. |
| ANTIANGINEUX/ANTIARYTHMIQUES | ||
| Disopyramide Flécaïnide Lidocaïne (systémique) Mexilétine Propafénone | Non étudié. darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces antiarythmiques (inhibition du CYP3A et / ou CYP2D6). | La prudence est justifiée et une surveillance des concentrations thérapeutiques, si disponibles, est recommandée pour ces antiarythmiques lorsqu’ils sont coadministrés avec darunavir associé à une faible dose de ritonavir. |
| Amiodarone Bépridil Dronédarone Ivabradine Quinidine Ranolazine | La co-administration de darunavir boosté avec l’amiodarone, le bépridil, le dronédarone, l’ivabradine, la quinidine et la ranolazine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). | |
| Digoxine 0.4 mg en dose unique | digoxine ASC ↑ 61% digoxine Cmin ND digoxine Cmax ↑ 29% (↑ digoxine probablement par inhibition de la P-gp) | Étant donné que la digoxine a une faible marge thérapeutique, il est recommandé d’initier le traitement par la dose de digoxine la plus faible possible chez les patients traités par darunavir boosté. La dose de digoxine doit être augmentée avec précaution jusqu’à obtention de l’effet clinique recherché tout en évaluant l’état clinique général du patient. |
| ANTIBIOTIQUES | ||
| Clarithromycine 500 mg deux fois par jour | clarithromycine ASC ↑ 57% clarithromycine Cmin ↑ 174% clarithromycine Cmax ↑ 26% # darunavir ASC ↓ 13% # darunavir Cmin ↑ 1% # darunavir Cmax ↓ 17% Les concentrations du 14-OH-clarithromycine n’étaient pas détectables en cas d’association avec darunavir /ritonavir. (↑ clarithromycine par inhibition du CYP3A et par inhibition possible de la P-gp) | La prudence est nécessaire lorsque la clarithromycine est associée à darunavir boosté. Pour la posologie recommandée chez les patients atteints d’insuffisance rénale, le Résumé des Caractéristiques du Produit de la clarithromycine doit être consulté. |
| ANTICOAGULANTS/ INHIBITEURS DE L’AGREGATION PLAQUETTAIRE | ||
| Apixaban Edoxaban Rivaroxaban | Non étudié. La co-administration de darunavir avec ces anticoagulants peut augmenter la concentration de l’anticoagulant, pouvant entraîner une augmentation du risque de saignements (inhibition du CYP3A et/ou de la P-gp). | L’utilisation de darunavir boosté avec ces anticoagulants n’est pas recommandée. |
| Dabigatran Ticagrélor Clopidogrel | Non étudié. La co-administration de darunavir boosté peut entraîner une augmentation importante de l'exposition au dabigatran ou au ticagrélor Non étudié. Il est attendu que la coadministration de clopidogrel avec du darunavir boosté entraine une diminution de la concentration plasmatique en métabolites actifs du clopidogrel, ce qui peut réduire l’activité antiplaquettaire du clopidogrel. | L’utilisation de darunavir boosté avec dabigatran ou ticagrélor n’est pas recommandée (voir rubrique 4.3). La co-administration de clopidogrel avec du darunavir boosté n’est pas recommandée. Il est recommandé d’utiliser d’autres antiplaquettaires qui ne sont pas affectés par l’induction ou l’inhibition des CYP (par ex. prasugrel) |
| Warfarine | Non étudié. Les concentrations de warfarine peuvent être modifiées quand elle est coadministrée au darunavir associé à une faible dose de ritonavir. | Il est recommandé de surveiller l’INR (international normalised ratio) lorsque la warfarine est associée au darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir. |
| ANTIÉPILEPTIQUES | ||
| Phénobarbital Phénytoïne | Non étudié. Le phénobarbital et la phénytoïne peuvent entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de darunavir et de son booster pharmacocinétique. (induction des enzymes CYP450) | darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir ne doit pas être associé à ces médicaments. L’utilisation de ces médicaments avec darunavir /cobicistat est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). |
| Carbamazépine 200 mg deux fois par jour | carbamazépine ASC ↑ 45% carbamazépine Cmin ↑ 54% carbamazépine Cmax ↑ 43% darunavir ASC ↔ darunavir Cmin ↓ 15% darunavir Cmax ↔ | Aucune adaptation de la dose de darunavir /ritonavir n’est recommandée. Si l’association de darunavir /ritonavir et de la carbamazépine s’avère nécessaire, la survenue possible d’effets indésirables liés à la carbamazépine doit être surveillée chez les patients. Un suivi des concentrations de carbamazépine doit être réalisé et sa dose doit être modifiée par titration jusqu’à obtention d’une réponse adéquate. Sur la base de ces résultats, une réduction de la dose de carbamazépine de 25% à 50% peut être nécessaire en cas d’association à darunavir /ritonavir L’utilisation de la carbamazépine avec darunavir co-administré avec le cobicistat est contre indiquée (voir rubrique 4.3). |
| Clonazépam | Non étudié. La co-administration de darunavir boosté et du clonazépam peut augmenter les concentrations du clonazépam. (inhibition du CYP3A). | Une surveillance clinique est recommandée lorsque darunavir boosté est co-administré avec du clonazépam. |
| ANTIDÉPRESSEURS | ||
| Paroxétine 20 mg une fois par jour | paroxétine ASC ↓ 39% paroxétine Cmin ↓ 37% paroxétine Cmax ↓ 36% # darunavir ASC ↔ # darunavir Cmin ↔ # darunavir Cmax ↔ sertraline ASC ↓ 49% sertraline Cmin ↓ 49% sertraline Cmax ↓ 44% # darunavir ASC ↔ # darunavir Cmin ↓ 6% # darunavir Cmax ↔ | Si des antidépresseurs sont coadministrés avec darunavir associé à une faible dose de ritonavir, il est recommandé de réaliser un dosage de l’antidépresseur reposant sur l’évaluation clinique de la réponse à l’antidépresseur. De plus, la réponse à l’antidépresseur doit être surveillée chez les patients stabilisés sous antidépresseurs qui initient un traitement par darunavir associé à une faible dose de ritonavir |
| Sertraline 50 mg une fois par jour | Contrairement à ces données obtenues avec darunavir /ritonavir, darunavir /cobicistat peut augmenter les concentrations plasmatiques de ces antidépresseurs. (inhibition du CYP2D6 et/ou du CYP3A). | |
| Amitriptyline Désipramine Imipramine Nortriptyline Trazodone | L’utilisation concomitante de darunavir boosté et de ces antidépresseurs peut augmenter les concentrations de l’antidépresseur. (inhibition du CYP2D6 et/ou du CYP3A). | Une surveillance clinique est recommandée lorsque darunavir associé à une faible dose de ritonavir est co-administré avec ces antidépresseurs et une adaptation posologique de l’antidépresseur peut être nécessaire. |
| ANTIDIABÉTIQUES | ||
| Metformine | Non étudié. En théorie, darunavir coadministré avec du cobicistat est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de la metformine. (inhibition de MATE1) | Une surveillance attentive des patients et une adaptation posologique de la metformine est recommandée chez les patients qui prennent darunavir co-administré avec du cobicistat. (non applicable pour darunavir co-administré avec du ritonavir) |
| ANTIEMETIQUES | ||
| Dompéridone | Non étudié. | La co-administration de la dompéridone avec darunavir boosté est contre-indiquée. |
| ANTIFONGIQUES | ||
| Voriconazole | Non étudié. Le ritonavir peut diminuer les concentrations plasmatiques de voriconazole. (induction des enzymes CYP450) Les concentrations de voriconazole peuvent augmenter ou diminuer lors de la co-administration avec darunavir associé au cobicistat. (inhibition des enzymes du CYP450) | Le voriconazole ne doit pas être coadministré à darunavir associé à une faible dose de ritonavir sauf si une évaluation du rapport bénéfice/risque justifie l’utilisation du voriconazole. |
| Fluconazole Isavuconazole Itraconazole Posaconazole | Non étudié. darunavir peut augmenter les concentrations plasmatiques de l’antifongique et le posaconazole, l’isavuconazole, l’itraconazole, ou le fluconazole peuvent augmenter les concentrations du darunavir. (inhibition du CYP3A et/ou de la P-gp) | La prudence est justifiée et une surveillance clinique est recommandée. Lorsqu’une administration concomitante est nécessaire, la dose journalière d’itraconazole ne doit pas dépasser 200 mg. |
| Clotrimazole | Non étudié. L’utilisation concomitante de clotrimazole par voie systémique et de darunavir associé à une faible dose de ritonavir peut augmenter les concentrations plasmatiques du darunavir et/ou du clotrimazole. darunavir ASC24h ↑ 33 % (sur la base d’un modèle pharmacocinétique de population) | |
| MÉDICAMENTS ANTIGOUTTEUX | ||
| Colchicine | Non étudié. L’utilisation concomitante de la colchicine et du darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir peut augmenter l’exposition à la colchicine. (inhibition du CYP3A et/ou de la P-gp) | Une réduction de la dose de la colchicine ou une interruption du traitement par la colchicine est recommandée chez les patients avec une fonction rénale ou hépatique normale si un traitement par darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est nécessaire. Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique ou rénale, la colchicine est contre-indiquée avec darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir (voir rubriques 4.3 et 4.4). |
| ANTIPALUDIQUES | ||
| Artéméther/ Luméfantrine 80/480 mg, 6 doses à 0, 8, 24, 36, 48, et 60 heures | artéméther ASC ↓ 16% artéméther Cmin ↔ artéméther Cmax ↓ 18% dihydroartémisinine ASC ↓ 18% dihydroartémisinine Cmin ↔ dihydroartémisinine Cmax ↓ 18% luméfantrine ASC ↑ 175% luméfantrine Cmin ↑ 126% luméfantrine Cmax ↑ 65% darunavir ASC ↔ darunavir Cmin ↓ 13% darunavir Cmax ↔ | darunavir et artéméther/luméfantrine peuvent être utilisés en association sans adaptation posologique; cependant, en raison de l'augmentation de l'exposition à la luméfantrine, l'association doit être utilisée avec prudence. |
| ANTI-MYCOBACTÉRIENS | ||
| Rifampicine Rifapentine | Non étudié. La rifapentine et la rifampicine sont des puissants inducteurs du CYP3A et il a été montré que la rifapentine et la rifampicine provoquaient d’importantes diminutions des concentrations d’autres inhibiteurs de protéase, ce qui peut entraîner un échec virologique et le développement de résistances (induction de l’enzyme CYP450). Lors d’essais, avec d’autres antiprotéases associées à une faible dose de ritonavir, visant à compenser cette diminution d’exposition par une augmentation de dose, une fréquence élevée de réactions hépatiques a été observée la rifampicine. | L’association de la rifapentine et de darunavir boosté n’est pas recommandée. L’association de la rifampicine et de darunavir boosté est contre indiquée (voir rubrique 4.3). |
| Rifabutine 150 mg un jour sur deux | rifabutine ASC** ↑ 55% rifabutine Cmin ** ↑ ND rifabutine Cmax ** ↔ darunavir ASC ↑ 53% darunavir Cmin ↑ 68% darunavir Cmax ↑ 39% ** somme des formes actives de la rifabutine (molécule mère + métabolite 25-O-désacétylé) L’étude d’interaction a montré une exposition systémique quotidienne à la rifabutine comparable entre le traitement par la rifabutine seule à la dose de 300 mg une fois par jour et le traitement par la rifabutine à la dose de 150 mg un jour sur deux associé à darunavir /ritonavir (600 mg/100 mg deux fois par jour) avec une augmentation d’environ 10 fois de l’exposition quotidienne au métabolite actif 25-O-désacétylrifabutine. De plus, l’ASC de la somme des formes actives de la rifabutine (molécule mère + métabolite 25-O-désacétyle) a été multipliée par 1,6, tandis que la Cmax restait comparable. Aucune donnée sur la comparaison avec la dose de référence de 150 mg une fois par jour n’est disponible. (La rifabutine est un inducteur et un substrat du CYP3A). Une augmentation de l’exposition systémique au darunavir a été observée lorsque darunavir co-administré avec 100 mg de ritonavir était co-administré avec 150 mg de rifabutine un jour sur deux. | Une réduction de la dose de rifabutine de 75% par rapport à la dose habituelle de 300 mg/jour (soit rifabutine 150 mg un jour sur deux) et une surveillance accrue des effets indésirables liés à la rifabutine est justifée chez les patients recevant l’association avec darunavir co-administré au ritonavir. En cas de problèmes de tolérance, une augmentation supplémentaire de l’espacement des doses de rifabutine et/ou une surveillance des concentrations de rifabutine doivent être envisagées. Les recommandations officielles doivent être prises en compte pour le traitement de la tuberculose chez les patients infectés par le VIH. Sur la base du profil de tolérance de darunavir /ritonavir, l’augmentation de l’exposition au darunavir en présence de rifabutine ne nécessite pas une adaptation posologique de darunavir /ritonavir. Sur la base d’une modélisation pharmacocinétique, cette réduction de la dose de 75% s’applique également aux patients recevant la rifabutine à des doses autres que 300 mg/jour. La co-administration de darunavir associé au cobicistat avec la rifabutine n’est pas recommandée. |
| ANTICANCÉREUX | ||
| Dasatinib Nilotinib Vinblastine Vincristine | Non étudié. darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces anticancéreux. (inhibition du CYP3A) | Les concentrations de ces médicaments peuvent être augmentées lors de la co-administration avec darunavir associé à une faible dose de ritonavir conduisant à un risque accru d’effets indésirables habituellement associés à ces médicaments. La prudence est nécessaire lorsque l’un de ces anticancéreux est associé à darunavir avec une faible dose de ritonavir. L’utilisation conconcomitante de l’évérolimus et de darunavir associé à une faible dose de ritonavir n’est pas recommandée. |
| Evérolimus Irinotécan | L’utilisation conconcomitante de l’évérolimus ou de l’irinotécan et de darunavir associé à une faible dose de ritonavir n’est pas recommandée. | |
| ANTI-PSYCHOTIQUES/NEUROLEPTIQUES | ||
| Quétiapine | Non étudié. darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces anti-psychotiques. (inhibition du CYP3A) | L’administration concomitante de darunavir avec une faible dose de ritonavir et de la quétiapine est contre indiquée car elle peut augmenter la toxicité liée à la quétiapine. Des concentrations élevées de quétiapine peuvent entraîner un coma (voir rubrique 4.3) |
| Perphénazine Rispéridone Thioridazine | Non étudié. darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces antipsychotiques. (inhibition du CYP3A, du CYP2D6 et/ou de la P-gp) | Une diminution de la posologie peut être nécessaire pour ces médicaments lorsqu’ils sont co-administrés avec darunavir associé à une faible dose de ritonavir. |
| Lurasidone Pimozide Sertindole | L’administration concomitante de darunavir associé à une faible dose de ritonavir et de la lurasidone, du pimozide ou du sertindole est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). | |
| β-BLOQUANTS | ||
| Carvédilol Métoprolol Timolol | Non étudié. darunavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces β– bloquants. (inhibition du CYP2D6) | Une surveillance clinique est recommandée lors de la co-administration de darunavir et des β– bloquants. Une plus faible posologie du β– bloquant doit être envisagée. |
| INHIBITEURS DE CANAUX CALCIQUES | ||
| Amlodipine Diltiazem Félodipine Nicardipine Nifédipine Vérapamil | Non étudié. darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques des inhibiteurs de canaux calciques. (inhibition du CYP3A et/ou du CYP2D6) | Une surveillance clinique des effets thérapeutiques et secondaires est recommandée lorsque ces médicaments sont co-administrés avec darunavir associé à une faible dose de ritonavir. |
| CORTICOSTÉROÏDES | ||
| Corticostéroïdes principalement métabolisés par le CYP3A (incluant la bétaméthasone, le budésonide, le fluticasone, le mométasone, la prédnisone et le triamcinolone) | Fluticasone ; au cours d’une étude clinique conduite chez des sujets sains, au cours de laquelle le ritonavir sous forme de capsules a été administré à la posologie de 100 mg deux fois par jour en association avec 50 μg de propionate de fluticasone par voie nasale (4 fois par jour) pendant sept jours, les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone ont augmenté significativement, alors que les taux de cortisol endogène ont diminué d’environ 86% (avec un intervalle de confiance à 90% : 82 à 89%). Des effets plus importants sont attendus lorsque le fluticasone est inhalé. Des effets systémiques liés à la corticothérapie tels qu’un syndrome de Cushing et une inhibition des fonctions surrénaliennes ont été rapportés chez des patients recevant du ritonavir et du fluticasone inhalé ou administré par voie nasale. Les effets d’une exposition systémique élevée du fluticasone sur les taux plasmatiques de ritonavir ne sont pas encore connus. Autres corticostéroïdes : interaction non étudiée. Les concentrations plasmatiques de ces médicaments peuvent être augmentées lorsqu’ils sont co-administrés avec darunavir avec une faible dose de ritonavir, ce qui entraîne une réduction des concentrations du cortisol sérique | L’utilisation concomitante de darunavir avec une faible dose de ritonavir et de corticostéroïdes qui sont métabolisés par le CYP3A (par exemple propionate de fluticasone ou autres corticostéroïdes pris par inhalation ou voie nasale) peut augmenter le risque de développement d’effets systémiques des corticostéroïdes, y compris le syndrome de Cushing et la suppression surrénalienne. La co-administration avec des corticostéroides métabolisés par le CYP3A n’est pas recommandée à moins que les bénéfices potentiels pour le patient soient supérieurs aux risques, auquel cas celui-ci doit être surveillé pour détecter d’éventuels effets systémiques des corticostéroïdes. D’autres corticostéroïdes, moins dépendants du métabolisme du CYP3A, par exemple la béclométhasone prise par voie intranasale ou par inhalation, doivent être envisagés, en particulier pour l’utilisation à long terme. |
| Dexaméthasone (par voie systémique) | Non étudié. Le dexaméthasone peut diminuer l’exposition au darunavir. (induction du CYP3A) | Le dexaméthasone par voie systémique doit être utilisé avec précaution lorsqu’il est associé à darunavir boosté. |
| ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS DE L’ENDOTHÉLINE | ||
| Bosentan | Non étudié. L’utilisation concomitante du bosentan et de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir peut augmenter les concentrations plasmatiques du bosentan. Le bosentan est susceptible de diminuer les concentrations plasmatiques du darunavir et/ou de son booster pharmacocinétique. (induction du CYP3A). | En cas d’administration concomitante avec darunavir et une faible dose de ritonavir, la tolérance du bosentan doit être surveillée. La co-administration de darunavir associé au cobocistat et du bosentan n’est pas recommandée. |
| ANTIVIRAUX À ACTION DIRECTE SUR LE VIRUS DE L’HÉPATITE C (VHC) | ||
| Inhibiteurs de protéase NS3-4A | ||
| Elbasvir/grazoprevir | darunavir boosté peut augmenter l’exposition au grazoprevir (inhibition du CYP3A et de l’OATP1B) | L’utilisation concomitante de darunavir avec une faible dose de ritonavir et d’elbasvir/grazoprevir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3) |
| Glécaprévir/pibrentasvir | En théorie, darunavir boosté peut augmenter l’exposition au glécaprévir et au pibrentasvir (inhibition de la P-gp, de la BCRP et/ou de l’OATP1B1/3). | La co-administration de darunavir boosté avec glécaprévir/pibrentasvir n’est pas recommandée. |
| PRODUITS À BASE DE PLANTES | ||
| Millepertuis (Hypericum perforatum) | Non étudié. Le millepertuis peut diminuer les concentrations plasmatiques de darunavir et de ritonavir. (induction du CYP450) | darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir ne doit pas être utilisé avec des produits contenant du millepertuis (Hypericum perforatum), (voir rubrique 4.3). Chez un patient prenant déjà du millepertuis, il convient d’arrêter le millepertuis et, si possible, de contrôler la charge virale. L’exposition au darunavir (et également l’exposition au ritonavir) peut augmenter à l’arrêt du millepertuis. L’effet inducteur peut persister pendant au moins 2 semaines après l’arrêt du traitement par le millepertuis. |
| INHIBITEURS DE L’HMG CO-A RÉDUCTASE | ||
| Lovastatine Simvastatine | Non étudié. Il est attendu que les concentrations plasmatiques de la lovastatine et de la simvastatine soient augmentées de manière importante lorsqu’ils sont co-administrés avec darunavir associé à une faible dose de ritonavir. (inhibition du CYP3A) | L’augmentation des concentrations plasmatiques de la lovastatine et de la simvastatine peut provoquer des myopathies, incluant des rhabdomyolyses. L’utilisation concomitante de darunavir coadministré avec une faible dose de ritonavir avec la lovastatine et la simvastatine est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3). |
| Atorvastatine 10 mg une fois par jour | atorvastatine ASC ↑ 3-4 fois atorvastatine Cmin ↑ ≈5,5-10 fois atorvastatine Cmax ↑ ≈2 fois # darunavir/ritonavir atorvastatine ASC ↑ 290 % Ω atorvastatin Cmax ↑ 319 % Ω atorvastatine Cmin ND Ω Ω avec darunavir/cobicistat 800/150 mg | Lorsque l’administration d’atorvastatine et de darunavir boosté est souhaitée, il est recommandé de débuter par une dose d'atorvastatine de 10 mg une fois par jour. Une augmentation progressive de la dose d’atorvastatine peut être envisagée en fonction de la réponse clinique. |
| Pravastatine 40 mg en dose unique | pravastatine ASC ↑ 81%¶ pravastatine Cmin ND pravastatine Cmax ↑ 63% une augmentation jusqu’à 5 fois a été observée chez un nombre limité de sujets | Lorsque l’association de pravastine et de darunavir co-administré avec une faible dose de ritonavir est souhaitée, il est recommandé de débuter par la dose de pravastatine la plus faible possible et d’augmenter les doses jusqu’à l’effet clinique recherché tout en surveillant la tolérance. |
| Rosuvastatine 10 mg une fois par jour | rosuvastatine ASC ↑ 48%║ rosuvastatine Cmax ↑ 144%║ ║ sur la base de données publiée avec darunavir/ritonavir rosuvastatine ASC ↑ 93%§ rosuvastatine Cmax ↑ 277%§ rosuvastatine Cmin ND§ § avec darunavir/cobicistat 800/150 mg | Lorsque l’administration de la rosuvastatine et de darunavir boosté est nécessaire, il est recommandé de débuter par la dose de rosuvastatine la plus faible possible et d’augmenter la dose jusqu’à obtention de l’effet clinique recherché tout en surveillant la tolérance. |
| AUTRES HYPOLIPIDÉMIANTS | ||
| Lomitapide | En théorie, darunavir boosté devrait augmenter l’exposition au lomitapide en cas de co-administration. (inhibition du CYP3A) | La co-administration est contre-indiquée (voir rubrique 4.3) |
| ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS H2 | ||
| Ranitidine 150 mg deux fois par jour | # darunavir ASC ↔ # darunavir Cmin ↔ # darunavir Cmax ↔ | darunavir associé à une faible dose de ritonavir peut être co-administré avec les antagonistes des récepteurs H₂ sans adaptation posologique. |
| IMMUNOSUPPRESSEURS | ||
| Ciclosporine Sirolimus Tacrolimus Evérolimus | Non étudié. L’exposition à ces immunosuppresseurs sera augmentée en cas de co-administration avec darunavir boosté. (inhibition du CYP3A) | Un suivi des concentrations de l’agent immunosuppresseur doit être réalisé en cas de co-administration. L’utilisation concomitante de l’évérolimus et de darunavir boosté n’est pas recommandée. |
| AGONISTES BETA INHALÉS | ||
| Salmétérol | Non étudié. L’utilisation concomitante du salmétérol et du darunavir boosté peut augmenter les concentrations plasmatiques du salmétérol. | L’utilisation concomitante du salmétérol et de darunavir boosté n’est pas recommandée. Cette association peut entraîner une augmentation du risque d’évènement indésirable cardiovasculaire avec le salmétérol, incluant un allongement du QT, des palpitations et une tachycardie sinusale. |
| ANALGÉSIQUES OPIOÏDES / TRAITEMENT DE SUBSTITUTION | ||
| Méthadone Dose individuelle allant de 55 mg à 150 mg une fois par jour | R(-) méthadone ASC ↓ 16% R(-) méthadone Cmin ↓ 15% R(-) méthadone Cmax ↓ 24% darunavir /cobicistat peut, à l’inverse, augmenter les concentrations plasmatiques de la méthadone (voir le RCP du cobicistat). | Aucune adaptation posologique de la méthadone n’est nécessaire lors de l’initiation de la co-administration avec darunavir boosté. Cependant, une adaptation posologique de la méthadone peut être nécessaire lors d’une co-administration au long cours en raison. En conséquence, une surveillance clinique est recommandée, puisqu’il peut être nécessaire d’adapter le traitement d’entretien chez certains patients. |
| Buprénorphine/naloxone 8/2 mg– 16/4 mg une fois par jour | buprénorphine ASC ↓ 11% buprénorphine Cmin ↔ buprénorphine Cmax ↓ 8% norbuprénorphine ASC ↑ 46% norbuprénorphine Cmin ↑ 71% norbuprénorphine Cmax ↑ 36% naloxone ASC ↔ Cmax naloxone Cmin ND naloxone Cmax ↔ | La significativité clinique de l’augmentation des paramètres pharmacocinétiques de la norbuprénorphine n’a pas été établie. Une adaptation de la posologie de la buprénorphine lors de la co-administration avec darunavir boosté n’apparait pas nécessaire mais une surveillance clinique attentive des signes de toxicité aux opioïdes est recommandée. |
| Fentanyl Oxycodone Tramadol | En théorie, darunavir boosté peut augmenter les concentrations plasmatiques de ces analgésiques. (inhibition du CYP2D6 et/ou du CYP3A) | Une surveillance clinique est recommandée en cas de co-administration de darunavir boosté et de ces analgésiques. |
| CONTRACEPTIFS À BASE D’OESTROGÈNES | ||
| Drospirénone Éthinylestradiol (3 mg/0,02 mg une fois par jour) Ethinylestradiol Noréthistérone 35 µg/1 mg une fois par jour | drospirénone ASC ↑ 58 % drospirénone Cmin ND drospirénone Cmax ↑ 15 % éthinylestradiol ASC ↓ 30 % éthinylestradiol Cmin ND éthinylestradiol Cmax ↓ 14 % avec darunavir/cobicistat éthinylestradiol ASC ↓ 44% β éthinylestradiol Cmin ↓ 62% β éthinylestradiol Cmax ↓ 32% β noréthistérone ASC ↓ 14% β noréthistérone Cmin ↓ 30% β noréthistérone Cmax ↔ β β avec darunavir/ritonavir | Lorsque darunavir est co-administré avec un produit contenant de la drospirénone, une surveillance clinique est recommandée en raison du risque d’hyperkaliémie. Des mesures contraceptives alternatives ou supplémentaires sont recommandées lorsque des contraceptifs à base d’œstrogène sont co-administrés avec darunavir boosté. Les signes cliniques de déficit en oestrogènes doivent être surveillés chez les patientes recevant des oestrogènes en tant que traitement hormonal substitutif. |
| ANTAGONISTES OPIOÏDES | ||
| Naloxegol | Non étudié. | La co-administration de darunavir boosté et du naloxegol est contre-indiquée. |
| INHIBITEURS DE LA PHOSPHODIESTÉRASE, TYPE 5 (PDE-5) | ||
| Dans le traitement des troubles de l’érection Avanafil Sildénafil Tadalafil Vardénafil | Au cours d’une étude d’interaction# , il a été observé une exposition systémique au sildénafil comparable après une prise unique de 100 mg de sildénafil administré seul et après une prise unique de 25 mg de sildénafil co-administré avec darunavir et une faible dose de ritonavir. | L’association de l’avanafil et de darunavir boosté est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). L’utilisation concomitante des autres inhibiteurs de la PDE5 pour le traitement des troubles de l’érection et de darunavir boosté doit se faire avec précaution. Si un traitement par sildénafil, vardénafil ou tadalafil est indiqué en co-administration à darunavir boosté, les posologies recommandées sont les suivantes : sildénafil à dose unique ne dépassant pas 25 mg sur 48 heures, vardénafil à dose unique ne dépassant pas 2,5 mg sur 72 heures ou tadalafil à dose unique ne dépassant pas 10 mg sur 72 heures. |
| Dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire Sildénafil Tadalafil | Non étudié. L’utilisation concomitante du sildénafil ou du tadalafil utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire et du darunavir boosté peut augmenter les concentrations plasmatiques du sildénafil ou du tadalafil. (inhibition du CYP3A) | Il n’a pas été établi de dose efficace et bien tolérée du sildénafil utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire co-administré avec darunavir boosté. Le risque d’évènements indésirables associés au sildénafil (incluant troubles visuels, hypotension, érection prolongée et syncope) est plus élevé. C’est pourquoi la co-administration de darunavir boosté et du sildénafil lorsqu’il est utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). La co-administration du tadalafil utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire avec darunavir boosté n’est pas recommandée. |
| INHIBITEURS DE LA POMPE À PROTONS | ||
| Oméprazole 20 mg une fois par jour | # darunavir ASC ↔ # darunavir Cmin ↔ # darunavir Cmax ↔ | darunavir boosté peut être coadministré avec les inhibiteurs de la pompe à protons sans adaptation posologique. |
| SÉDATIFS/HYPNOTIQUES | ||
| Buspirone Clorazépate Diazépam Estazolam Flurazépam Midazolam (voie parentérale) Zolpidem Midazolam (voie orale) Triazolam | Non étudié. Les sédatifs/hypnotiques sont fortement métabolisés par le CYP3A. La co-administration avec darunavir boosté peut entraîner une forte augmentation des concentrations de ces médicaments. Si le midazolam par voie parentérale est coadministré avec darunavir boosté, ceci peut entraîner une importante augmentation de la concentration de cette benzodiazépine. Les données sur l’utilisation concomitante du midazolam administré par voie parentérale avec d’autres inhibiteurs de protéase semblent indiquer une possible augmentation, de 3 à 4 fois, des taux plasmatiques du midazolam. | Une surveillance clinique est recommandée lors de la co-administration de darunavir avec des sédatifs/hypnotiques et une réduction de la posologie des sédatifs/hypnotiques doit être envisagée. Si le midazolam par voie parentérale est co-administré avec darunavir boosté, cela doit être réalisé dans une unité de soins intensifs (USI) ou dans une structure similaire afin d'assurer une surveillance clinique étroite et une prise en charge médicale appropriée en cas de dépression respiratoire et/ou de sédation prolongée. Une adaptation de la posologie du midazolam doit être envisagée, particulièrement si plus d’une dose de midazolam est administrée. darunavir boosté avec le triazolam est contre-indiqué avec le triazolam ou le midazolam par voie orale (voir rubrique 4.3) |
| TRAITEMENT DE L’EJACULATION PRECOCE | ||
| Dapoxétine | Non étudié. | La co-administration de darunavir boostée avec la daloxétine est contre-indiquée. |
| MEDICAMENTS UROLOGIQUES | ||
| Fésotérodine Solifénacine | Non étudié. | Utiliser avec précaution. Surveiller les effets indésirables de la fésotérodine ou de la solifénacine, une réduction de la dose de la fésotérodine ou solifénacine peut être nécessaire. |
# Les études ont été menées avec des doses inférieures aux doses de darunavir recommandées ou avec des schémas posologiques différents (voir rubrique 4.2 Posologie).
L’efficacité et la sécurité d’emploi de darunavir associé à 100 mg de ritonavir et à d’autres IP du VIH (par exemple, (fos)amprénavir et tipranavir) n’ont pas été établies chez les patients infectés par le VIH. Conformément aux recommandations de traitement en vigueur, une bithérapie par des inhibiteurs de protéase n’est généralement pas recommandée.
L’étude a été menée avec du fumarate de ténofovir disoproxil à 300 mg une fois par jour.
Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.
Restrictions
RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM
- Grossesse Précisions au RCP 4.6
- Allaitement Précisions au RCP 4.6
- Insuffisance rénale Contre-indication citée 4.3
- Insuffisance hépatique Contre-indication citée 4.3
- Conduite Précisions au RCP 4.7
Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.
GrossessePrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Grossesse
En règle générale, lorsque la décision est prise d'utiliser des médicaments antirétroviraux pour le traitement de l'infection à VIH chez les femmes enceintes et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH au nouveau-né, les données chez l’animal ainsi que l'expérience clinique chez les femmes enceintes doivent être prises en compte.
Il n’existe pas d’études adéquates et bien contrôlées concernant l’issue de la grossesse sous darunavir chez les femmes enceintes. Les études chez l’animal n’ont pas montré d’effets délétères directs sur la gestation, le développement embryonnaire ou fœtal, l’accouchement ou le développement postnatal (voir rubrique 5.3).
DARUNAVIR REDDY PHARMA co-administré avec une faible dose de ritonavir ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel.
Le traitement par darunavir/cobicistat 800/150 mg pendant la grossesse entraîne une faible exposition au darunavir (voir rubrique 5.2), ce qui peut s’accompagner d’un risque accru d’échec thérapeutique et d’un risque accru de transmission du VIH à l’enfant.
Le traitement par PREZISTA/cobicistat ne doit pas être instauré pendant la grossesse et les femmes ayant débuté une grossesse pendant un traitement par darunavir/cobicistat doivent changer de traitement (voir rubriques 4.2 et 4.4).
AllaitementPrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Allaitement
Le passage éventuel du darunavir dans le lait maternel humain n’est pas connu. Des études menées chez le rat ont montré que le darunavir était excrété dans le lait et à doses élevées (1 000 mg/kg/jour) entraînait une toxicité. En raison du risque de transmission du VIH et des effets indésirables possibles chez les nourrissons allaités, les mères recevant du darunavir doivent être informées qu’elles ne doivent allaiter en aucun cas.
Insuffisance rénaleContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
- colchicine lorsqu’elle est utilisée chez des patients atteints d’insuffisances rénale et/ou hépatique (voir rubrique 4.5)
PosologieRCP 4.2
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire avec darunavir/ritonavir chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
Insuffisance rénale
Aucune précaution particulière ni aucune adaptation posologique de darunavir/ritonavir n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale. Le darunavir et le ritonavir étant fortement liés aux protéines plasmatiques, il est peu probable qu’ils soient éliminés de façon significative lors d’une hémodialyse ou d’une dialyse péritonéale.
Par conséquent, aucune précaution particulière ni aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Le cobicistat diminue la clairance estimée de la créatinine du fait de l’inhibition de la sécrétion tubulaire de la créatinine. Ceci devra être pris en compte si le darunavir est administré avec le cobicistat chez les patients dont la clairance estimée de la créatinine est utilisée afin d’adapter la posologie des médicaments co-administrés (voir rubrique 4.2 et le RCP du cobicistat).
Les données disponibles ne permettent pas de déterminer si la co-administration du ténofovir disoproxil et du cobicistat est associée à un risque plus élevé d’effets indésirables rénaux par rapport aux traitements incluant le ténofovir disoproxil sans le cobicistat.
Insuffisance hépatiqueContre-indication citée
Contre-indicationsRCP 4.3
Patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh classe C).
PosologieRCP 4.2
Insuffisance hépatique
Le darunavir est métabolisé par voie hépatique. Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (Child-Pugh classe A) ou modérée (Child-Pugh classe B), cependant le darunavir doit être utilisé avec prudence chez ces patients. Aucune donnée pharmacocinétique n’est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
Une insuffisance hépatique sévère pourrait entraîner une augmentation de l’exposition au darunavir et une aggravation de son profil de tolérance. C’est pourquoi darunavir ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh classe C) (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
L’information disponible sur l’utilisation de darunavir chez les patients âgés de 65 ans ou plus étant limitée, darunavir doit être utilisé avec précaution chez les patients âgés chez lesquels la diminution de la fonction hépatique, les maladies concomitantes ou les traitements associés sont plus fréquents (voir rubriques 4.2 et 5.2).
La survenue d’une hépatite médicamenteuse (de type hépatite aigüe, hépatite cytolytique) a été rapportée avec darunavir. Au cours du programme de développement clinique de darunavir/ritonavir (N=3 063), une hépatite a été rapportée chez 0,5% des patients recevant un traitement par une association d’antirétroviraux incluant darunavir /ritonavir. Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique, y compris une hépatite chronique B ou C active présentent un risque plus élevé d'anomalies de la fonction hépatique incluant des effets indésirables hépatiques sévères et pouvant être fatals. En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral de l'hépatite B ou C, veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit de ces médicaments.
Des examens de laboratoire appropriés doivent être réalisés avant l’initiation du traitement par darunavir utilisé en association avec du cobicistat ou une faible dose de ritonavir et les patients doivent être surveillés pendant le traitement. Une surveillance accrue des taux sériques d’ASAT/ALAT doit être prévue, particulièrement au cours des premiers mois de traitement par darunavir utilisé en association avec du cobicistat ou une faible dose de ritonavir, chez les patients présentant une hépatite chronique sous-jacente, une cirrhose, ou chez les patients ayant une élévation des transaminases pré-existante avant le traitement.
En cas d’apparition ou d’aggravation des troubles de la fonction hépatique (incluant une élévation cliniquement significative des enzymes hépatiques et/ou des symptômes tels que fatigue, anorexie, nausées, ictère, urines foncées, sensibilité hépatique, hépatomégalie) chez les patients recevant darunavir utilisé en association avec du cobicistat ou une faible dose de ritonavir, l'interruption ou l'arrêt du traitement devront être rapidement envisagés.
Insuffisance hépatique
La sécurité d’emploi et l’efficacité du darunavir n’ont pas été établies chez les patients présentant des troubles hépatiques sous-jacents sévères. DARUNAVIR REDDY PHARMA est par conséquent contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
En raison d’une augmentation des concentrations plasmatiques de darunavir libre, darunavir doit être utilisé avec prudence chez ces patients ayant une insuffisance hépatique légère ou modérée (voir rubriques 4.2, 4.3 et 5.2).
ConduitePrécisions au RCP
Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7
Darunavir co-administré avec le cobicistat ou le ritonavir n’a aucun effet ou qu’un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, des cas de vertiges ont été rapportés chez certains patients recevant un traitement par darunavir co-administré avec le cobicistat ou une faible dose de ritonavir. Ceci doit être pris en compte pour l’évaluation de l’aptitude d’un patient à conduire des véhicules ou à utiliser des machines (voir rubrique 4.8).
Prescription et délivrance
Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.
Conditions de prescription et de délivrance
- prescription initiale hospitalière annuelle
- renouvellement non restreint
Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre
Remboursement
100 %taux de remboursement Assurance Maladie
Non agréé aux collectivités
Contre-indicationsRCP 4.3
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh classe C).
La co-administration avec l’un des médicaments suivants, en raison de la diminution attendue des concentrations plasmatiques du darunavir, du ritonavir et du cobicistat et du risque de perte de l’effet thérapeutique (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Ceci s’applique au darunavir boosté par le ritonavir ou par le cobicistat :
- L’association lopinavir/ritonavir (voir rubrique 4.5).
- Les inducteurs puissants du CYP3A : la rifampicine et les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum). La co-administration est susceptible de diminuer les concentrations plasmatiques du darunavir, du ritonavir et du cobicistat, ce qui peut entraîner une perte de l’effet therapeutique et un développement de résistance (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Ceci s’applique au darunavir boosté par le cobicistat et non par le ritonavir :
- Le darunavir boosté par le cobicistat est plus sensible à l’induction du CYP3A que le darunavir boosté par le ritonavir. L’utilisation concomitante avec des inducteurs puissants du CYP3A est contre-indiquée car ils peuvent diminuer l’exposition au cobicistat et au darunavir et entraîner une perte de l’effet thérapeutique. Les inducteurs puissants du CYP3A incluent par exemple, la carbamazépine, le phénobarbital et la phénytoïne (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Le darunavir, boosté par le ritonavir ou le cobicistat inhibe l’élimination des substances actives dont la clairance est fortement dépendante du CYP3A ce qui entraîne une augmentation de l’exposition au médicament co-administré.
Par conséquent, l’administration concomitante avec ces médicaments pour lesquels une augmentation des concentrations plasmatiques est associée à des effets indésirables graves et/ou pouvant mettre en jeu le pronostic vital est contre-indiquée (ceci s’applique au darunavir boosté soit par le ritonavir soit par le cobicistat). Ces substances actives incluent, par exemple :
- alfuzosine
- amiodarone, bépridil, dronédarone, ivabradine, quinidine, ranolazine
- astémizole, terfénadine
- colchicine lorsqu’elle est utilisée chez des patients atteints d’insuffisances rénale et/ou hépatique (voir rubrique 4.5)
- les dérivés de l’ergot de seigle (par exemple, dihydroergotamine, ergométrine, ergotamine, méthylergonovine)
- elbasvir / grazoprevir
- cisapride
- dapoxetine
- dompéridone
- naloxegol
- lurasidone, pimozide, quétiapine, sertindole (voir rubrique 4.5)
- triazolam, midazolam administré par voie orale (pour les précautions d’emploi concernant le midazolam administré par voie parentérale, voir rubrique 4.5)
- sildénafil - lorsqu’il est utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire, avanafil
- simvastatine, lovastatine et lomitapide (voir rubrique 4.5)
- dabigatran, ticagrélor (voir rubrique 4.5).
Composition
Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM
| Substance | Dosage | Référence du dosage | Élément |
|---|---|---|---|
| DARUNAVIRFraction thérapeutique | 400 mg | un comprimé | comprimé |
| DARUNAVIR PROPYLÈNE GLYCOLATE | comprimé |
La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).
Présentations et prix
Fichier des présentations · BDPM
-
1 flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) avec fermeture de sécurité enfant de 60 comprimé(s)
157,40 €prix public · 156,38 € hors honoraires 100 %
Autres spécialités de même substance
Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques
Classification ATC
Code ATC indiqué dans le RCP de la spécialité (rubrique 5.1)
- JANTI-INFECTIEUX (USAGE SYSTEMIQUE)
- J05ANTIVIRAUX A USAGE SYSTEMIQUE
- J05AANTIVIRAUX A ACTION DIRECTE
- J05AEINHIBITEURS DE PROTEASE
- J05AE10DARUNAVIR
Informations administratives
Fichier des spécialités · BDPM
- Code CIS
- 69873754
- Titulaire de l’AMM
- REDDY PHARMA
- Forme pharmaceutique
- comprimé pelliculé
- Voie d’administration
- orale
- Procédure
- Procédure décentralisée
- Autorisation
- Autorisation abrogée · 22/08/2018
- Commercialisation
- Non commercialisée
- Surveillance renforcée
- Non
Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.