PROPRANOLOL ARROW 40 mg, comprimé pelliculé sécable
Interactions médicamenteuses
RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026
Ce RCP ne classe pas ses interactions par niveau de contrainte. La rubrique 4.5 est reproduite telle quelle, avec ses protagonistes « + ».
Associations non recommandées
Les bêtabloquants et les antagonistes calciques ayant des effets inotropes négatifs (par exemple verapamil, diltiazem) ont des effets additifs sur la conduction auriculoventriculaire et le nœud sinusal, en particulier chez les patients présentant une fonction ventriculaire altérée et/ou des anomalies de conduction SA ou AV. Cela peut provoquer une hypotension grave et une bradycardie. Il convient d’éviter l’association avec le propranolol, en particulier chez les patients qui présentent une décompensation cardiaque.
L'utilisation concomitante d'agents sympathomimétiques, par exemple l'adrénaline, peut contrecarrer l'effet des bêta-bloquants. Des précautions doivent être prises lors de l'administration par voie parentérale de préparations contenant de l'adrénaline à des patients prenant des bêtabloquants car, dans de rares cas, une vasoconstriction, une hypertension et une bradycardie peuvent en résulter.
Bronchodilatateurs bêta-agonistes
Les bêtabloquants non cardiosélectifs s’opposant aux effets bronchodilatateurs des bronchodilatateurs bêta-agonistes, le propranolol est contre-indiqué chez les patients asthmatiques (voir rubrique 4.3).
Fingolimod
Potentialisation des effets bradycardisants avec possibilité d’issue fatale. Le traitement par fingolimod ne doit pas être instauré chez les patients recevant des bêtabloquants. En cas d’association, il est recommandé de procéder à une surveillance appropriée à l’instauration du traitement, au moins pendant la nuit.
Barbituriques
Les barbituriques diminuent les concentrations plasmatiques et les effets des bêtabloquants. Les barbituriques sont des inducteurs puissants des enzymes hépatiques, ce qui peut augmenter le métabolisme du propranolol.
Propafénone
La propafénone peut augmenter jusqu’à 100 % les concentrations plasmatiques de propranolol. Cet effet est probablement dû au fait que le propranolol est partiellement métabolisé par la même enzyme que la propafénone (CYP2D6). De plus, cette association n’est pas non plus recommandée en raison des effets inotropes négatifs de la propafénone.
Warfarine
Le propranolol peut diminuer la clairance et augmenter les concentrations plasmatiques de la warfarine.
Inhibiteurs de la MAO
L’utilisation concomitante des inhibiteurs de la MAO (à l’exception des inhibiteurs de la MAO-B) et des médicaments antihypertenseurs peut diminuer l’effet antihypertenseur et entraîner des réactions hypertensives.
Glycosides
Les digitaliques, en association avec les bêtabloquants, peuvent augmenter le temps de conduction auriculo-ventriculaire.
Associations à utiliser avec prudence, et pouvant nécessiter un ajustement posologique
Amiodarone
Quelques cas ont été rapportés, suggérant que les patients traités par l’amiodarone peuvent présenter une bradycardie sinusale sévère lorsqu’ils reçoivent un traitement concomitant par le propranolol. L’amiodarone a une demi-vie extrêmement longue (50 jours environ), ce qui signifie que les interactions peuvent se produire très longtemps après l’arrêt du traitement.
Médicaments antiarythmiques de Classe I (disopyramide, quinidine)
Les médicaments antiarythmiques de Classe I et les bêtabloquants ont des effets inotropes négatifs additifs qui peuvent provoquer une hypotension et des effets indésirables hémodynamiques graves chez les patients présentant une insuffisance de la fonction ventriculaire gauche.
Médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
Les médicaments anti-inflammatoires de type AINS s’opposent à l’effet antihypertenseur des bêtabloquants. Cet effet a été principalement étudié avec l’indométacine. Lors d’une étude portant sur le diclofénac, aucune interaction de ce type n’a été observée. Il n’y a pas de données pour les inhibiteurs de COX-2.
Cimétidine
La cimétidine augmente les concentrations plasmatiques du propranolol, probablement en inhibant son métabolisme de premier passage. L’administration orale peut comporter un risque de bradycardie.
Alcool
L’utilisation concomitante d’alcool peut augmenter les taux plasmatiques de propranolol.
Anesthésiques
L’utilisation concomitante des antagonistes bêta-adrénergiques et des anesthésiques peut atténuer la tachycardie réflexe et augmenter le risque d’hypotension (voir rubrique 4.4). En règle générale, il convient d’éviter l’arrêt brutal du traitement par bétabloquant. L’anesthésiste doit être informé lorsque le patient reçoit des antagonistes bêta-adrénergiques. Les agents anesthésiques provoquant une diminution du tonus cardiaque sont à éviter.
Epinéphrine (adrénaline)
Un certain nombre de cas d’hypertension et de bradycardie sévères ont été rapportés chez des patients traités par du propranolol et de l’épinéphrine. Ces observations cliniques ont été confirmées par des études menées chez des volontaires sains. Il a également été suggéré que l’administration intravasculaire d’épinéphrine peut déclencher ces réactions.
Fluvoxamine
La fluvoxamine inhibe le métabolisme oxydatif et augmente les concentrations plasmatiques de propranolol. Ceci peut entraîner une bradycardie sévère.
Antihypertenseurs d’action centrale (clonidine, moxonidine, méthyldopa)
L’utilisation concomitante de médicaments antihypertenseurs d’action centrale peut aggraver l’insuffisance cardiaque en raison d’une diminution du tonus sympathique central (ralentissement du rythme cardiaque et diminution du débit cardiaque, vasodilatation). L’arrêt brutal du traitement, en particulier s’il survient avant l’interruption des bêtabloquants, peut accroître le risque d’« hypertension de rebond ».
Si les deux traitements sont administrés de façon concomitante, le bétabloquant doit être arrêté plusieurs jours avant l’arrêt de la clonidine. Dans le cas où la clonidine est remplacée par un traitement bétabloquant, l’administration du bétabloquant doit intervenir plusieurs jours après l’arrêt de la clonidine.
Rifampicine
Le métabolisme du propranolol peut être augmenté par la rifampicine, un puissant inducteur des enzymes hépatiques.
Alpha-bloquants
L’utilisation concomitante avec les alpha-bloquants augmente le risque d’hypotension, en particulier d’hypotension orthostatique, de tachycardie et de palpitations.
Antagonistes calciques de type dihydropyridine (nifédipine)
L’utilisation concomitante peut accroître le risque d’hypotension et d’insuffisance cardiaque en cas d’insuffisance cardiaque latente.
Chlorpromazine
L’utilisation simultanée de chlorpromazine et de propranolol peut entraîner une augmentation significative des concentrations plasmatiques de ces deux médicaments, et par conséquent potentialiser leurs effets sur le rythme cardiaque et la pression artérielle ainsi qu’accroitre l’effet antipsychotique de la chlorpromazine et l’effet antihypertenseur du propranolol.
Lidocaïne
L’administration de propranolol pendant une perfusion de lidocaïne peut augmenter la concentration plasmatique de lidocaïne d’environ 30 %. Les patients qui reçoivent déjà du propranolol ont tendance à avoir des concentrations de lidocaïne plus élevées que les témoins. Cette association doit donc être évitée.
Médicaments antimigraineux
Lors d’un traitement concomitant avec le propranolol, celui-ci a inhibé le métabolisme de premier passage du rizatriptan, dont l’ASC augmente de 70 à 80 %. Une dose de 5 mg de rizatriptan est recommandée en cas d’association de ces deux traitements. L’administration simultanée d’ergotamine et de propranolol a entraîné des cas de réactions vasospastiques chez certains patients.
Théophylline
Le propranolol diminue la clairance métabolique de la théophylline d’environ 30 % à la posologie de 120 mg / jour, et de 50 % à des doses de 720 mg / jour.
Insuline et autres médicaments antidiabétiques oraux
L’utilisation concomitante peut dissimuler certains symptômes d’hypoglycémie (palpitations, tachycardie). Le propranolol peut prolonger la réponse hypoglycémique à l’insuline.
Tabac
La consommation de tabac peut diminuer les effets bénéfiques des bêtabloquants sur le rythme cardiaque et la pression artérielle.
Analyses en laboratoire
Interférence avec les analyses en laboratoire – Le propranolol semble interférer avec l’estimation de la bilirubine sérique par la méthode diazo et avec la détermination des catécholamines par des méthodes utilisant la fluorescence.
Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.
Restrictions
RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM
- Grossesse Précisions au RCP 4.6
- Allaitement Précisions au RCP 4.6
- Insuffisance rénale Précisions au RCP 4.2 · 4.4
- Insuffisance hépatique Précisions au RCP 4.2 · 4.4
- Conduite Précisions au RCP 4.7
Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.
GrossessePrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Grossesse
Comme pour tous les médicaments, le propranolol ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si son utilisation s’avère indispensable. Il n’y a pas de preuve d’un effet tératogène lié à l’utilisation du propranolol. Néanmoins, les bêtabloquants diminuent le débit sanguin placentaire pouvant entraîner la mort intra-utérine du fœtus et des accouchements prématurés. En outre, des effets indésirables (en particulier une hypoglycémie et une bradycardie chez le nouveau-né et une bradycardie chez le fœtus) peuvent survenir. Il existe un risque accru de complications cardiaques et pulmonaires du nouveau-né pendant la période post-natale.
AllaitementPrécisions au RCP
Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6
Allaitement
La plupart des médicaments antagonistes des récepteurs bêta-adrénergiques, en particulier les composés lipophiles, passent, de manière variable, dans le lait maternel. L’allaitement n’est donc pas recommandé après l’administration de ces composés.
Insuffisance rénalePrécisions au RCP
PosologieRCP 4.2
Insuffisance rénale
Les concentrations de propranolol peuvent augmenter chez les patients présentant une insuffisance rénale significative et sous hémodialyse. La prudence s’impose lors de l’instauration du traitement et de la sélection de la posologie initiale.
Comme avec les autres médicaments bloquant les récepteurs bêta-adrénergiques, le traitement ne doit pas être interrompu brutalement. Il doit être remplacé par un autre médicament bloquant les récepteurs bêta-adrénergiques à une posologie équivalente, ou bien l’arrêt du propranolol doit s’effectuer de manière progressive sur une période de 7 à 14 jours. Les patients doivent être surveillés pendant l’arrêt du traitement, en particulier les patients présentant une cardiopathie ischémique. Le rapport bénéfice/risque de l’arrêt du traitement doit être évalué pour chaque patient.
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
- peut masquer/modifier les signes annonciateurs d’une hypoglycémie (en particulier la tachycardie). Le propranolol peut occasionnellement entraîner une hypoglycémie, y compris chez les patients non diabétiques, par exemple les nouveau-nés, les nourrissons, les enfants, les personnes âgées, les patients sous hémodialyse, les patients souffrant d’une hépatopathie chronique et les patients avec un surdosage. Des hypoglycémies sévères associées à la prise de propranolol ont rarement conduit à des crises convulsives et/ou un coma. La prudence est recommandée chez les patients diabétiques qui reçoivent un traitement hypoglycémiant concomitant. Le propranolol peut prolonger la réponse hypoglycémique à l’insuline (voir rubrique 4.3) ;
Insuffisance hépatiquePrécisions au RCP
PosologieRCP 4.2
Insuffisance hépatique
La biodisponibilité du propranolol peut être augmentée chez les patients insuffisants hépatiques et il peut être nécessaire d’ajuster la posologie en conséquence. Chez les patients présentant une hépatopathie sévère (par exemple, une cirrhose), une faible posologie initiale est recommandée (ne dépassant pas 20 mg trois fois par jour) accompagnée d’une surveillance attentive de la réponse au traitement (telle que l’effet sur le rythme cardiaque).
Mises en garde et précautionsRCP 4.4
- peut masquer/modifier les signes annonciateurs d’une hypoglycémie (en particulier la tachycardie). Le propranolol peut occasionnellement entraîner une hypoglycémie, y compris chez les patients non diabétiques, par exemple les nouveau-nés, les nourrissons, les enfants, les personnes âgées, les patients sous hémodialyse, les patients souffrant d’une hépatopathie chronique et les patients avec un surdosage. Des hypoglycémies sévères associées à la prise de propranolol ont rarement conduit à des crises convulsives et/ou un coma. La prudence est recommandée chez les patients diabétiques qui reçoivent un traitement hypoglycémiant concomitant. Le propranolol peut prolonger la réponse hypoglycémique à l’insuline (voir rubrique 4.3) ;
Compte tenu que la demi-vie du propranolol peut être augmentée chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale significative, la prudence s’impose lors de l’instauration du traitement et de la sélection de la posologie initiale.
Le propranolol doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une cirrhose décompensée (voir rubrique 4.2). La fonction hépatique se détériore chez les patients présentant une hypertension portale et une encéphalopathie hépatique peut apparaître. Certains cas ont été rapportés, suggérant que le traitement par le propranolol peut accroître le risque d’apparition d’une encéphalopathie hépatique (voir rubrique 4.2).
ConduitePrécisions au RCP
Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7
Le propranolol n'a pas ou peu d’effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Il est à noter qu’une sensation vertigineuse ou une fatigue occasionnelle peuvent survenir.
Prescription et délivrance
Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.
Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.
Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre
Remboursement
65 %taux de remboursement Assurance Maladie
Agréé aux collectivités
Contre-indicationsRCP 4.3
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients listés dans la rubrique 6.1.
- Décompensation cardiaque non traitée de manière adéquate
- Maladie du sinus / bloc sino-auriculaire.
- Antécédents de bronchospasme ou d’asthme bronchique, bronchopneumopathie chronique obstructive.
- Acidose métabolique.
- Blocs auriculoventriculaires des second et troisième degrés.
- Prédisposition à l'hypoglycémie, par exemple après un jeûne prolongé ou en cas d'anomalie de réponse aux hypoglycémies.
- Choc cardiogénique.
- Phéochromocytome non traité.
- Bradycardie sévère.
- Hypotension artérielle sévère.
- Troubles artériels périphériques sévères.
- Angor de Prinzmetal.
Composition
Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM
| Substance | Dosage | Référence du dosage | Élément |
|---|---|---|---|
| CHLORHYDRATE DE PROPRANOLOL | 40 mg | un comprimé | comprimé |
La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).
Présentations et prix
Fichier des présentations · BDPM
-
plaquette(s) PVC-Aluminium de 50 comprimé(s)
2,67 €prix public · 1,65 € hors honoraires 65 %
Autres spécialités de même substance
Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques
Classification ATC
Correspondance du fichier MITM de la BDPM du 13/10/2026
- CSYSTEME CARDIO-VASCULAIRE
- C07BETABLOQUANTS
- C07ABETABLOQUANTS
- C07AABETABLOQUANTS, NON SELECTIFS
- C07AA05PROPRANOLOL
Informations administratives
Fichier des spécialités · BDPM
- Code CIS
- 63003440
- Titulaire de l’AMM
- ARROW GENERIQUES
- Forme pharmaceutique
- comprimé pelliculé sécable
- Voie d’administration
- orale
- Procédure
- Procédure décentralisée
- Autorisation
- Autorisation active · 18/07/2019
- Commercialisation
- Commercialisée
- Surveillance renforcée
- Non
Informations de sécurité
Informations importantes publiées par l’ANSM · BDPM
Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.