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Fiche médicament · FranceCIS 63485296 · BDPM 03.11.2026
Forme pharmaceutiquepoudre pour solution pour perfusion

ERYTHROCINE 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion

poudre pour solution pour perfusion · voie intraveineuse · AMDIPHARM

Liste des interactionsRCP · rubrique 4.5 18 contre-indiquées 21 déconseillées 35 précautions d’emploi 7 à prendre en compte RestrictionsContre-indications, populations, délivrance Grossesse : précisions au rcp (4.6). Allaitement : précisions au rcp (4.6). Insuffisance rénale : précisions au rcp (4.2 · 4.4). Insuffisance hépatique : précisions au rcp (4.2 · 4.4). Conduite : précisions au rcp (4.7). Liste I

Interactions médicamenteuses

RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026

Inhibiteurs puissants du CYP3A4

L’érythromycine est un inhibiteur du CYP3A4. Il possède la capacité d’inhiber fortement le cytochrome P450-3A4, une enzyme qui intervient dans le métabolisme de nombreux médicaments. Lorsque l’activité de cette enzyme est inhibée, elle n’est plus en mesure de métaboliser le médicament qui va alors s’accumuler. Si la marge thérapeutique de ce médicament est étroite et qu’il n'y a pas d’autre voie métabolique efficace, le risque d’observer une interaction cliniquement significative devient élevé.

Associations contre-indiquées 18

  • Alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine, méthylergométrine, méthysergide)

    Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités), ou de poussées hypertensives par diminution de l'élimination hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle.

  • Alfuzosine

    Risque d'augmentation des concentrations plasmatiques de l'alfuzosine et de ses effets indésirables.

  • Colchicine

    Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.

  • Dapoxétine

    Risque de majoration des effets indésirables notamment à type de vertiges ou de syncopes.

  • Dompéridone

    Augmentation des concentrations plasmatiques de la dompéridone métabolisée par le cytochrome

    P450-3A4 lors de l'administration d'érythromycine.

    Une surveillance appropriée doit être mise en place et la posologie devra être ajustée, si nécessaire

  • Dronédarone

    Augmentation importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme.

  • Eplérénone

    Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de l’éplérénone par l’inhibiteur et de ces effets indésirables, notamment l’hyperkaliémie.

  • Ivabradine

    Augmentation des concentrations plasmatiques de l’ivabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur).

  • Lomitapide

    L’administration concomitante d’érythromycine et de lomitapide est contre-indiquée en raison du potentiel d’augmentation significative des transaminases (voir rubrique 4.3).

  • Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

  • Mizolastine

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

  • Ombitasvir, Paritaprévir

    Augmentation des concentrations plasmatiques de la bithérapie par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur.

  • Pimozide

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

  • Quétiapine

    Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.

  • Ranolazine

    Augmentation des concentrations de ranolazine par diminution de son métabolisme par l'inhibiteur.

  • Simvastatine

    Risque majoré de d’effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l’hypocholestérolémiant).

  • Ticagrelor

    Augmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur

  • Dompéridone

    Augmentation des concentrations plasmatiques de la dompéridone métabolisée par le cytochrome P450 lors de l'administration d'érythromycine.

    Une surveillance appropriée doit être mise en place et la posologie devra être ajustée, si nécessaire.

Associations déconseillées 21

  • Alcaloïdes de l’ergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide)

    Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.

  • Apixaban

    Augmentation des concentrations plasmatiques de l’apixaban par l’inhibiteur, avec majoration du risque de saignement.

  • Bédaquiline

    Augmentation des concentrations plasmatiques de bédaquilline par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur.

    Si l’association est nécessaire, une surveillance ECG plus fréquente et une surveillance des transaminases sont recommandées.

  • Buspirone

    Augmentation des concentrations plasmatiques de l'anxiolytique par diminution de son métabolisme hépatique avec majoration importante de la sédation.

  • Carbamazépine

    Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son métabolisme hépatique.

    Il est possible d'utiliser d'autres macrolides (sauf spiramycine) dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant dans la maladie des Légionnaires, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence ; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine est souhaitable en milieu spécialisé.

  • Disopyramide

    Risque de majoration des effets indésirables du disopyramide : hypoglycémies sévères, allongement de l'intervalle QT et troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsade de pointes.

    Surveillance clinique, biologique et électrocardiographique régulière.

  • Ebastine (antihistaminique H1)

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment chez les sujets prédisposés (syndrome du QT long congénital).

  • Fésotérodine

    Augmentation des concentrations de fésotérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.

  • Fidaxomicine

    Augmentation des concentrations plasmatiques de la fidaxomicine.

  • Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus)

    Augmentation très importante des concentrations sanguines de l’immunodépresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

    En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.

  • Inhibiteurs des tyrosines kinases métabolisés : bosutinib et ibrutinib

    Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

    Si l’association avec l’ibrutinib ne peut être évitée, adaptation de la posologie d’ibrutinib ou interruption temporaire (environ 7 jours).

  • Irinotécan

    Risque de majoration des effets indésirables de l’irinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son métabolite actif.

  • Méthadone

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

  • Oxycodone

    Augmentation des concentrations plasmatiques de l’oxycodone.

    Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie d’oxycodone pendant la durée du traitement par l’inhibiteur enzymatique.

  • Régorafénib

    Augmentation des concentrations plasmatiques de régorafénib par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur

  • Riociguat

    Augmentation des concentrations plasmatiques de riociguat par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur

  • Rivaroxaban

    Augmentation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec majoration du risque de saignement.

  • Siméprévir

    Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de siméprévir par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur

  • Tamsulosine

    Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.

  • Théophylline et par extrapolation aminophylline

    Surdosage en théophylline (diminution de son élimination hépatique) plus particulièrement dangereux chez l'enfant.

    Il est possible d'utiliser les autres macrolides (sauf spiramycine) dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant, en cas de légionellose, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence ; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de théophylline est souhaitable en milieu spécialisé.

  • Toltérodine

    Augmentation des concentrations plasmatiques de toltérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi 35

  • Afatinib

    Augmentation des concentrations plasmatiques d’afatinib par augmentation de son absorption par l’érythromycine. Il est recommandé d’administrer l’érythromycine le plus à distance possible de l’afatinib, en respectant de préférence un intervalle de 6 heures ou de 12 heures par rapport à la prise d’afatinib.

  • Alfentanil

    Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

    Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par l'érythromycine.

  • Anagrélide

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

  • Antagonistes des canaux calciques

    Majoration des effets indésirables de l'antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension notamment chez le sujet âgé.

    Surveillance clinique et adaptation de la posologie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

  • Antivitamines K

    Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique. Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

  • Atorvastatine

    Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (par diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant). Utiliser des doses plus faibles d'hypocholestérolémiant. Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.

  • Azithromycine

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

  • Bêta-bloquants dans l’insuffisance cardiaque

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique.

  • Bortézomib

    Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortézomib par diminution de son métabolisme.

    Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortézomib pendant la durée du traitement par l’inhibiteur enzymatique.

  • Bradycardisants

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique.

  • Carbazitaxel

    Risque de majoration des effets indésirables dose dépendants du carbazitaxel par inhibition de son métabolisme par l'inhibiteur enzymatique.

    Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du carbazitaxel pendant le traitement par l'inhibiteur enzymatique.

  • Ciprofloxacine

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

  • Clarithromycine

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

  • Daclatasvir

    Augmentation des concentrations de daclatasvir par l’inhibiteur.

    La dose de daclatasvir doit être diminuée à 30 mg 1 fois par jour en cas de co-administration avec l’inhibiteur.

  • Darifénacine

    Augmentation des concentrations de darifénacine, avec risque de majoration de ses effets indésirables.

    Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de darifénacine.

  • Digoxine

    Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption.

    Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

  • Docétaxel

    Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par l’inhibiteur enzymatique.

    Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique

  • Fentanyl

    Augmentation de l’effet dépresseur respiratoire de l’analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

    Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.

  • Glibenclamide et glimépiride

    Risque d’hypoglycémie par augmentation de l’absorption et des concentrations plasmatiques de l’antidiabétique.

    Prévenir le patient, renforcer l’autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant pendant le traitement par érythromycine.

  • Hypokaliémiants

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

  • Inhibiteurs de la phosphodiésterase de type 5

    Augmentation des concentrations plasmatiques de l’inhibiteur de la PDE 5 avec risque d’hypotension.

    Débuter le traitement par l’inhibiteur de la PDE5 à la dose minimale en cas d'association avec l'un de ces médicaments.

  • Inhibiteurs des tyrosines kinases autre que le bosutinib et l’ibrutinib (cf associations déconseillées) et le vandétanib (pas d’associations à considérer)

    Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme. Surveillance clinique.

  • Ivacaftor

    Augmentation importante des concentrations d’ivacaftor, avec risques de majoration des effets indésirables.

    Réduire la dose du quart, soit 150 mg 1 jour sur 2.

  • Lévofloxacine

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

  • Maraviroc

    Augmentation des concentrations de maraviroc par l’inhibiteur.

    La dose de maraviroc doit être diminuée à 150 mg deux fois par jour en cas de co-administration avec cet inhibiteur.

  • Midazolam

    Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation, notamment chez l'enfant.

    Surveillance clinique et réduction de la posologie du midazolam pendant le traitement par érythromycine.

  • Norfloxacine

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

  • Ondansétron

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

  • Pravastatine

    Augmentation de la concentration plasmatique de la pravastatine par l’érythromycine.

    Surveillance clinique et biologique pendant le traitement par l’antibiotique.

  • Quinine

    Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles neurosensoriels (cinchonisme).

    Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt.

  • Roxithromycine

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

  • Solifénacine

    Augmentation des concentrations de solifénacine, avec risques de surdosage.

    Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de solifénacine.

  • Sufentanil

    Augmentation de l’effet dépresseur respiratoire de l’analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

    Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.

  • Vérapamil

    Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par l'érythromycine.

    Surveillance clinique et ECG ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

  • Vinca-alcaloïdes cytotoxiques

    Risque de majoration de la toxicité de l’antimitotique par diminution de son métabolisme hépatite par l’érythromycine. Surveillance clinique et biologique étroite. Eventuellement, utiliser un autre antibiotique.

Associations à prendre en compte 7

  • Dexaméthasone

    Augmentation des concentrations plasmatiques de la dexaméthasone par diminution de son métabolisme hépatique par l’érythromycine, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde.

  • Idélalisib

    Augmentation des concentrations plasmatiques d’idélalisib par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur.

  • Substrats à risque du CYP3A4

    Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

  • Venlafaxine

    Augmentation des concentrations plasmatiques de venlafaxine avec risque de surdosage.

  • Zolpiclone et zolpidem

    Légère augmentation des effets sédatifs de ces médicaments.

  • Corticoïdes

    Des précautions doivent être prises en cas d’utilisation concomitante d’érythromycine et de corticoïdes systémiques et inhalés qui sont principalement métabolisés par le CYP3A en raison d’une augmentation potentielle d’exposition systémique aux corticoïdes. En cas d’utilisation concomitante, les patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter d’éventuels effets indésirables systémiques liés à l’utilisation de corticoïdes.

  • Hydroxychloroquine et chloroquine

    L’érythromycine doit être utilisée avec précaution chez les patients prenant ces médicaments, connus pour prolonger l’intervalle QT, en raison du potentiel d’induction d’arythmie cardiaque et d’évènements indésirables cardiovasculaires graves.

Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.

Autres informations de la rubrique 4.5

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR

Des effets anticoagulants accrus ont été signalés lorsque l’érythromycine et des anticoagulants oraux (par exemple, la warfarine, le rivaroxaban) sont utilisés. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

Niveaux de contrainte : définitions
Contre-indication
Caractère absolu : l’association ne doit pas être réalisée.
Association déconseillée
À éviter le plus souvent, sauf après examen approfondi du rapport bénéfice/risque ; impose une surveillance étroite.
Précaution d’emploi
Association possible en respectant les recommandations du RCP (adaptation posologique, surveillance clinique, biologique, ECG…).
À prendre en compte
Risque d’interaction, le plus souvent une addition d’effets indésirables, sans recommandation pratique : l’opportunité de l’association est à évaluer.

Résumé des définitions publiées par l’ANSM (mode d’utilisation du Thésaurus des interactions médicamenteuses — nouvelle fenêtre). Le classement affiché est celui du RCP de cette spécialité.

Restrictions

RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM

Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.

GrossessePrécisions au RCP

Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6

Grossesse

En raison du bénéfice attendu l'utilisation de l'érythromycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin.

Les études épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformations congénitales majeures dû à l’utilisation de macrolides, y compris l’érythromycine, pendant la grossesse fournissent des résultats divergents. Certaines études observationnelles chez l’homme ont révélé des malformations cardiovasculaires à la suite d’une exposition en début de grossesse à des médicaments contenant de l’érythromycine.

Il a été signalé que l’érythromycine traverse la barrière placentaire de la femme enceinte, cependant la concentration plasmatique dans le fœtus est généralement faible.

Il a été rapporté qu’une exposition maternelle à des antibiotiques de la famille des macrolides dans les dix jours précédant l’accouchement peut être associée à un risque plus élevé que la moyenne de sténose pylorique hypertrophique (SHP).

L’érythromycine ne doit être utilisée chez les femmes enceintes qu’en cas de réelle nécessité.

AllaitementPrécisions au RCP

Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6

Allaitement

L'érythromycine passe dans le lait maternel ; une diarrhée, de l'irritabilité ont pu être observées chez l'enfant allaité. En conséquence, par mesure de précaution il convient d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.

Insuffisance rénalePrécisions au RCP

PosologieRCP 4.2

Patients insuffisants rénaux

En cas d’insuffisance rénale modérée à sévère (d’une créatinémie de 2,0 mg/dL à une insuffisance rénale avec anurie), la dose maximale journalière chez l’adolescent de plus de 14 ans et chez l’adulte (de poids corporel supérieur à 50 kg) est de 2 g d’érythromycine par jour. L’érythromycine n’est pas hémodialysable. Chez les patients dialysés, une dose supplémentaire n’est donc pas nécessaire.

Mises en garde et précautionsRCP 4.4

En cas d'insuffisance rénale sévère, le risque d'hypoacousie transitoire due à l'augmentation de la demi-vie d'élimination doit faire envisager une réduction des posologies, notamment en cas de traitement prolongé.

Insuffisance hépatiquePrécisions au RCP

PosologieRCP 4.2

Patients insuffisants hépatiques

Des précautions doivent être prises lors de l’administration d’érythromycine chez le patient insuffisant hépatique (voir rubrique 4.4).

Mises en garde et précautionsRCP 4.4

En cas d'insuffisance hépatique, l'administration d'érythromycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.

ConduitePrécisions au RCP

Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7

Sans objet.

Prescription et délivrance

Liste I

Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.

Conditions de prescription et de délivrance

  • réservé à l'usage HOSPITALIER

Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre

Remboursement

Aucun taux de remboursement indiqué pour les présentations de cette spécialité.

Agréé aux collectivités

Prix par présentation ↓

Contre-indicationsRCP 4.3

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :

  • Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
  • Hypersensibilité aux autres macrolides
  • L’érythromycine ne doit pas être administrée aux patients ayant des antécédents d’allongement de l’intervalle QT (allongement de l’intervalle QT congénital ou acquis) ou d’arythmie cardiaque ventriculaire, notamment des torsades de pointe (voir rubriques 4.4 et 4.5)
  • L’érythromycine ne doit pas être administrée aux patients présentant des troubles électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie en raison du risque d’allongement de l’intervalle QT).
  • En association avec :
  • les alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteur : dihydroergotamine, ergotamine, méthylergométrine, méthysergide
  • l'alfuzosine
  • la colchicine
  • la dapoxétine
  • la dompéridone
  • la dronédarone
  • l’éplérénone
  • l’ivabradine
  • le lomitapide
  • la mizolastine
  • l’ombitasvir, le paritaprévir
  • le pimozide
  • la quétiapine
  • la ranolazine
  • la simvastatine
  • le ticagrelor
  • les médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes
  • la dompéridone

(Voir rubrique 4.5)

Composition

Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM

SubstanceDosageRéférence du dosageÉlément
ÉRYTHROMYCINEFraction thérapeutique0,5 gun flaconpoudre
LACTOBIONATE D'ÉRYTHROMYCINEpoudre

La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).

Présentations et prix

Fichier des présentations · BDPM

  • 1 flacon(s) en verre de 0,5 g

    CIP13 3400955751885Déclaration de commercialisationAgréé collectivités

    Prix non renseigné

Autres spécialités de même substance

Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques

Classification ATC

Correspondance du fichier MITM de la BDPM du 13/10/2026

  1. JANTI-INFECTIEUX (USAGE SYSTEMIQUE)
  2. J01ANTIBACTERIENS A USAGE SYSTEMIQUE
  3. J01FMACROLIDES, LINCOSAMIDES ET STREPTOGRAMINES
  4. J01FAMACROLIDES
  5. J01FA01ERYTHROMYCINE
Voir les 7 spécialités de la classe J01FA01

Informations administratives

Fichier des spécialités · BDPM

Code CIS
63485296
Titulaire de l’AMM
AMDIPHARM
Forme pharmaceutique
poudre pour solution pour perfusion
Voie d’administration
intraveineuse
Procédure
Procédure nationale
Autorisation
Autorisation active · 03/03/1992
Commercialisation
Commercialisée
Surveillance renforcée
Non

Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.

Sources et périmètre du catalogue

Les médicaments référencés sont ceux de la base publique française. Les correspondances ATC proviennent du fichier des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur : elles couvrent 12 583 spécialités sur 15 845. L’absence d’un médicament dans une classe ne signifie pas qu’il n’existe pas ou qu’il n’est pas disponible.

Interactions, restrictions et contre-indications : texte des rubriques 4.2 à 4.7 du résumé des caractéristiques du produit (RCP) publié dans la base de données publique des médicaments, mise à jour du 03/11/2026, consultée le 04/11/2026. Le texte est repris sans modification ; seuls son découpage par niveau de contrainte et le repérage des passages sont automatiques. Conditions de prescription et de délivrance, prix, remboursement et informations de sécurité : fichiers téléchargeables de la BDPM (Licence ouverte). Le RCP, la notice et les informations de sécurité peuvent évoluer entre deux mises à jour : la fiche officielle fait référence.

Catalogue consulté le 04/11/2026. Les libellés de la nomenclature CNAM ne couvrent pas tous les codes récents. Les informations et la disponibilité peuvent évoluer : consultez le RCP et la notice officiels avant toute décision. La présence dans une même classe ATC ne constitue pas une règle de substitution.

Outil d’aide à la décision destiné aux professionnels de santé. Ne se substitue pas au jugement clinique. Medicalcul est un service indépendant, sans caution de l’ANSM, de la HAS ou de l’Assurance Maladie.