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Questionnaire validé O.R.L. · Sommeil

Questionnaire de Berlin — risque d'apnées du sommeil

Dépistage du syndrome d'apnées obstructives du sommeil · risque élevé dès deux catégories positives

Règle

3 catégories indépendantes
Risque élevé si ≥ 2 positives

Questionnaire de Berlin : dépistage du risque de syndrome d'apnées obstructives du sommeil en trois catégories — ronflement, somnolence diurne, hypertension ou obésité. Risque élevé dès deux catégories positives.

Source · NETZER · 1999 · PMID 10507956 ↗

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Questionnaire

10
01 · Ronflement et apnées observées ≥ 2 réponses Ces réponses supposent le témoignage d'un proche : un patient dormant seul sous-déclare presque toujours son ronflement et ses apnées.
Vous ronflez
Le ronflement est plus fort que la voix parlée
Vous ronflez au moins 3 à 4 nuits par semaine
Votre ronflement gêne votre entourage
On a observé des pauses respiratoires pendant votre sommeil
02 · Somnolence diurne ≥ 2 réponses La fatigue est comptée quand elle survient au moins 3 à 4 fois par semaine.
Vous vous sentez fatigué au réveil, au moins 3 à 4 fois par semaine
Vous vous sentez fatigué dans la journée, au moins 3 à 4 fois par semaine
Il vous est arrivé de vous endormir au volant
03 · Terrain l'un des deux suffit Cette catégorie est positive dès qu'un seul des deux éléments est présent.
Vous avez une hypertension artérielle
Votre indice de masse corporelle dépasse 30
BERLIN · LIVE
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Catégories positives
/ 3
0123
FaibleFaibleÉlevé
Interprétation

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AVERTISSEMENT CONTEXTUEL

Méthode · 01

Trois catégories, pas un score

Le Berlin ne s'additionne pas. Chaque catégorie est jugée séparément — ronflement et apnées, somnolence diurne, terrain — puis on compte combien sont positives. Un patient qui coche les cinq questions sur le ronflement mais rien d'autre reste à risque faible : une seule catégorie est positive. C'est voulu, car le ronflement isolé est banal ; c'est son association à la somnolence ou au terrain qui oriente vers le syndrome d'apnées.

Cat. 1 : ≥ 2 réponses positives
Cat. 2 : ≥ 2 réponses positives
Cat. 3 : HTA ou IMC > 30
Risque élevé
≥ 2 / 3
Validé en
soins
primaires
Diagnostic
polygraphie
ou PSG

Pourquoi utiliser ce score ?

Le syndrome d'apnées obstructives du sommeil reste largement sous-diagnostiqué, alors qu'il majore le risque cardiovasculaire et accidentel. Le questionnaire de Berlin a été conçu pour la médecine de premier recours : il trie en trois catégories cliniques, sans mesure ni matériel, et identifie les patients chez qui une exploration du sommeil est justifiée. Il ne pose aucun diagnostic — seule la polygraphie ou la polysomnographie le fait — mais il évite de passer à côté d'un patient qui ronfle, s'endort en journée et fait de l'hypertension.

Limites & Pièges cliniques 4
C'est un dépistage, pas un diagnostic

Un risque élevé impose une exploration du sommeil. À l'inverse, un risque faible n'élimine pas la maladie : la sensibilité du questionnaire est imparfaite, en particulier chez la femme et le sujet non obèse.

Dépend du témoignage de l'entourage

Les apnées et l'intensité du ronflement sont mal perçues par le patient lui-même. Un patient dormant seul sous-déclare presque toujours : l'absence de témoin abaisse artificiellement la catégorie 1.

Moins performant en population générale

Le questionnaire a été validé en soins primaires. Ses performances sont plus faibles dans les populations sélectionnées (préopératoire, cohortes chirurgicales), où le STOP-BANG est souvent préféré.

La somnolence au volant impose une conduite immédiate

Un endormissement au volant justifie une mise en garde explicite et une exploration rapide, quel que soit le résultat global du questionnaire.

Référence

Netzer NC, Stoohs RA, Netzer CM, Clark K, Strohl KP. Using the Berlin Questionnaire to identify patients at risk for the sleep apnea syndrome. Ann Intern Med. 1999;131(7):485-491

Validation initiale en médecine de premier recours contre polysomnographie. Outil de dépistage : sa valeur prédictive dépend fortement de la prévalence dans la population testée.

Niveau de preuve
Référence publiée NETZER · 1999
Interprétation des résultats 2
Faible Risque faible 0 – 1 catégorie Moins de deux catégories positives : risque faible de syndrome d'apnées obstructives du sommeil. Réévaluer si les symptômes évoluent ou si l'entourage rapporte des apnées.
Élevé Risque élevé ≥ 2 catégories Deux catégories positives ou plus : risque élevé. Une exploration du sommeil — polygraphie ventilatoire ou polysomnographie — est justifiée.

Conduite à tenir

  1. 1 Risque élevé : adresser pour une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie.
  2. 2 Rechercher les comorbidités associées : hypertension résistante, fibrillation atriale, diabète de type 2, surpoids.
  3. 3 En cas de somnolence au volant, mettre en garde explicitement sur la conduite et accélérer la prise en charge.
  4. 4 Risque faible mais symptômes persistants : réévaluer, la sensibilité du questionnaire est imparfaite, notamment chez la femme.
  5. 5 Aborder la réduction pondérale, la position de sommeil et la consommation d'alcool le soir, qui aggravent les apnées.
Questions fréquentes 4
Comment s'interprète le questionnaire de Berlin ?
Il comporte trois catégories : ronflement et apnées observées, somnolence diurne, et hypertension ou indice de masse corporelle supérieur à 30. Le risque est considéré comme élevé dès que deux catégories sur trois sont positives.
Un risque élevé signifie-t-il que j'ai une apnée du sommeil ?
Non. C'est un outil de dépistage : il indique qu'une exploration du sommeil est justifiée. Seule une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie permet de poser le diagnostic et d'en mesurer la sévérité.
Quelle différence avec le STOP-BANG ?
Le STOP-BANG a été développé pour le contexte préopératoire et se cote en huit items binaires. Le Berlin a été validé en médecine de premier recours et raisonne par catégories. Les deux sont des outils de dépistage, pas de diagnostic.
Que faire en cas de somnolence au volant ?
Elle impose une mise en garde immédiate sur la conduite et une exploration rapide, indépendamment du résultat global du questionnaire.
Publié le
Dernière révision
Validation Formule sourcée — révision médicale en cours
Source Netzer NC, Stoohs RA, Netzer CM, Clark K, Strohl KP
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