Questionnaire de Berlin — risque d'apnées du sommeil
Dépistage du syndrome d'apnées obstructives du sommeil · risque élevé dès deux catégories positives
3 catégories indépendantes
Risque élevé si ≥ 2 positives
Questionnaire de Berlin : dépistage du risque de syndrome d'apnées obstructives du sommeil en trois catégories — ronflement, somnolence diurne, hypertension ou obésité. Risque élevé dès deux catégories positives.
Source · NETZER · 1999 · PMID 10507956 ↗
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Trois catégories, pas un score
Le Berlin ne s'additionne pas. Chaque catégorie est jugée séparément — ronflement et apnées, somnolence diurne, terrain — puis on compte combien sont positives. Un patient qui coche les cinq questions sur le ronflement mais rien d'autre reste à risque faible : une seule catégorie est positive. C'est voulu, car le ronflement isolé est banal ; c'est son association à la somnolence ou au terrain qui oriente vers le syndrome d'apnées.
Cat. 2 : ≥ 2 réponses positives
Cat. 3 : HTA ou IMC > 30
primaires
ou PSG
Pourquoi utiliser ce score ?
Le syndrome d'apnées obstructives du sommeil reste largement sous-diagnostiqué, alors qu'il majore le risque cardiovasculaire et accidentel. Le questionnaire de Berlin a été conçu pour la médecine de premier recours : il trie en trois catégories cliniques, sans mesure ni matériel, et identifie les patients chez qui une exploration du sommeil est justifiée. Il ne pose aucun diagnostic — seule la polygraphie ou la polysomnographie le fait — mais il évite de passer à côté d'un patient qui ronfle, s'endort en journée et fait de l'hypertension.
Un risque élevé impose une exploration du sommeil. À l'inverse, un risque faible n'élimine pas la maladie : la sensibilité du questionnaire est imparfaite, en particulier chez la femme et le sujet non obèse.
Les apnées et l'intensité du ronflement sont mal perçues par le patient lui-même. Un patient dormant seul sous-déclare presque toujours : l'absence de témoin abaisse artificiellement la catégorie 1.
Le questionnaire a été validé en soins primaires. Ses performances sont plus faibles dans les populations sélectionnées (préopératoire, cohortes chirurgicales), où le STOP-BANG est souvent préféré.
Un endormissement au volant justifie une mise en garde explicite et une exploration rapide, quel que soit le résultat global du questionnaire.
Netzer NC, Stoohs RA, Netzer CM, Clark K, Strohl KP. Using the Berlin Questionnaire to identify patients at risk for the sleep apnea syndrome. Ann Intern Med. 1999;131(7):485-491
Validation initiale en médecine de premier recours contre polysomnographie. Outil de dépistage : sa valeur prédictive dépend fortement de la prévalence dans la population testée.
Comment s'interprète le questionnaire de Berlin ?
Un risque élevé signifie-t-il que j'ai une apnée du sommeil ?
Quelle différence avec le STOP-BANG ?
Que faire en cas de somnolence au volant ?
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