Score validé Pneumologie · Sommeil

Échelle de somnolence d'Epworth

Mesure de la somnolence diurne excessive · probabilité de s'assoupir dans 8 situations quotidiennes

Référence princeps

Johns MW.
Sleep. 1991;14(6):540–545.

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Situations

8
0 / 24

Quelle est votre probabilité de vous assoupir (et non simplement de vous sentir fatigué) dans chacune de ces situations de la vie courante ?

01 · Assis en train de lire 0 – 3
02 · En train de regarder la télévision 0 – 3
03 · Assis, inactif, dans un lieu public (théâtre, réunion) 0 – 3
04 · Passager d'une voiture roulant sans arrêt pendant une heure 0 – 3
05 · Allongé pour se reposer l'après-midi quand les circonstances le permettent 0 – 3
06 · Assis en train de parler avec quelqu'un 0 – 3
07 · Assis au calme après un déjeuner sans alcool 0 – 3
08 · Au volant d'une voiture immobilisée quelques minutes dans un embouteillage 0 – 3
EPWORTH · LIVE
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Score d'Epworth
/ 24
011151824
NormalLégèreModéréeSévère
Interprétation

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Méthode · 01

Somme des 8 situations

Chaque situation est cotée de 0 (aucune chance de s'assoupir) à 3 (forte chance). Le total (0 à 24) mesure la somnolence diurne ; un score > 10 traduit une somnolence diurne excessive à explorer.

Epworth = Σ 8 situations
(0 – 3 chacune)
Seuil
≤ 10 normal
> 10 SDE
Sévérité
11–14 légère
15–17 modérée
18–24 sévère
Usage
dépistage
SAOS

Pourquoi utiliser ce score ?

L'échelle d'Epworth quantifie la somnolence diurne ressentie au quotidien, indépendamment de la fatigue. C'est l'outil de dépistage de référence devant une suspicion de somnolence diurne excessive, notamment le syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS), mais aussi la narcolepsie, le syndrome des jambes sans repos ou une dette chronique de sommeil. Simple, auto-administré et reproductible, il aide à décider d'une exploration du sommeil et à suivre l'effet d'un traitement (ex. PPC).

Limites & Pièges cliniques 4
Mesure subjective

L'Epworth reflète la perception du patient : il peut être sous-estimé (déni, habituation) ou influencé par l'humeur. Un score normal n'élimine pas un SAOS.

Somnolence ≠ fatigue

Bien faire préciser la probabilité de s'ASSOUPIR, et non la simple sensation de fatigue : la confusion entre les deux fausse le score.

Ne diagnostique pas la cause

L'Epworth dépiste la somnolence, il n'en identifie pas la cause. Un score élevé impose une exploration (polysomnographie ou polygraphie ventilatoire).

Enjeu de sécurité

Une somnolence diurne excessive expose à un risque accru d'accident (volant, travail). Informer le patient et aborder l'aptitude à la conduite.

Référence

Johns MW. A new method for measuring daytime sleepiness: the Epworth sleepiness scale. Sleep. 1991;14(6):540-545

Échelle décrite par Johns (Sleep 1991), validée en français et largement utilisée dans le dépistage du SAOS. Seuil usuel de somnolence diurne excessive : > 10.

Niveau d'evidence
Référence publiée Johns MW
Interprétation des résultats 4
Normal Somnolence normale 0 – 10 Somnolence diurne dans les limites de la normale. Pas d'argument pour une somnolence excessive ; rester guidé par la clinique.
Légère Somnolence excessive légère 11 – 14 Somnolence diurne excessive légère. Rechercher une cause (dette de sommeil, SAOS, médicaments) ; avis spécialisé si elle persiste.
Modérée Somnolence excessive modérée 15 – 17 Somnolence diurne excessive modérée. Exploration du sommeil recommandée ; prudence pour la conduite.
Sévère Somnolence excessive sévère 18 – 24 Somnolence diurne excessive sévère. Exploration du sommeil sans délai ; risque accru au volant et au travail — informer le patient.

Conduite à tenir

  1. 1 Score > 10 : rechercher un SAOS (ronflement, apnées, surpoids, HTA) et orienter vers une exploration du sommeil.
  2. 2 Polygraphie ventilatoire ou polysomnographie selon la probabilité clinique.
  3. 3 Aborder le risque au volant / au travail et l'aptitude à la conduite.
  4. 4 Réévaluer l'Epworth après traitement (ex. PPC) pour suivre l'efficacité.
Questions fréquentes 4
Comment se calcule le score d'Epworth ?
Pour 8 situations de la vie courante, le patient cote de 0 (aucune chance de s'assoupir) à 3 (forte chance) sa probabilité de s'endormir. La somme va de 0 à 24.
À partir de quel score parle-t-on de somnolence excessive ?
Un score supérieur à 10 traduit une somnolence diurne excessive. Schématiquement : 11–14 légère, 15–17 modérée, 18–24 sévère.
Un score d'Epworth normal exclut-il une apnée du sommeil ?
Non. L'Epworth est un dépistage subjectif : un score normal n'élimine pas un SAOS. Si la clinique est évocatrice, une exploration du sommeil reste indiquée.
Quelle différence entre somnolence et fatigue ?
La somnolence est la tendance à s'endormir ; la fatigue est une sensation d'épuisement sans forcément s'endormir. L'Epworth mesure la somnolence — bien le préciser au patient.
Publié le
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Validation Formule sourcée — révision médicale en cours
Source Johns MW