Index de pression systolique cheville-bras (IPS)
Dépistage de l'AOMI · un IPS par jambe, rapporté à la plus haute des deux pressions humérales · AOMI si ≤ 0,90
Aboyans V, Criqui MH, et al. (AHA)
Circulation. 2012;126(24):2890–2909.
PMID 23159553
Index de pression systolique cheville-bras (IPS) : rapport entre la pression systolique à la cheville et la pression humérale la plus élevée. Un IPS ≤ 0,90 signe une artériopathie oblitérante des membres inférieurs ; un IPS > 1,40 traduit des artères incompressibles.
Source · ABOYANS · 2012 · PMID 23159553 ↗
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Un IPS par jambe, un seul dénominateur
Pour chaque jambe, on divise la plus haute pression mesurée à la cheville (tibiale postérieure ou pédieuse) par la plus haute des deux pressions humérales — et non par celle du bras homolatéral : une sténose sous-clavière abaisserait la pression d'un côté et fausserait le calcul.
Le piège : chez le diabétique et l'insuffisant rénal, la médiacalcose rend les artères incompressibles. La pression à la cheville est alors surestimée et l'IPS peut paraître normal, voire élevé, malgré une artériopathie sévère. Au-delà de 1,40, l'IPS n'est plus interprétable.
÷ PAS bras (max)
≤ 0,90 AOMI
1,00–1,40 normal
→ index orteil-bras
(claudication)
Pourquoi utiliser ce score ?
L'IPS est le test de première intention de l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs : simple, non invasif, réalisable au cabinet avec un brassard et un doppler de poche. Il dépiste l'AOMI chez les patients asymptomatiques — la majorité d'entre eux — et c'est aussi un puissant marqueur de risque cardiovasculaire global : un IPS bas prédit les événements coronariens et cérébrovasculaires, indépendamment des autres facteurs de risque.
La médiacalcose rend les artères incompressibles : la pression à la cheville est surestimée et l'IPS peut être normal, voire élevé, malgré une AOMI sévère. Un IPS > 1,40 est ininterprétable — recourir à l'index orteil-bras ou à l'écho-doppler.
Le dénominateur est la plus haute des deux pressions humérales, pas celle du bras homolatéral. Une différence de plus de 15 mmHg entre les deux bras évoque d'ailleurs une sténose sous-clavière.
L'IPS se calcule séparément à droite et à gauche, en retenant pour chaque jambe la plus haute des pressions mesurées (tibiale postérieure ou pédieuse). C'est le membre le plus atteint qui fait la gravité.
Devant une claudication typique avec un IPS normal au repos, un IPS après effort peut démasquer l'artériopathie : la chute de pression n'apparaît qu'à l'exercice.
Aboyans V, Criqui MH, Abraham P, et al. Measurement and interpretation of the ankle-brachial index: a scientific statement from the American Heart Association. Circulation. 2012;126(24):2890-2909
Méthode de mesure et seuils d'interprétation de la déclaration scientifique de l'American Heart Association (Aboyans et al., Circulation 2012 — PMID 23159553) : IPS = pression systolique la plus élevée à la cheville (tibiale postérieure ou pédieuse) du membre considéré, divisée par la plus élevée des deux pressions humérales. Seuils : > 1,40 artères incompressibles ; 1,00–1,40 normal ; 0,91–0,99 limite ; 0,41–0,90 AOMI légère à modérée ; ≤ 0,40 AOMI sévère.
Comment se calcule l'index de pression systolique cheville-bras ?
Quelle valeur d'IPS signe une artériopathie ?
Que signifie un IPS supérieur à 1,40 ?
Pourquoi prendre la pression humérale la plus élevée des deux bras ?
Un IPS normal élimine-t-il l'artériopathie ?
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