IPSS — score international des symptômes prostatiques
Retentissement des symptômes du bas appareil urinaire · 7 questions, plus la qualité de vie cotée à part
Léger 0–7 · Modéré 8–19
Sévère 20–35
Score IPSS : retentissement des symptômes du bas appareil urinaire liés à l'hypertrophie bénigne de prostate. Sept questions cotées de 0 à 5, total de 0 à 35, plus une question de qualité de vie.
Source · BARRY · 1992 · PMID 1279218 ↗
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Sept questions, et une huitième qui ne compte pas
L'hypertrophie de prostate ne se traite pas sur la taille de la glande mais sur la gêne qu'elle provoque. Les sept premières questions chiffrent cette gêne de 0 à 35. La huitième, sur la qualité de vie, est cotée séparément — l'additionner produirait un score sur 41 qui n'existe pas. Elle est pourtant souvent décisive : deux patients au même total peuvent vivre leurs symptômes très différemment, et c'est ce vécu qui emporte la décision de traiter.
Qualité de vie : à part, 0 à 6
Pourquoi utiliser ce score ?
L'hypertrophie bénigne de prostate ne se traite pas sur la taille de la glande mais sur la gêne qu'elle provoque : un gros adénome peu symptomatique relève de la surveillance, un petit très symptomatique justifie un traitement. L'IPSS chiffre cette gêne en sept questions et permet de suivre l'effet d'un traitement dans le temps. La question de qualité de vie, cotée à part, pèse souvent autant que le score lui-même dans la décision : c'est elle qui traduit ce que le patient est prêt à supporter.
L'IPSS mesure des symptômes, il ne dit pas leur cause. Infection urinaire, vessie neurologique, sténose de l'urètre, cancer de prostate ou diabète donnent les mêmes plaintes. Le bilan étiologique reste indispensable.
Les sept questions décrivent des symptômes du bas appareil urinaire que la femme peut présenter aussi. Le score a été validé chez l'homme dans le cadre de l'hypertrophie bénigne de prostate : l'utiliser ailleurs n'a pas la même valeur.
La huitième question, de 0 à 6, n'entre PAS dans le total sur 35. Elle s'interprète à côté : un score modéré très mal vécu peut justifier un traitement qu'un score sévère bien toléré ne justifie pas.
Hématurie, rétention aiguë, douleur, infections répétées ou insuffisance rénale sortent du cadre de l'IPSS et imposent un avis urologique sans attendre.
Barry MJ, Fowler FJ Jr, O'Leary MP, et al. The American Urological Association symptom index for benign prostatic hyperplasia. J Urol. 1992;148(5):1549-1557
Index de l'American Urological Association, repris internationalement sous le nom d'IPSS avec l'ajout de la question de qualité de vie. Outil de mesure du retentissement, non diagnostique.
Comment se calcule le score IPSS ?
Que signifie mon score ?
La question de qualité de vie compte-t-elle dans le score ?
Un score élevé signifie-t-il un cancer de la prostate ?
À quelle fréquence refaire le score ?
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