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Fiche médicament · FranceCIS 66302120 · BDPM 03.11.2026
Forme pharmaceutiquecollyre en suspension

TOBRADEX, collyre en suspension

collyre en suspension · voie ophtalmique · NOVARTIS PHARMA

Liste des interactionsRCP · rubrique 4.5 1 contre-indiquées 3 déconseillées 10 précautions d’emploi 8 à prendre en compte RestrictionsContre-indications, populations, délivrance Grossesse : précisions au rcp (4.6). Allaitement : « déconseillé » au rcp (4.6). Insuffisance rénale : aucun passage repéré. Insuffisance hépatique : aucun passage repéré. Conduite : précisions au rcp (4.7). Liste I

Interactions médicamenteuses

RCP · rubrique 4.5 · BDPM du 03/11/2026

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.

Bien que les quantités de dexaméthasone et de tobramycine passant dans la circulation systémique soient faibles après instillation oculaire, il convient de tenir compte des interactions observées avec la dexaméthasone et la tobramycine par voie générale.

1- LIEES A LA DEXAMETHASONE

1- LIEES A LA DEXAMETHASONE

Associations déconseillées 1

  • Médicaments donnant des torsades de pointes

    Astémizole, bépridil, érythromycine IV, halofantrine, pentamidine, sparfloxacine, sultopride, terfénadine, vincamine.

    Torsades de pointes (l’hypokaliémie est un facteur favorisant de même que la bradycardie et un espace QT long préexistant).

    Utiliser des substances ne présentant pas l’inconvénient d’entraîner des torsades de pointe en cas d’hypokaliémie.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi 8

  • Acide acétylsalicylique par voie générale et par extrapolation autres salicylés

    Diminution de la salicylémie pendant le traitement par les corticoïdes et risque de surdosage salicylé après son arrêt, par augmentation de l’élimination des salicylés par les corticoïdes.

    Adapter les doses de salicylés pendant l’association et après l’arrêt du traitement par les corticoïdes.

  • Antiarythmiques donnant des torsades de pointes

    Amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol.

    Torsades de pointes (l’hypokaliémie est un facteur favorisant de même que la bradycardie et un espace QT long préexistant).

    Prévenir l’hypokaliémie, la corriger si besoin ; surveiller l’espace QT. En cas de torsade, ne pas administrer d’antiarythmique (entraînement électrosystolique).

  • Autres hypokaliémiants (diurétiques hypokaliémiants seuls ou associés, laxatifs stimulants, amphotéricine B IV)

    Risque accru d’hypokaliémie par effet additif.

    Surveiller la kaliémie, la corriger si besoin surtout en cas de thérapeutique digitalique.

  • Digitaliques

    Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.

    Surveiller la kaliémie, la corriger si besoin et éventuellement ECG.

  • Héparines par voie parentérale

    Aggravation par l’héparine du risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.

    L’association doit être justifiée, renforcer la surveillance.

  • Insuline, metformine, sulfamides hypoglycémiants

    Elévation de la glycémie avec parfois cétose (diminution de la tolérance aux glucides par les corticoïdes). Prévenir le patient et renforcer l’autosurveillance sanguine et urinaire, surtout en début de traitement. Adapter éventuellement la posologie de l’antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.

  • Isoniazide (décrit pour la prednisolone)

    Diminution des taux plasmatiques de l’isoniazide. Mécanisme invoqué : augmentation du métabolisme hépatique de l’isoniazide et diminution de celui des glucocorticoïdes. Surveillance clinique et biologique.

  • Topiques gastro-intestinaux : sels, oxydes et hydroxydes de magnésium, aluminium et calcium (décrit pour la prednisolone, la dexaméthasone).

    Diminution de l’absorption digestive des glucocorticoïdes.

    Prendre les topiques gastro-intestinaux à distance des glucocorticoïdes (plus de 2 heures si possible).

Associations à prendre en compte 4

  • Antihypertenseurs

    Diminution de l’effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

  • Interféron alpha

    Risque d’inhibition de l’action de l’interféron.

  • Praziquantel

    Diminution possible des concentrations plasmatiques de praziquantel.

  • Antirétroviraux

    Chez les patients traités avec le ritonavir, les concentrations plasmatiques de dexaméthasone peuvent être augmentées (voir rubrique 4.4).

    Des inhibiteurs du CYP3A4 (incluant le ritonavir et le cobicistat) peuvent diminuer la clairance de la dexaméthasone ce qui entraîne une augmentation des effets et une inhibition de la fonction surrénalienne/un syndrome de Cushing. L’association doit être évitée, sauf si le bénéfice est supérieur au risque accru d’effets secondaires systémiques des corticoïdes, auquel cas les patients doivent être surveillés pour les effets sytémiques des corticoïdes.

2- LIEES A LA TOBRAMYCINE

Associations contre-indiquées 1

  • Aminosides

    Risque accru de néphrotoxicité et d’ototoxicité en cas d’administration simultanée.

Associations déconseillées 2

  • Polymyxines (voie parentérale)

    Addition des effets néphrotoxiques.

    Si l’association ne peut être évitée, surveillance stricte avec une justification bactériologique indiscutable.

  • Toxine botulique

    Risque d’augmentation des effets de la toxine botulique avec les aminosides (par extrapolation à partir des effets observés au cours du botulisme).

    Utiliser un autre antibiotique.

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi 2

  • Céfalotine

    L’augmentation de la néphrotoxicité des aminosides par la céfalotine est discutée.

    Surveillance de la fonction rénale.

  • Diurétiques de l’anse : bumétanide, furosémide

    Augmentation des risques néphrotoxiques et ototoxiques des aminosides (insuffisance rénale fonctionnelle liée à la déshydratation entraînée par le diurétique).

    Association possible, sous surveillance de l’état d’hydratation, des fonctions rénales et cochléo-vestibulaires et éventuellement des concentrations plasmatiques de l’aminoside.

Associations à prendre en compte 4

  • Aminosides

    Risque accru de néphrotoxicité et d’ototoxicité en cas d’administration successive, risque d'ototoxicité cumulative (voie locale ou voie générale).

  • Amphotéricine B

    Risque accru de néphrotoxicité.

  • Ciclosporine, tacrolimus

    Augmentation de la créatininémie plus importante que sous immunodépresseur seul (synergie des effets néphrotoxiques des deux substances).

  • Organoplatines : carboplatine (à doses élevées), cisplatine, oxaliplatine (par extrapolation)

    Addition des effets néphrotoxiques et ototoxiques, notamment en cas d’insuffisance rénale préalable.

Aucun passage de la rubrique 4.5 ne correspond. Les classes (« antivitamines K », « AINS »…) peuvent être citées sans le nom de chaque substance.

Autres informations de la rubrique 4.5

Problèmes particuliers du déséquilibre de l’INR

De nombreux cas d’augmentation de l’activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l’âge et l’état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l’INR. Cependant, certaines classes d’antibiotiques sont davantage impliquées : il s’agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

Niveaux de contrainte : définitions
Contre-indication
Caractère absolu : l’association ne doit pas être réalisée.
Association déconseillée
À éviter le plus souvent, sauf après examen approfondi du rapport bénéfice/risque ; impose une surveillance étroite.
Précaution d’emploi
Association possible en respectant les recommandations du RCP (adaptation posologique, surveillance clinique, biologique, ECG…).
À prendre en compte
Risque d’interaction, le plus souvent une addition d’effets indésirables, sans recommandation pratique : l’opportunité de l’association est à évaluer.

Résumé des définitions publiées par l’ANSM (mode d’utilisation du Thésaurus des interactions médicamenteuses — nouvelle fenêtre). Le classement affiché est celui du RCP de cette spécialité.

Restrictions

RCP · rubriques 4.2 à 4.7 · conditions de prescription, de délivrance et de remboursement de la BDPM

Passages du RCP repérés automatiquement et reproduits mot pour mot ; la couleur reprend les termes du RCP (« contre-indiqué », « déconseillé »), sans autre interprétation. Un passage non repéré ne signifie pas une absence de risque : le RCP complet fait référence.

GrossessePrécisions au RCP

Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6

Grossesse

Il n'y a peu ou pas de données sur l'utilisation topique oculaire de la tobramycine ou de la dexaméthasone chez la femme enceinte. La tobramycine traverse le placenta après administration intraveineuse chez des femmes enceintes. En clinique, quelques cas d’atteinte cochléo-vestibulaire ont été décrits avec certains aminosides. L’utilisation prolongée ou répétée de corticoïdes par voie systémique pendant la grossesse a été associée à un risque accru de retard de croissance intra-utérine et d’insuffisance surrénale néonatale. Les nourrissons nés de mères ayant reçu des doses importantes de corticoïdes pendant leur grossesse doivent faire l'objet d'une surveillance attentive pour déceler tout signe d'hypoadrénalisme (voir rubrique 4.4).

Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). TOBRADEX n’est pas recommandé pendant la grossesse.

Allaitement« Déconseillé » au RCP

« Déconseillé » dans la rubrique 4.6RCP 4.6

En conséquence, en cas de prescription de ce médicament, l’allaitement est déconseillé.

Fertilité, grossesse et allaitementRCP 4.6

Allaitement

La tobramycine est excrétée dans le lait maternel après administration par voie systémique.

On ignore si la tobramycine ou la dexaméthasone sont excrétées dans le lait maternel.

Le passage des aminosides dans le lait maternel est mal connu mais probablement faible. L’absorption de ces substances par le tractus digestif du nouveau-né est considérée comme négligeable. Leur présence dans l’intestin du nouveau-né peut provoquer une destruction de la flore digestive et entraîner la survenue de candidoses ou de diarrhées. De plus, l'oto-néphrotoxicité des aminosides constitue un risque potentiel supplémentaire.

En conséquence, en cas de prescription de ce médicament, l’allaitement est déconseillé.

ConduitePrécisions au RCP

Aptitude à conduire et à utiliser des machinesRCP 4.7

TOBRADEX n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Néanmoins, une vision floue provisoire ou d'autres troubles visuels peuvent survenir et affecter l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. En cas de vision floue survenant lors de l'instillation, le patient doit attendre que sa vision redevienne normale avant de conduire un véhicule ou d'utiliser une machine.

Prescription et délivrance

Liste I

Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.

Aucune autre condition de prescription ou de délivrance indiquée.

Définitions : glossaire de la BDPM — nouvelle fenêtre

Remboursement

30 %taux de remboursement Assurance Maladie

Agréé aux collectivités

Prix par présentation ↓

Contre-indicationsRCP 4.3
  • Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
  • Kératites dues à Herpes simplex,
  • Maladies fongiques des structures oculaires,
  • Infections mycobactériennes oculaires ou infections oculaires parasitaires non traitées,
  • Infection de la cornée ou de la conjonctive due au virus de la vaccine, varicelle, ou à d’autres virus.

Composition

Substances actives et fractions thérapeutiques · BDPM

SubstanceDosageRéférence du dosageÉlément
DEXAMÉTHASONE0,10 g100 mlcollyre
TOBRAMYCINE0,30 g100 mlcollyre

La composition décrit le produit, elle ne constitue pas une posologie. Les excipients figurent dans le RCP (rubrique 6.1).

Présentations et prix

Fichier des présentations · BDPM

  • 1 flacon(s) polyéthylène de 5 ml avec embout compte-gouttes

    CIP13 3400934429972Déclaration de commercialisationAgréé collectivités

    3,33 €prix public · 2,31 € hors honoraires 30 %

Autres spécialités de même substance

Composition BDPM · princeps d’après le répertoire des génériques

Classification ATC

Code ATC indiqué dans le RCP de la spécialité (rubrique 5.1)

  1. SORGANES SENSORIELS
  2. S01MEDICAMENTS OPHTALMOLOGIQUES
  3. S01CANTIINFLAMMATOIRES ET ANTIINFECTIEUX EN ASSOCIATION
  4. S01CACORTICOIDES ET ANTIINFECTIEUX EN ASSOCIATION
  5. S01CA01DEXAMETHASONE ET ANTIINFECTIEUX
Voir les 14 spécialités de la classe S01CA01

Informations administratives

Fichier des spécialités · BDPM

Code CIS
66302120
Titulaire de l’AMM
NOVARTIS PHARMA
Forme pharmaceutique
collyre en suspension
Voie d’administration
ophtalmique
Procédure
Procédure nationale
Autorisation
Autorisation active · 25/09/1997
Commercialisation
Commercialisée
Surveillance renforcée
Non

Le RCP et la notice officiels font référence : ils peuvent avoir évolué depuis la dernière mise à jour de cette fiche.

Sources et périmètre du catalogue

Les médicaments référencés sont ceux de la base publique française. Les correspondances ATC proviennent du fichier des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur : elles couvrent 12 583 spécialités sur 15 845. L’absence d’un médicament dans une classe ne signifie pas qu’il n’existe pas ou qu’il n’est pas disponible.

Interactions, restrictions et contre-indications : texte des rubriques 4.2 à 4.7 du résumé des caractéristiques du produit (RCP) publié dans la base de données publique des médicaments, mise à jour du 03/11/2026, consultée le 04/11/2026. Le texte est repris sans modification ; seuls son découpage par niveau de contrainte et le repérage des passages sont automatiques. Conditions de prescription et de délivrance, prix, remboursement et informations de sécurité : fichiers téléchargeables de la BDPM (Licence ouverte). Le RCP, la notice et les informations de sécurité peuvent évoluer entre deux mises à jour : la fiche officielle fait référence.

Catalogue consulté le 04/11/2026. Les libellés de la nomenclature CNAM ne couvrent pas tous les codes récents. Les informations et la disponibilité peuvent évoluer : consultez le RCP et la notice officiels avant toute décision. La présence dans une même classe ATC ne constitue pas une règle de substitution.

Outil d’aide à la décision destiné aux professionnels de santé. Ne se substitue pas au jugement clinique. Medicalcul est un service indépendant, sans caution de l’ANSM, de la HAS ou de l’Assurance Maladie.