Stades de l'hypothermie accidentelle (classification suisse)
Classer sur le terrain sans thermomètre central · puis confronter à la température quand elle est mesurée
T < 28 °C · arythmie ventriculaire
PAS < 90 mmHg · arrêt cardiaque
Stades de l'hypothermie accidentelle (HT I à IV) selon la conscience, le frisson, les signes vitaux et la température centrale, avec les critères de transfert en centre ECLS.
Source · PAAL · 2016 · PMID 27633781 ↗
Corriger les valeurs hors plage
—
AFFICHER LE CALCUL DÉTAILLÉ
—
Studio sonore, 1 sur 5
Classer sans thermomètre, décider avec
Sur le terrain, une température centrale fiable est rarement disponible. La classification suisse permet de classer l'hypothermie sur la conscience, le frisson et les signes vitaux, et indique la température correspondante quand elle est connue. Elle reste un outil de triage : la clinique et la température ne concordent pas toujours, et une mesure centrale fiable fixe la sévérité. L'enjeu majeur est d'identifier les patients à risque d'arrêt cardiaque — température inférieure à 28 °C, arythmie ventriculaire, pression systolique sous 90 mmHg — pour les adresser d'emblée à un centre disposant d'une assistance circulatoire extracorporelle.
HT II · conscience altérée · < 32–28 °C
HT III · inconscient · < 28 °C
HT IV · signes vitaux absents
Pourquoi utiliser ce score ?
Sur le terrain, la température centrale est rarement disponible et souvent mal mesurée. La classification suisse permet de classer l'hypothermie sur la conscience, le frisson et les signes vitaux, puis de confronter ce stade à la température quand elle est mesurée. Son intérêt majeur est d'identifier tôt les patients à risque d'arrêt cardiaque — température inférieure à 28 °C, arythmie ventriculaire, pression systolique sous 90 mmHg — pour les adresser directement à un centre disposant d'une assistance circulatoire extracorporelle.
Peau et sites exposés ne reflètent pas la température centrale et ne doivent pas être utilisés ; la température buccale et les thermomètres tympaniques infrarouges sont inexacts dans le froid. Préférer l'œsophagienne chez le patient intubé, l'épitympanique si la circulation est spontanée.
Le frisson et la conscience peuvent être altérés par un traumatisme, une atteinte neurologique, un toxique ou des sédatifs indépendamment de la température. Une mesure centrale fiable fixe la sévérité.
Le risque d'arrêt augmente sous 32 °C, mais un arrêt n'est probablement pas dû à la seule hypothermie tant que la température dépasse 28 °C : chercher une autre cause.
Après la soustraction au froid, la redistribution de chaleur entraîne une baisse supplémentaire de la température centrale (afterdrop), d'environ 0,5 à 1 °C pendant un réchauffement peu invasif.
Une manipulation douce, sans mouvement brusque, est indispensable, surtout chez le patient qui n'est pas en arrêt. Garder la victime à l'horizontale à la sortie de l'eau.
Paal P, Gordon L, Strapazzon G, et al. Accidental hypothermia-an update: The content of this review is endorsed by the International Commission for Mountain Emergency Medicine (ICAR MEDCOM). Scand J Trauma Resusc Emerg Med. 2016;24(1):111
Revue validée par la commission médicale internationale de secours en montagne (ICAR MEDCOM), en texte intégral libre (PMC5025630). Son tableau 1 reprend la classification suisse HT I à IV ; les critères de transfert vers un centre d'ECLS (température < 28 °C, arythmie ventriculaire, PAS < 90 mmHg, arrêt cardiaque), les règles de mesure de la température, l'afterdrop et la plus basse température de réanimation réussie (13,7 °C) proviennent du même texte.
Quels sont les stades de l'hypothermie ?
Peut-on classer une hypothermie sans thermomètre ?
Quand adresser un patient hypotherme à un centre d'ECLS ?
Comment mesurer la température d'un patient hypotherme ?
Qu'est-ce que l'afterdrop ?
Vous êtes médecin ? Relisez ce calculateur.
Medicalcul est développé par un ingénieur, à partir des publications d'origine — jamais de mémoire. La formule de ce score, ses seuils et son interprétation sont sourcés, mais un regard clinique vaut mieux qu'une référence bien recopiée.
Si vous exercez en urgences, relisez-le. Cela prend quelques minutes. Votre nom, votre titre et un lien vers votre profil apparaîtront sur cette page — et dans les données structurées lues par les moteurs de recherche.