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Score validé Dermatologie · Prévention de l'escarre

Échelle de Norton — risque d'escarre

5 items, de 5 à 20 points. Attention : plus le score est BAS, plus le risque est ÉLEVÉ.

Référence princeps

Norton D, McLaren R, Exton-Smith AN.
An Investigation of Geriatric Nursing Problems in Hospital.
Londres, 1962. Ouvrage — sans PMID

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Items

5
— / 20
Cette échelle marche à l'envers

Un score BAS signale un risque ÉLEVÉ. Un patient à 10 est en grand danger ; un patient à 22 ne l'est pas. C'est la source d'erreur numéro un.

01 · État physique général 1 – 4
02 · État mental 1 – 4
03 · Activité 1 – 4
04 · Mobilité 1 – 4
05 · Incontinence 1 – 4
NORTON · LIVE
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Score de Norton
/ 20
5121420
Interprétation

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AVERTISSEMENT CONTEXTUEL

Méthode · 01

La première échelle jamais construite — et la plus grossière

En 1962, Doreen Norton cherche à comprendre pourquoi certains patients âgés développent des escarres et d'autres non. Elle isole cinq facteurs : l'état général, l'état mental, l'activité, la mobilité et l'incontinence. C'est la première échelle de risque d'escarre de l'histoire.

Mais il lui manque deux facteurs majeurs. Norton ne cote ni la nutrition — un patient dénutri ne cicatrise pas — ni le cisaillement, ces forces qui arrachent les tissus profonds quand le patient glisse dans son lit. C'est exactement ce que Bergstrom et Braden ont ajouté en 1987.

Norton reste utilisée pour sa rapidité : cinq items, une minute. Mais chez un patient de réanimation ou de chirurgie lourde, préférez Braden.

5 items additionnés

chacun  1 → 4

Total   5 → 20

≤ 14 = à risque
≤ 12
risque
élevé
13 – 14
à
risque
15 – 20
risque
faible

Pourquoi utiliser ce score ?

Repérer en une minute le patient à risque d'escarre. Plus rapide que Braden, mais aussi plus grossière : elle ignore la nutrition et le cisaillement, deux facteurs majeurs.

Limites & Pièges cliniques 3
Le score marche À L'ENVERS

Un score BAS signale un risque ÉLEVÉ. C'est contre-intuitif, et c'est la première cause d'erreur.

Elle ignore la nutrition

Norton ne cote ni l'état nutritionnel ni les forces de cisaillement — deux déterminants majeurs de l'escarre. C'est précisément ce que Braden a ajouté en 1987.

Datée de 1962

Construite sur des patients gériatriques hospitalisés, à une époque où les supports de prévention n'existaient pas. Sa validité chez le patient de réanimation ou de chirurgie est plus faible.

Référence

Norton D, McLaren R, Exton-Smith AN. An Investigation of Geriatric Nursing Problems in Hospital. Londres : National Corporation for the Care of Old People ; 1962.

Publication princeps sous forme d'ouvrage, antérieure à l'indexation PubMed : le PMID est volontairement absent. Première échelle de risque d'escarre jamais construite ; largement supplantée par Braden, qui intègre nutrition et cisaillement.

Niveau d'evidence
Formule de référence NORTON · 1962
Interprétation des résultats 3
Risque élevé ≤ 12 Risque élevé d'escarre. Prévention active : support adapté, repositionnement programmé, protection des points d'appui, bilan nutritionnel — que Norton ne cote pas.
Risque 13 – 14 Patient à risque. Mettre en place la prévention et réévaluer régulièrement.
Risque faible 15 – 20 Risque faible au moment de l'évaluation. Norton étant grossière, un score rassurant n'annule ni l'inspection cutanée quotidienne ni l'évaluation nutritionnelle.

Conduite à tenir

  1. 1 Score ≤ 14 : mettre en place la prévention — support adapté, repositionnement, protection des talons.
  2. 2 Compléter par une évaluation NUTRITIONNELLE : Norton ne la cote pas, alors qu'elle pèse lourd.
  3. 3 Inspecter chaque jour les points d'appui : sacrum, talons, trochanters.
  4. 4 Chez un patient de réanimation ou de chirurgie, préférer l'échelle de Braden.
  5. 5 Refaire le score à chaque changement d'état.
Questions fréquentes 4
À partir de quel score de Norton parle-t-on de risque ?
Un score de 14 ou moins fait considérer le patient à risque d'escarre ; à 12 ou moins, le risque est élevé. Comme pour Braden, plus le score est bas, plus le risque est grand.
Norton ou Braden ?
Braden est plus complète : elle ajoute la nutrition et les forces de cisaillement, deux facteurs majeurs que Norton ignore complètement. Norton reste utilisée pour sa rapidité — cinq items, une minute.
Pourquoi le score n'a-t-il pas de PMID ?
Parce que la publication d'origine est un ouvrage de 1962, antérieur à l'indexation PubMed. Nous préférons l'écrire que d'inventer une référence.
L'échelle est-elle valable en réanimation ?
Mal. Elle a été construite sur des patients gériatriques hospitalisés en 1962. Chez le patient de réanimation ou de chirurgie lourde, sa valeur prédictive est faible — préférez Braden.
Publié le
Dernière révision
Validation Formule sourcée — révision médicale en cours
Source Norton D, McLaren R, Exton-Smith AN
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