Classification de Killip — gravité de l'infarctus du myocarde
Gravité de l'infarctus sur le seul examen clinique · 4 classes · variable du score GRACE
Killip T, Kimball JT.
Am J Cardiol. 1967;20(4):457–464.
PMID 6059183
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Quatre classes, un stéthoscope
La classe se détermine au lit du patient, sans imagerie ni biologie. Sa valeur pronostique reste remarquable près de soixante ans après sa description — elle est d'ailleurs l'une des variables du score GRACE.
Attention aux chiffres de mortalité. Ceux de la série princeps (6 % en classe I, jusqu'à 81 % en classe IV) datent de 1967, avant la reperfusion. À l'ère de l'angioplastie primaire, la mortalité est nettement plus basse — de l'ordre de 35 % en classe IV dans les registres contemporains.
(I → IV)
III 38 % · IV 81 %
IV ≈ 35 %
PAS l'OAP
Pourquoi utiliser ce score ?
Décrite en 1967, la classification de Killip garde une valeur pronostique remarquable : elle prédit la mortalité hospitalière et à long terme de l'infarctus à partir du seul examen clinique, sans imagerie ni biologie. Elle s'obtient au lit du patient en quelques secondes — auscultation pulmonaire, recherche d'un galop et de signes droits, pression artérielle, signes de vasoconstriction périphérique — et pèse dans la décision d'orientation. Elle est d'ailleurs l'une des variables du score GRACE.
La classification stratifie la gravité d'un infarctus du myocarde. Elle ne s'applique pas à une insuffisance cardiaque ou à un œdème pulmonaire d'une autre cause — l'erreur d'usage la plus fréquente.
Les taux princeps (6 % en classe I à 81 % en classe IV) datent d'avant la reperfusion. À l'ère de l'angioplastie primaire, la mortalité est nettement plus basse — de l'ordre de 35 % en classe IV dans les registres modernes. Ne pas annoncer les chiffres de 1967 comme un pronostic actuel.
Crépitants et galop B3 sont d'interprétation variable d'un examinateur à l'autre. Une classe II est la plus discutable ; en cas de doute, s'aider de l'imagerie et du BNP sans pour autant modifier la cotation.
La classe peut s'aggraver dans les heures qui suivent l'admission : la réévaluer, notamment après remplissage ou reperfusion.
Killip T 3rd, Kimball JT. Treatment of myocardial infarction in a coronary care unit. A two year experience with 250 patients. Am J Cardiol. 1967;20(4):457-464
Classification décrite par Killip et Kimball sur 250 patients (Am J Cardiol 1967 — PMID 6059183), avec une mortalité hospitalière de 6 % (classe I), 17 % (II), 38 % (III) et 81 % (IV). Ces taux sont antérieurs à l'ère de la reperfusion : les registres contemporains rapportent une mortalité nettement inférieure, de l'ordre de 35 % en classe IV. La classe de Killip est l'une des variables du score GRACE.
Comment se détermine la classe de Killip ?
Quelle mortalité selon la classe de Killip ?
La classification de Killip s'applique-t-elle à l'œdème pulmonaire ?
Quel rapport entre Killip et le score GRACE ?
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